Julien Courbet et son équipe de négociateurs sont habitués à traiter des cas difficiles dans des ambiances souvent tendues dans "Ça peut vous arriver", diffusé conjointement sur M6 et RTL. Mais ils ont été confrontés à un cas particulièrement corsé mardi 28 avril. En plateau, l'animateur recevait Arthur, un particulier vivant à Pithiviers et miné par un conflit de voisinage : le mur mitoyen séparant sa propriété de celle de son voisin avait été partiellement détruit par celui-ci, qui refuse, depuis un an, d'engager à ses frais des travaux pour le reconstruire.
Comme de coutume, Julien Courbet a tenté de joindre le fameux voisin pour entendre sa version des faits dans ce dossier. Après un premier appel infructueux, l'animateur tombe sur la femme du concerné... qui lui passe son fils, visiblement exaspéré. "Je m’en bats les co**lles de qui t’es !", crie ce dernier au téléphone après que Julien Courbet se soit présenté. "Je suis en train d’arriver, je m’habille, j’arrive, ajoute-t-il menaçant. Arrêtez de m’appeler, arrêtez de me casser les couilles !". Pour régler ce dossier épineux, un envoyé spécial de "Ça peut vous arriver" avait été envoyé sur place. Après l'appel orageux de Julien Courbet, c'est donc lui qui a pris la relève, depuis Pithiviers. Joint en ligne par l'émission, on l'entend discuter avec le voisin, qui lui affirme attendre le passage d'un expert des sols pour entamer la rénovation du mur. Le journaliste lui demande ensuite le nom de l'artisan qui a travaillé sur le mur avant de préciser à Julien Courbet que le dialogue se durcit : "Ça commence à chauffer". "Allez, partez Pascal, c’est ridicule. Partez très rapidement, c’est de la folie", lui lance alors l'animateur, qui entend dans le combiné l'ambiance se détériorer.
Quelques minutes plus tard, Stan Vignon, le rédacteur en chef de l'émission, donne quelques nouvelles de Pascal Normand. "Il n'est pas encore revenu [sur RTL]. Il m'a appelé très rapidement, 30 secondes, pour me dire que ça chauffait vraiment. C'est compliqué d'établir un dialogue en ce moment donc Pascal va être obligé de partir, il commence à y avoir des menaces. D'ailleurs on a pu le vivre hors antenne avec notre ami Arthur. J'ai l'impression qu'aucun dialogue censé et paisible n'est possible ce matin avec ces gens-là." Peu après, Stan Vignon précise que le journaliste s'est réfugié dans un bar, d'où il a pu "s'exfiltrer" après quelques minutes. "Il a eu bien peur. Il est en train de s'éloigner gentiment. Il fait quelques kilomètres, il se met bien à l'abri."
En fin d'émission, Julien Courbet a enfin pu joindre Pascal Normand, remis de ses émotions. "Tout va mieux ! C'est vrai que pendant une trentaine de minutes je n'en menais pas large. Tout s'est détérioré, l'ambiance notamment, au moment où le fils est arrivé dans la discussion [...], a relaté l'envoyé spécial. Dès qu'il est arrivé c'est parti en cacahuètes, il m'a couru après dans la rue. Je suis allé me réfugier dans un bar à une cinquantaine de mètres en contrebas et après j'ai eu la famille : le père, la mère, le frère, les cousins... une petite dizaine [de personnes]. Je suis resté dans le bar gentiment, il me posait des questions le fils, 'Qu'est-ce que vous faites-là ?', 'Pourquoi vous êtes-là ?', et à chaque fois que j'essayais de discuter avec lui il n'y avait pas moyen d'échanger plus." Pascal Normand assure également avoir craint pour sa sécurité : "Je répète ses propos : 'Je vais vous en mettre une, j'en ai rien à f**tre d'aller en prison'. Il était très menaçant."

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