Thierry Ardisson (P3) : "Vincent Bolloré a abîmé la marque Canal+"

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Thierry Ardisson (P3) : "Vincent Bolloré a abîmé la marque Canal+"
Thierry Ardisson © Dailymotion
"L'homme en noir" est l'invité exceptionnel de puremedias.com aujourd'hui.

Troisième et dernière partie de notre journée spéciale Thierry Ardisson sur puremedias.com. Au menu, le lancement dimanche 25 octobre d'"Arditube", la nouvelle chaîne Youtube de l'animateur, en partenariat avec l'INA. Thierry Ardisson évoque aussi sa vision de l'audiovisuel public, sa relation particulière avec Vincent Bolloré, l'évolution de la télévision et ses projets d'émission et de séries.

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Propos recueillis par Benjamin Meffre.

Pourquoi lancer dimanche 25 octobre "Arditube", votre chaîne Youtube en partenariat avec l'INA ? C'est pour laisser une trace ? Vous faire connaître d'un plus jeune public ?
Jean-Luc Maître, mon compère de "Descentes de police", m'a dit un jour : "La différence entre toi et moi, c'est que toi, tu veux avoir ton nom dans les dictionnaires. Pas faux. La télé est un boulot hyper-éphémère. Une fois que c'est diffusé, c'est évaporé à jamais. Comme je vous l'ai dit, j'ai vraiment beaucoup travaillé pour mes interviews et mes émissions. J'ai travaillé comme un artisan passionné. Le fait que tout cela disparaisse pour toujours m'attristait.

C'est alors que l'INA m'a contacté il y a un peu plus d'un an pour me dire qu'ils voulaient faire une première chaîne Youtube autour d'un animateur et qu'ils aimeraient que ce soit moi. On a réfléchi, on a travaillé. On a créé quelque chose regroupant pratiquement toutes mes émissions. Celles de TF1, car Gilles Pélisson (le PDG du groupe, ndlr) a donné son accord, celles de Paris Première - "Paris dernières", "Rive Gauche / Rive Droite", "93, Faubourg Saint-Honoré" -, car Nicolas de Tavernost (le PDG de M6, ndlr) a fait de même. Pour "Salut les terriens !", nous avons fait une demande à Canal+ et nous attendons leur réponse... Vous aurez aussi sur Arditube des pépites que personne n'avait vues. Il y a notamment une séquence dans laquelle je dompte des tigres dans une cage pour "Le gala des artistes", ou mon passage chez Pivot, le climax de ma life ! Il y a aussi des pilotes d'émissions jamais diffusées comme "Télé Lemoine" avec Jean-Luc Lemoine. Mon idée avec Arditube est aussi celle de la transmission. Je veux dire aux gens qu'ils peuvent inventer, qu'ils peuvent créer. J'ai donné 35 ans de ma vie à la télé. Le fait que ce soit entreposé quelque part, c'est évidemment une forme de récompense.

L'audiovisuel public ne sera finalement pas réformé sous ce quinquennat. Vous disiez dans une tribune au "Figaro" en 2019 que c'était là la dernière chance de sauver le service public. Est-il donc condamné à mourir ?
Je pense sincèrement que Delphine Ernotte (la présidente de France Télévisions, ndlr) et Stéphane Sitbon-Gomez (le directeur des programmes de France Télé, ndlr) peuvent encore sauver la situation. S'ils ne le font pas, s'ils n'arrivent pas à rallumer la petite flamme, je pense que ce sera fini, oui. Les gens vont commencer à se demander pourquoi ils payent la redevance. Delphine Ernotte a la chance incroyable d'avoir été réélue pour un deuxième mandat et donc d'avoir cinq ans devant elle pour faire a peu près ce qu'elle veut. C'est quelqu'un de très cultivé et elle a vraiment possibilité de remettre l'église au centre du village, de refaire de la télévision publique ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être.

A LIRE AUSSI l Thierry Ardisson (P1) : "Les pionniers de l'ORTF ont inventé la télévision moderne"

Qu'est-ce qu'il faut pour refaire du service public audiovisuel une "école du peuple" comme vous aimez à dire ?
Il faut que chaque émission, tous genres et cases confondus, ait un supplément d'âme culturel ! Plutôt que de faire une émission de variétés convenue, on fait par exemple "Les caves de Saint-Germain-des-Prés à la Libération". Je te fais une super-émission avec ça ! Tu mets du Boris Vian, du Henri Salvador quand il s'appelait encore "Harry Cording", du Joséphine Baker, du Serge Gainsbourg. Il faut plus que des variétés dans les variétés. Et il faut que ce soit comme cela pour tous les programmes ! On peut imaginer une télé-réalité de service public télétransportant, par exemple, les candidats au temps de la Rome antique. Les gens découvriraient que les Romains mangeaient des souris, qu'ils adoraient Esope, leur La Fontaine, ou qu'ils chiaient tous en rond le matin (rires) ! Si j'étais directeur des programmes du service public, je demanderais aux producteurs de me trouver des émissions qui spectacularisent la Culture, qui apportent un supplément d'âme culturel. Si les émissions ne remplissent pas ce critère, ce n'est même pas la peine de les proposer. Il faut être pur et dur.

