Claire Basini, Directrice Générale Adjointe en charge des activités BtoC.
C'est officiel : après une première annonce au début de l'été, TF1 a dévoilé les contours de son offre de paiement à la carte, dont le déploiement a débuté sur sa plateforme de SVOD. Ce nouveau levier a un objectif clair : diversifier les revenus de TF1+ au‑delà de la publicité et de son offre d'abonnement Premium, via une approche transactionnelle et des achats "in‑app" à petit prix.
Dans le cadre de ce lancement, trois premières offres de paiement à l'acte seront ainsi disponibles dès cet automne, à partir de 0,69€.
Principale nouveauté : les utilisateurs auront désormais le choix entre regarder un programme gratuitement avec publicité ou supprimer les écrans contre un micro‑paiement. Ils pourront aussi visionner des épisodes de séries, feuilletons et téléfilms en avant‑première, ou encore accéder à des contenus additionnels autour des grands formats événementiels, comme la chaîne live "Star Academy".
Dans son communiqué, TF1 donne un exemple très concret : "un utilisateur souhaitant regarder 'The Voice' avec ses enfants et éviter de se coucher trop tard pourra opter pour la version sans publicité à 0,99€, lui faisant économiser 24 minutes de temps de visionnage."
Mais le groupe dirigé par Rodolphe Belmer a bien l'intention de ne pas s'arrêter là : d’autres contenus et services payants sont en développement et seront lancés progressivement sur TF1+. Le micro‑paiement est en effet présenté comme le deuxième axe de développement de TF1+ en matière de monétisation. Un signe que l'offre d'abonnement Premium à 5,99€ par mois (et 59,99€/an) peine à trouver son public face aux offres de Netflix, Amazon Prime ou Disney+ ?
Une certitude : avec l'introduction de ce nouveau mode de monétisation du streaming, l’ambition affichée par la chaîne est ambitieux : il s'agit de financer des contenus "premium" et "distinctifs" via des revenus complémentaires durables, tout en proposant une expérience plus personnalisée, en laissant le choix aux utilisateurs de conserver ou non la publicité. Le tout en s'adaptant aux contraintes budgétaires des téléspectateurs.
Le groupe y voit aussi un moyen de s’aligner sur les habitudes de consommation digitale : il explique que dans le gaming mobile, le micro-paiement génère environ un tiers du chiffre d'affaires du secteur, tandis que les usages du micro-paiement sont déjà fortement développés sur smartphones.
Comme le résume Claire Basini, DGA du Groupe TF1 en charge des activités BtoC, "cette innovation nous permet d’appréhender l'univers du payant avec un modèle économique novateur, en proposant des avantages compétitifs distinctifs et pérennes. Elle répond à une attente forte de nos utilisateurs d’avoir le choix entre une offre gratuite ou payante, de pouvoir aussi se faire plaisir à prix mini, en ne payant que pour ce qui les intéresse vraiment."

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