Pour Bertrand Chameroy, l'aventure France Inter a pris fin ce jeudi 25 juin. Le chroniqueur de "C à vous", qui tenait cette saison un billet dans la matinale de la station, a présenté ce matin sa toute dernière chronique. À cette occasion, ce dernier a été brièvement interrogé par Benjamin Duhamel dans le cadre d'un "Tout petit entretien" de quelques minutes, précédant ses adieux. "Figurez-vous Benjamin j'avais pensé me lancer dans la peinture, a lancé Bertrand Chameroy après que son interlocuteur lui a demandé quels étaient ses futurs projets. J'ai démarré une toile peinte au caillou, c'est une allégorie de la grille de rentrée de France Inter intitulée "Chamboule-tout" mais on m'a dit que le petit Picasso de Solferino, Laurent Fabius, m'avait devancé donc je vais aller vers la littérature. J'ai contacté un éditeur spécialisé dans la publication de récits d'aventures qui durent moins longtemps que prévu : Fayard a immédiatement répondu à mon appel. Et c'est avec une certaine fierté que je vous présente en avant-première ce matin 'Le journal d'un matinalier' : c'est le recueil de tous les billets que j'ai proposés cette année. L'éditeur ayant un droit de regard, Fayard a expurgé l'ouvrage des chroniques qui ne l'amusaient pas ainsi que celles qui critiquaient Bolloré et ses sbires. Au final, il reste 2 pages : l'avantage, c'est que ça se lit très vite. Presque aussi vite qu'une chronique que l'on commence à 7h59 !".
Bertrand Chameroy a ensuite poursuivi avec une chronique expresse, destinée à la personnalité qui le remplacera à partir de la rentrée un peu avant 8 heures sur France Inter. "Le tout dernier mot il sera pour moi et je l'adresse à celui ou celle qui officiera l'année prochaine à cette heure-ci : je ne sais pas encore qui tu es et je crois que je ne suis pas le seul, mais je préfère te prévenir, quand ton réveil sonnera ça va piquer très fort, tu n'auras plus de vie sociale, certains matins tu te demanderas : 'Bordel comment arracher un sourire après le témoignage plombant de 7h50', ou vu la tronche de l'actu du moment. Tu te remettras peut-être souvent en question mais dans les moments de doute, n'oublie pas une chose : tu as la chance de faire partie d'une prestigieuse maison, n'en déplaise aux propagateurs de haine et de fausses informations, a lancé le chroniqueur avant de rendre un vibrant hommage à la rédaction de France Inter. Tu rencontreras dans la rédaction, dans le bocal, en régie, dans les couloirs, en studio, des personnes aussi sympa que professionnelles, qui font honneur au service public. Le genre de personne qui arrive à te faire oublier que tu es en déficit de sommeil. Tu pourras compter sur de formidables camarades : Florence [Paracuellos], Patrick [Cohen], Dominique [Seux], Benji [Duhamel] la malice, mon souffre-douleur préféré, qui te soutiendront même quand ton papier n'est pas le meilleur de la semaine [...] Je te garantis que chaque matin tu viendras à la Maison de la Radio avec le sourire. Peut-être qu'un matin de juin, tu auras la gorge un peu nouée, c'est le jeu. Alors à toi, je souhaite la bienvenue, et à vous, auditeurs, en régie, dans la rédaction, au bocal et dans ce studio je vous dis, la gorge un peu nouée, merci et au revoir, c'était chouette, vous allez me manquer", a-t-il conclu sous les rires et les applaudissements de ses collègues, émus comme lui.

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