Soupçons d'ingérence à BFMTV : Rachid M'Barki reconnait pour la première fois avoir reçu de l'argent pour diffuser certains sujets

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Soupçons d'ingérence à BFMTV : Rachid M'Barki reconnait pour la première fois avoir reçu de l'argent pour diffuser certains sujets
Par Bruna Fernandez Journaliste
Née à l’époque des “Inconnus”, Bruna grandit entre le Brésil et la France. Enfant, elle enrichit son imaginaire devant le grand et le petit écran. Devenue journaliste, elle passe derrière la caméra et travaille pour plusieurs émissions. Un petit monde qu’elle se plaît à décortiquer pour puremedias.
Charline Vanhoenacker : "Rachid M'Barki est le Jawad du journalisme, il hébergeait des fake news dans son journal" © Best Image
L'ancien journaliste de la chaîne d'infos, qui s'estime "manipulé", est mis en examen dans le cadre d'une enquête pour soupçons d'ingérence étrangère.

Rachid M'Barki est passé aux aveux. Licencié pour "faute grave" par le groupe Altice en février 2023, à qui appartient BFMTV, l'ancien présentateur historique de la chaîne d'informations est accusé d'avoir diffusé des informations "non validées" dans son journal du soir. Mis en examen le 8 décembre dernier, il est soupçonné d'avoir été influencé par un "réseau occulte qui mène des opérations de désinformation et de manipulation de l'opinion au profit d'États et clients étrangers". Selon les informations révélées par "Le Parisien" ce vendredi 19 janvier, le journaliste a été entendu par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) lors de sa garde à vue. Il aurait ainsi reconnu, pour la première fois depuis le début de l'affaire, avoir été rémunéré pour diffuser certains sujets dans son journal du soir. "Il m'est arrivé de recevoir des sommes d'argent. Oui, je reconnais les faits de corruption passive", aurait-t-il admis, estimant avoir perçu entre 6.000 et 8.000 euros en espèces.

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"Tu as M'Barkisé le prompteur ?"

Toujours selon "Le Parisien", les enquêteurs auraient récupéré un audit de BFM, dans lequel la chaîne aurait repéré au moins 13 sujets problématiques diffusés et commentés en direct dans son édition du soir. Des sujets semblant servir la cause de certains États étrangers et en particulier le Qatar, défendant l'organisation de la Coupe du monde 2022 dans le pays. D'autres sujets diffusés en direct prenaient en compte les intérêts économiques privés de personnalités étrangères puissantes : "des oligarques russes dont le Yacht avait été saisi, un hôtel somptueux à Madagascar" explique le quotidien, ou encore "le port de Douala au Cameroun".

À LIRE AUSSI : Rachid M'Barki, licencié par BFMTV en début d'année, rebondit à la radio... au Maroc

Des sujets qui n'avaient "aucun rapport avec la ligne éditoriale" assure BFM, qui accuse Rachid M'Barki d'avoir "contourné le processus de validation interne" en amont de leur diffusion. Sur ce point, le principal intéressé se défend de ne pas avoir respecté les règles : "J'ai exercé mon libre arbitre de journaliste, je trouvais que l'information était intéressante, j'avais vérifié sa véracité, et je n'étais pas en infraction avec un quelconque processus de validation puisqu'il n'en existait pas. Et je n'étais pas non plus en infraction avec la ligne éditoriale puisqu'elle n'avait jamais été explicitée", s'est-il défendu, assurant également que ses textes étaient visibles et accessibles à tous dans la rédaction.

Pourtant, l'ancien présentateur a également reconnu avoir reçu des informations du lobbyiste Jean-Pierre Duthion, également mis en examen. Selon des échanges de messages entre les deux hommes, auxquels les enquêteurs ont eu accès, ce dernier aurait fait changer le texte de son prompteur à plusieurs reprises. Des modifications qui auraient eu pour but de "manipuler l'opinion française" explique "Le Parisien". Une pratique qui semblait courante entre les deux hommes : "Tu as M'Barkisé le prompteur ?" lui aurait un jour écrit le lobbyiste. De son côté, Rachid M'Barki assure qu'il pensait seulement vérifier ses informations auprès d'une source. Le journaliste, qui aurait fondu en larmes devant les enquêteurs, aurait assuré avoir été lui-même "manipulé".

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