Souhaiteriez-vous justement devenir conseiller pour les programmes de France Télévisions ?
Conseiller pourquoi pas, mais gratuitement ! Maintenant, aller travailler à France Télévisions et faire des réunions pendant trois heures chaque jour, honnêtement, non. J'ai 71 ans. Il me reste dans le meilleur des cas 10 à 15 ans de bon. Je préfère profiter d'Audrey (Crespo-Mara, sa femme, ndlr) et de la vie (rires) !

Ils ont dit
"Je ne suis rien arrivé à vendre aux plateformes américaines pour le moment"
Thierry Ardisson

Vous avez parlé vous-même d'un projet d'émission avec France Télévisions. C'est signé ?
Non, ce n'est pas signé et je ne peux donc pas en parler davantage.

On m'a parlé d'interviews de personnalités qui ne sont plus de ce monde, avec un jeu autour de la notion de temps. Me trompe-je ?
Ce n'est pas comme ça que je raconterais le projet. Ca joue sur le temps en effet. Mais je ne peux rien dire de plus. Je ne veux en tout cas pas le faire sans Delphine Ernotte et Stéphane Sitbon. Ils m'ont soutenu pendant le développement du projet. Ca ne m'était jamais arrivé, un an pour faire une émission. La seule chose qui m'a aidé à tenir, c'est la parole de Delphine Ernotte de faire cette émission.

Dans votre tribune sur le service public, vous parliez à propos des médias "d'un désert qui s'étend" et même d'une "barbarie médiatique" qui s'installe. Dans ce décor pour le moins sombre, les GAFA sont-ils les cavaliers de l'Apocalypse ou de la Rédemption ?
En tous les cas pour l'instant, ils ne sont pas les cavaliers de la "reculturation" ! Je suis quelqu'un de libéral en économie et pense que les entreprises privées font ce qu'elles veulent de leur argent. Les GAFA tapent le grand public et ils ont raison. Mais je pense aussi que des offres complémentaires comme Salto peuvent être une option très prometteuse.

Vous y croyez, vous, à Salto ?
Oui, j'y crois. Regardez le succès du cycle Truffaut sur Netflix ! Arte a fait cette semaine un carton avec "La mariée était en noir". Il y a un goût des gens pour la culture et Salto peut faire son trou dans une stratégie d'"art de vivre à la française".

On a entendu que vous aviez justement des projets avec les plateformes américaines. Où en êtes-vous ?
Je ne suis rien arrivé à leur vendre pour le moment. En matière de séries, j'ai un projet en développement avec Orange, deux avec SND, la filiale de M6, et un autre en préparation avec France 2. Mais mes associés de Nolita ont vendu "Balle perdue" à Netflix et ça a fait 37 millions de vues !
Ils ont dit
"Quand je suis arrivé sur C8, tout le monde m'a dit : 'On va baiser M6'"
Thierry Ardisson
Dans Rembob'Ina ce dimanche 25 octobre, on vous voit dans "Lunettes noires..." en train d'interviewer un jeune Vincent Bolloré de 35 ans alors en pleine ascension. 30 ans plus tard, il vous virait de C8. Avez-vous des nouvelles de lui ?
Non. Vous savez, cela fait quarante ans que je le connais. Je ne sais pas ce qui lui a pris de me virer en 15 jours après 13 ans de bons et loyaux services... Je ne lui reproche pas de m'avoir viré car il fallait que je m'arrête de toute façon. A 70 ans, quand tu interviewes M. Pokora le jeudi après-midi à la Plaine-Saint-Denis, même si c'est bien payé, il faut s'arrêter (rires). Ce que je lui reproche surtout, c'est de ne pas m'avoir davantage exploité. Je suis une boîte à idées. Il aurait dû m'utiliser pour faire des films, des séries, des émissions. Quand je suis arrivé sur C8, tout le monde m'a dit : "On va baiser M6. Thierry, trouve-nous des concepts !". On n'a jamais rien fait...

