C'était en avril 2012. Claude Askolovitch quittait "Le Point" qu'il avait rejoint en août 2011 au service société. À cette époque, l'hebdomadaire d'actualité était dirigé depuis 2000 par Franz-Olivier Giesbert. En cause, une divergence de points de vue entre les deux hommes : "Vous m’avez viré du 'Point' parce que j’étais moins islamophobe que vous. J’avais fait un article contre une polémique lancée par Nicolas Sarkozy sur la nourriture halal", reprochait l'ancien journaliste sportif à son ex-patron le 24 janvier 2017 sur le plateau de "C à vous". Des propos réitérés ce 8 décembre 2025. Sur son compte X, anciennement Twitter, celui qui a rejoint NOVO19 pour intervenir dans le talk-show de Claire Arnoux "On a du nouveau" a à nouveau taclé "FOG". En cause ? Sa participation ce 9 décembre à l'émission en prime time de France 2 "Laïcité, l'exception française - 120 ans, et maintenant ?" présentée par Caroline Roux depuis le Panthéon.
"En 2012, Giesbert me sortait du 'Point', parce que je n'avais pas écrit l'article demandé sur l'envahissement de la France par la viande halal - polémique lancée par Marine Le Pen. Je le retrouve expert en laïcité d'une soirée du service public. Cela fait sens", ironisait-il à propos de la présence de son confrère dans ce débat qui n'a pas été très suivi par les téléspectateurs. Une critique qui n'a pas plu à Étienne Gernelle, actuel directeur du magazine d'information. Un poste qu'il occupe depuis janvier 2014 après avoir été nommé par Franz-Olivier Giesbert désireux de lui laisser sa place. Dans un message publié sur le réseau social, il a tenu à expliquer pourquoi le journaliste avait été licencié il y a plus de treize ans. "Claude, je t’aime beaucoup mais j’étais directeur de la rédaction à l’époque et si nous (car c’était une décision commune) t’avons 'sorti', comme tu dis, c’est parce que tu ne faisais pas grand-chose", a-t-il rectifié.
Puis de poursuivre : "En dépit de ton talent, la promesse de ton embauche n’était pas tenue. Et tous ceux qui étaient là le savent. Arrête avec cette légende fabriquée." Une passe d'armes qui a continué quelques heures plus tard. Celui qui a arrêté ses revues de presse sur France Inter après huit ans de bons et loyaux services a alors accusé Étienne Gernelle de "réviser les faits pour couvrir [son] mentor". Puis de réaffirmer sa version : "J'ai été exécuté après pour avoir démonté la polémique 'Halal' que Giesbert pensait fondée et essentielle. [...] Dire que je ne bosse pas, c'est une blague."
Mais l'éditorialiste politique sur RTL persistait et signait : "Claude, c’était un sujet de discussion depuis des mois … Non, tu ne faisais pas grand-chose à cette époque. Tu n’y étais pas. Et ça a duré. Je n’ai d’ailleurs jamais dit que ça te caractérisait en général (pourquoi cette déformation de mon propos ?), mais que c’était la réalité de ce moment. Ça arrive dans la vie", a-t-il écrit. Puis de l'attaquer : "Ce n’est pas une raison pour t’inventer ce destin tragique d’autant moins crédible que les désaccords ou engueulades sur des papiers, ça arrive tout le temps dans un journal ! Et heureusement ! Et heureusement on passe très vite à autre chose. Reviens sur terre. Et tiens-toi éloigné des haines, elles sont mauvaises conseillères." Et son interlocuteur de conclure : "Dire à quelqu'un qu'il n'a pas vécu ce qu'il a vécu est une violence assez banale. À mon âge, je m'en fous, mais c'est intéressant."

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