Depuis le retour du gagnant du "Bigdil" sur RMC Story, prochainement décliné en quotidienne, Vincent Lagaf' continue de s'épanouir dans un groupe qui lui permet d'allier animation et passion. Grand fan de sports mécaniques, il a hérité de l'adaptation française du format "Monster Garage", qu'il a customisé avec son grain de folie. Pourtant, le sexagénaire ne s'imagine pas s'éterniser sur le petit écran, fixant sa retraite à 2029, au terme de son contrat avec RMC/BFM. Le trublion fêtera l'année prochaine les 35 ans d'une carrière débutée sur France 3 avec l'émission d'humour "Yacapa" avant d'écrire les belles heures de TF1 avec "L'Or à l'appel", "Le Juste prix" et bien sûr "Le Bigdil". Mais, jamais, les téléspectateurs de France Télévisions ne l'ont revu à l'animation d'un programme.
Il y a d'ailleurs une raison pour que l'interprète de Mégagaf dans "Fort Boyard" ait toujours refusé de s'installer durablement sur le service public. Elle est radicale, et la locomotive des canaux 23 et 24 de la TNT l'a partagé dans "TV Mag" sans prendre de gants. "À l’époque de Rémy Pflimlin (PDG de 2010 à 2015), on m’avait proposé d’aller sur France 2. J’ai refusé, ça ne m’intéressait pas", a révélé Vincent Lagaf', pas en adéquation avec le fonctionnement et le financement de France Télévisions. "Dans ma vie, je pense avoir donné entre 35 et 50 millions d’euros d’impôts, qui auraient pu construire une école, une maternité, un commissariat de police, etc. Or, plus on paye des impôts, moins je vois de choses faites pour ceux qui payent les impôts. Pendant des années, on m’a dit : 'Paye une vignette de la voiture pour les vieux'. Ensuite, on nous a pris un jour de congé pour les vieux et aujourd’hui, alors que je suis vieux, on me tape ma retraite. Il faut arrêter de me prendre pour un con", fulmine-t-il. En raison de ce système pernicieux, il est donc hors de question pour lui d'"aller bosser pour une boîte qui dilapide l’argent du contribuable".
L'animateur aurait d'ailleurs pu se retrouver sur France TV cet été, et dans un programme qu'il connait bien. Olivier Minne l'a en effet sondé pour qu'il le remplace aux commandes de "Fort Boyard". Mais, l'ami fidèle ne se voyait pas calife à la place du calife. "Je ne peux pas prendre la place d’un mec dont je suis amoureux (...) Olivier Minne et moi, c’est une histoire fusionnelle. On s’aime, mais profondément, d’un amour sincère et très sain. Donc prendre sa place, non. Même s’il me l’a demandé, je ne pouvais pas prendre sa place", assure-t-il. Vincent Lagaf' a donc vu Cyril Féraud s'éclater dans ce rôle. Son profil collait plus aux attentes de la production que le sien. "Je ne suis pas sûr qu’Alexia Laroche-Joubert (PDG de Banijay France, ndlr) aurait voulu avoir un ingérable comme moi dans le fort. Sur le fort, tout est structuré. Ça a été un enfer pour eux quand je faisais Mégagaf", concède-t-il sans regret.