Vincent Bolloré n'a pas voulu suffisamment investir dans C8 selon vous ?
Je pense qu'il a perdu ses ambitions, oui. J'ai compris cela le jour où Franck Appietto (le patron des programmes de C8, ndlr) m'a dit, alors que je m'étonnais que la chaîne ne soit plus leader TNT, qu'il se fichait d'être leader TNT. Ils ont laissé filé. Ils sont désormais souvent derrière W9. Je suis parti quand Vincent Bolloré m'a demandé de faire mes émissions avec deux fois moins d'argent qu'avant. Je lui ai dit que je ne comptais pas "faire de la télévision low cost sous le joug des comptables". Et j'ai fini avec : "A quoi ça sert d'être milliardaire si tu ne peux pas te payer Ardisson ?" (rires).

En France, la télévision et la presse sont la propriété de milliardaires qui n'ont pas d'argent... Patrick Drahi n'a plus d'argent, Martin Bouygues non plus, Vincent Bolloré non plus. Plans d'économies partout. En plus, je pense que Vincent a abîmé la marque. Canal+ était un petit bijou. Il suffisait de remettre à l'endroit certaines choses. Déjà, quand tu as la chance d'avoir Rodolphe Belmer et Ara Aprikian (patrons de Canal+ à l'époque, ndlr), tu ne les mets pas dehors de cette façon. Surtout pour ne rien faire derrière... Qu'est-ce qu'ils ont produit comme programmes marquants en cinq ans, Canal ? "Engrenages", "Le bureau des légendes", "Versailles", toutes leurs grandes séries datent d'avant l'arrivée de Vincent !

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Ils ont dit
"Cyril Hanouna n'est pas réellement impertinent, Yann Barthès non plus"
Thierry Ardisson

Quel est votre rapport aux réseaux sociaux ?
Je me suis préservé au maximum. Je ne suis pas sur Twitter ni sur Facebook. Je surveille un peu Instagram. Au début, je me faisais chier à faire de belles photos. Et puis, j'ai vu que tout le monde mettait des photos du burger qu'il allait bouffer. Je me suis dis que je n'allais plus m'embêter à faire des belles photos qui me prenaient du temps (rires).

Instagram et la transformation en produit de chaque individu qu'il entraîne, ça vous fascine vous le publicitaire ?
C'est imbattable ! Quand c'est gratuit, c'est en effet nous le produit. Mais Instagram est aussi un miroir excellent de la société. Je regarde les comptes des stars. Comment elles se mettent en scène sur Insta, ça les trahit (rires). Mais globalement, je n'aime pas trop les réseaux sociaux. J'ai peur par exemple d'écrire des choses sur Twitter que je pourrais regretter ensuite.

Les réseaux sociaux sont-ils en télévision une plus efficace censure que le pouvoir gaulliste au temps de l'ORTF ?
Vous avez tout à fait raison ! Les réseaux sociaux sont encore pires selon moi. Pourquoi ai-je arrêté les talk-shows traditionnels après C8 ? Parce que les invités ne viennent plus. Avant, tu claquais des doigts et ils étaient au maquillage. Désormais, ils ont moins besoin de la télévision pour exister. Et quand ils viennent, ils sont terrorisés par les réseaux sociaux et ne disent plus rien d'intéressant. Les réseaux sociaux font peser plus de pression que De Gaulle et tante Yvonne (la femme du général, ndlr). Quand j'étais sur Canal+, j'étais tranquille car le public de Canal est plutôt sophistiqué. Quand j'étais sur C8 en revanche, ils étaient tous très réseaux sociaux. Dès qu'on faisait un truc, on s'en prenait plein la gueule. Il y a eu une année où j'ai eu dix signalements au CSA, de la jupe de Nolwenn à Karl Lagerfeld, en passant par le fils de Pablo Escobar. C'était insupportable ! Ca n'arrêtait pas.

Vous avez à ce moment-là senti que la télévision avait changé ?
J'ai senti que ça m'amusait moins. Si c'était pour être critiqué par des "chômeurs désoeuvrés" et anonymes, ce n'était pas la peine. Attention, je ne critique pas les chômeurs, je parle des "chômeurs désoeuvrés" ! Quand j'étais petit, il y avait "le qu'en-dira-t-on", cette société avec des gens qui scrutent aux fenêtres, derrière les volets, les agissements des autres. Cette société étriquée, moisie, rance, on l'a explosée en 1968. Ce n'est pas pour me remettre dedans maintenant avec Twitter !

Pourrait-on toujours refaire aujourd'hui les émissions que vous faisiez dans les années 1980, 1990 et 2000 ?
Je ne sais pas. Personne n'essaye en tous les cas. Cyril Hanouna n'est pas réellement impertinent. Yann Barthès le reconnaît, il n'est pas très impertinent. La nouvelle émission de Laurent Ruquier ("On est en direct", ndlr) ne l'est guère non plus. Il n'y a plus vraiment d'impertinence. Donc, on ne peut donc pas savoir si cela marcherait ou pas.

