C'était il y a un peu moins de 10 jours, le 14 février dernier. L'eurodéputée Rima Hassan venait à la rencontre des étudiants de Science Po Lyon, une visite contre laquelle avait décidé de protester le collectif identitaire Nemesis. Ce dernier était pour l'occasion accompagné de plusieurs militants nationalistes venus assurer leur sécurité, parmi lesquels Quentin Deranque, un étudiant en mathématiques lyonnais de 23 ans. En marge de cette manifestation, le militant s'était retrouvé au milieu d'affrontements avec des militants d'ultra-gauche et avait été grièvement blessé. Il était décédé, quelques heures plus tard, à l'hôpital des suites d'un traumatisme crânien.
Rapidement, la mort de Quentin Deranque s'est retrouvée au cœur des discussions politiques et le parti LFI mis en cause. Jeudi soir, sept personnes avaient été interpellées dont deux collaborateurs du député La France Insoumise Raphaël Arnault. Ils ont ensuite été mis en examen. Ce samedi 21 février, l'émission de CNews "L'heure des pros Week-end" avait une nouvelle fois mis au menu l'affaire de la mort de Quentin Deranque. Pour en débattre, autour d'Eliot Deval, plusieurs chroniqueurs dont l'ancien député Georges Fenech, le journaliste Alexandre Devecchio ou encore Charlotte d'Ornellas, visage bien connu des téléspectateurs de la chaîne détenue par Vincent Bolloré.
Après avoir débattu sur le contenu d'un tweet posté par Ségolène Royal le 20 février dans lequel elle présentait Quentin Deranque comme un "militant présumé néo-nazi et antisémite", la chaîne a donné la parole à une amie du jeune étudiant Lyonnais, Domitille. "Mieux vaut rendre hommage à Quentin avec ce témoignage de Domitille [...] plutôt que de parler de Ségolène Royal, a lancé Eliott Deval lors du retour en plateau. Charlotte d'Ornellas, qu'est-ce que vous en pensez ?". "Je crois que Domitille a fait une bonne conclusion au débat précédent par son apaisement et son appel, en effet... à l'apaisement, et simplement à rendre hommage à son ami, a débuté la journaliste du JDD avant de craquer. Ça m'émeut pour ses amis, en fait, a-t-elle poursuivi les larmes aux yeux. Je disais tout à l'heure, j'espère que sa famille a éteint la télé. Mais ses amis là, qui le connaissent -moi je ne le connais pas Quentin, je ne l'ai jamais vu je ne sais même pas qui c'est -, quand j'entends cette fille parler de son ami,... C'est horrible de lire ça en fait [une référence au tweet de Ségolène Royal, ndlr]. Qu'ils se taisent ! Il y a un gamin de 23 ans, que tout le monde se taise. Personne n'a besoin de parler, que ceux qui savent prier prient, et que les autres se taisent, par pitié en fait. C'est tout.", a-t-elle conclu.

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