Non, la marque de prêt-à-porter Kiabi ne va pas retirer ses publicités de la chaîne CNews. La société avait été interpellée le 16 février sur le réseau social "X" par le collectif Sleeping Giants France, qui agit contre le financement "des discours de haine" dans les médias mais également plus globalement sur Internet. Dans un tweet public, l'entité s'était ainsi adressée à l'enseigne, après avoir remarqué une ou plusieurs de ses réclames sur la chaîne télé de Vincent Bolloré : "Bonjour Kiabi, sur CNews la discrimination et/ou l'incitation à la haine sont récurrents : plus de 20 avertissements et sanctions de l'Arcom concernent ces motifs. Sans compter sa condamnation pour racisme. Faut-il vraiment que vous financiez *ça* avec vos pubs ?"
Le message posté sur "X" avait rapidement reçu une réponse de la part de la marque. " Bonjour! Merci pour votre message et pour l'alerte. Cette situation ne reflète ni nos valeurs ni nos engagements. Nous nous en excusons sincèrement. Nous faisons le nécessaire dès à présent pour faire retirer nos publicités de cette chaîne et pour renforcer nos contrôles afin que cela ne se reproduise pas. Merci pour votre compréhension ", avait écrit Kiabi par le biais de son compte officiel sur le réseau social. "Merci infiniment d'affirmer ainsi vos valeurs", avait répondu Sleeping Giants.
Mais quelques heures plus tard à peine, changement de ton. Cette fois via une communication officielle fournie directement au Figaro, la direction de l'enseigne a nié avoir prévu de retirer ses publicités de CNews. " L’ annonce faite sur les réseaux sociaux de la suspension de la diffusion des publicités sur CNews est une initiative individuelle, sans consultation ni accord de la direction. Il ne s’agit en aucun cas d’une décision stratégique de l’entreprise. Kiabi ne fait aucune discrimination dans sa politique de communication et communique dans tous les médias autorisés par la loi et l’ Arcom ", a affirmé la marque textile. Selon Sleeping Giants France, Kiabi aurait pourtant bien fait retirer ses réclames de l'antenne de CNews le 19 février. "Des tractations entre le groupe de Vincent Bolloré et le groupe Mulliez qui possède Kiabi ont conduit ce dernier à revenir maladroitement sur sa décision éthique prise la veille, a affirmé le collectif en citant pour preuve la suppression d'une news du JDD annonçant le retrait des publicités de Kiabi de CNews plusieurs heures avant la publication du communiqué de la direction de la marque. Contrairement à la fachosphère menée par les agitateurs de Bolloré, nous respectons la décision de la marque. Nous déplorons bien entendu la méthode employée mais n'appellerons pas à son boycott et demandons à nos abonnés de rester courtois."

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