Ils ont dit
"Ils ont tué Thomas Thouroude en le balançant direct en access avec 'Actuality'"
Thierry Ardisson

Y'a-t-il encore des créatifs à la télévision selon vous ?
Il y a encore des gens qui inventent des choses, oui. Mais plus les grands groupes prendront de place, moins il y aura d'artisans créatifs. Il faudrait déjà au moins des quotas de production française dans le flux, comme dans la fiction !

Et côté animateurs ?
Non, je ne connais pas de nouveaux animateurs. Et ça me désole d'ailleurs. Car si j'en trouvais un véritablement nouveau et innovant, je le signerais, je le produirais et il me rapporterait beaucoup d'argent (rires) ! Mais je n'en trouve pas.

A l'avenir, vous seriez prêt à produire d'autres animateurs plutôt qu'animer vous-même ?
Parfaitement. Je n'ai aucun problème avec cela. Je l'ai d'ailleurs beaucoup fait pendant ma carrière. J'ai fait "Frou Frou" avec Christine Bravo, "On a tout essayé" avec Laurent Ruquier, "Graines de star" avec Laurent Boyer, "Paris dernière" avec Frédéric Taddeï que j'ai produit pendant 10 ans après ma seule année à l'animation.

Comment expliquez-vous qu'aucun grand animateur n'ait vraiment émergé ces dix dernières années, mis à part Cyril Hanouna, mais qui était déjà présent avant ?
Vous oubliez Yann Barthès. Parce qu'il n'y a plus de laboratoire. Moi, j'ai commencé en troisième partie de soirée avec "Bains de minuits" et "Lunettes noires...". J'ai fait mes classes pendant trois ans et heureusement car quand j'ai commencé, j'étais vraiment nul ! C'est Bibiane Godfroid, désormais patronne de Newen, qui a dit un jour : "On va mettre Thierry en deuxième partie de soirée". Tollé général. Elle a tenu bon et j'ai fait "Double jeu" sur Antenne 2, qui a eu beaucoup de succès. J'ai ensuite fait de l'access, du prime etc... Je cite toujours l'exemple de Thomas Thouroude. Ce n'est sans doute pas un mauvais gars mais ils l'ont balancé direct en access avec "Actuality" (diffusée sur France 2 lors de la saison 2016-2017, ndlr). Comment veux-tu y arriver ? Ils l'ont tué. C'est un métier qui s'apprend en le faisant. Il n'y a pas d'école.

Cette "école" n'est-elle pas désormais sur Youtube où s'exprime une forte créativité ?
Oui, j'adore cette plateforme ! Ma chaîne de télé préférée, c'est Youtube ! C'est la seule chaîne où tu as à la fois un doc sur Pierre Laval que Pomplamoose ! Si tu as un peu de curiosité, c'est le pied ! Le seul problème, c'est qu'il faut avoir la culture pour savoir quoi aller chercher.

Ils ont dit
"Le projet avec France Télé, c'est ma meilleure idée ever !"
Thierry Ardisson

Si votre projet télé avec France Télévisions échoue, vous avez d'autres projets ?
Non.

Sic transit gloria mundi ("Ainsi passe la gloire du monde") comme vous dites parfois. Vous avez 71 ans. Comment envisagez-vous votre fin de carrière ? Existe-t-il une fin heureuse pour les animateurs de télévision ?
J'ai fait des tests au Luxembourg pour calculer mon âge biologique. J'ai 62 ans ! Je vais peut-être encore rajeunir si j'arrête de fumer (rires) ! Plus sérieusement, ce qu'il faut comprendre, c'est que j'ai commencé la télévision à 35 ans. Quand tu commences à 12 ans dans la cave de tes parents avec un micro en carton, ou en vrai à 20 ans comme Drucker, le jour où ça s'arrête, oui, t'es mal. Moi, j'ai fait de la pub, de la presse, j'ai écrit des bouquins, je développe des séries. J'ai fait plein de choses différentes et je vais continuer. Les séries me prennent beaucoup de temps. Et puis pour répondre complètement à votre question, j'espère bien faire cette émission avec France Télévisions. C'est ma meilleure idée ever !

Pas de retraite donc ?
Non. Je ne vais pas partir en Grèce, aux Seychelles ou au Brésil prendre ma retraite en laissant ma femme, Audrey, ici. Sa carrière est à Paris et elle est en train d'exploser. Je ne peux pas la quitter. Je l'aime (rires) !

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