Mike Flanagan entretient son étiquette de maître de l'horreur. Le scénariste et réalisateur a déjà fait frissonner les abonnés de Netflix avec des productions convaincantes comme "The Haunting of Hill House", "La Chute de la maison Usher" ou encore "The Haunting of Bly Manor". Il frappe cette fois-ci encore plus fort en adaptant pour Prime Video le roman qui a lancé la carrière de Stephen King : "Carrie". Mis en ligne dès ce mercredi 7 octobre, les huit épisodes de cette mini-série fantastique rompent franchement avec la version proposée par Brian de Palma et proposent un conte horrifique sur l'emprise et le harcèlement à l'heure des réseaux sociaux.
Le récit met au goût du jour l'histoire de Carrie White, adolescente recluse de la société qui découvre le monde et se confronte à l'impitoyable univers de l'école. Lorsque Carrie commence à avoir des problèmes en classe, elle prend conscience qu'elle dispose d'un don de télékinésie. L'héroïne solaire et curieuse est campée par la jeune actrice Summer H. Howell, que le grand public a pu découvrir enfant dans la série "Channel Zero". Plus de 1.400 jeunes femmes ont été auditionnées pour ce rôle, avant que Mike Flanagan ne craque pour cette "révélation". "Elle signe une performance de haut vol et s'empare du personnage de manière très personnelle. Elle a créé une Carrie très différente de tout ce qu'on a pu voir auparavant", souligne dans "Le Parisien" le cinéaste fan de l'univers de Stephen King. La mère de l'ado est quant à elle interprétée par la comédienne Samantha Sloyan, principalement connue pour ses rôles dans les séries "Scandal" et "Grey's Anatomy". Leur relation gagne en profondeur dans cette nouvelle version qui dépasse la simple histoire d'horreur et la dimension fantastique du récit.
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Les nombreux seconds rôles, campés par Matthew Lillard ("The Life of Chuck"), Michael Trucco ("La Chute de la maison Usher") ou Katee Sackhoff ("The Mirror), complètent le tableau avec brio. Les abonnés retrouveront les scènes cultes (les vestaires, le bal de promo, les flammes) du monument littéraire dans cette relecture ambitieuse validée par Stephen King, himself. "Je ne suis pas parvenu à arrêter de regarder la série. C'est comme si elle nous plongeait au cœur de la misère adolescente. Le livre et le film de Brian De Palma mêlaient sang et horreur. La version de Mike Flanagan parle de l'horreur des réseaux sociaux, je l'ai adorée", a tari d'éloges le roi incontesté du suspense.
