Aurore Bergé : "Nous avons aujourd'hui des règles obsolètes dans l'audiovisuel"

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Aurore Bergé : "Nous avons aujourd'hui des règles obsolètes dans l'audiovisuel"
Aurore Bergé
Aurore Bergé © Jean-Philippe BALTEL
La députée LREM commente pour puremedias.com son rapport sur la réforme de l'audiovisuel.

Donner aux médias français les moyens de survivre dans le "nouveau monde" des GAFAN (Google, Apple, Facebook, Amazon et Netflix). Telle est l'ambition déclarée du rapport publié jeudi 4 octobre par les députés de l'Assemblée nationale. Ce dernier est le fruit des travaux de la mission d'information sur une nouvelle régulation de la communication audiovisuelle à l'ère du numérique. Sous l'égide de la rapporteuse, la députée LRM Aurore Bergé, près de 250 personnes ont ainsi été auditionnées pour nourrir la réflexion des parlementaires. Résultat : 40 propositions censées inspirer la future réforme de l'audiovisuel attendue courant 2019. La député des Yvelines a accepté de les commenter pour puremedias.com.

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Propos recueillis par Benjamin Meffre.

puremedias.com : Quelle est l'ambition de la réforme de l'audiovisuel que vous proposez ?
Aurore Bergé :
Nous avons en France un modèle assez unique de financement de la création audiovisuelle et cinématographique. Ce modèle a fonctionné et a permis d'assurer une diversité de la création, ainsi qu'une valorisation et une exportation de nos oeuvres. Mais nous avons une réglementation qui est peut-être devenue un carcan trop fort par rapport à des nouveaux entrants qui ne sont pas soumis aux mêmes règles. Tout l'enjeu est de trouver un équilibre entre ce modèle qui a fait ses preuves, et l'arrivée des nouveaux acteurs et des nouveaux usages. Notre législation doit donc s'adapter pour que nos acteurs historiques puissent 'compétiter' à armes égales avec les nouveaux entrants, mais aussi pour que ces derniers se plient à nos règles communes, afin de protéger la diversité culturelle.

Si on résume, c'est moins de règles pour les Anciens et plus de règles pour les Modernes ?
Mieux de règles surtout ! Pas moins. On a aujourd'hui des règles obsolètes ou anachroniques. Par exemple, c'est anachronique aujourd'hui de dire qu'il y a des jours en télévision durant lesquels on n'a pas le droit de diffuser du cinéma (le mercredi et le samedi soir par exemple, ndr), alors que dans le même temps, on peut en regarder à tout instant sur des plateformes comme Netflix.

Vous prônez justement dans votre rapport la levée de l'interdiction de diffuser des films certains jours de la semaine. A part permettre aux téléspectateurs de voir encore plus de films américains qu'aujourd'hui, à quoi cela sert-il ?
Pourquoi parlez-vous de films américains ?

Parce qu'en dehors des comédies populaires françaises, ce sont les films américains qui marchent généralement le mieux à la télévision. Ce sont donc ceux que les chaînes privilégient ?
On a souvent cette présomption selon laquelle la levée d'une interdiction va bénéficier uniquement à quelques uns ou va conduire à une standardisation, comme avec cet exemple des films américains. Je ne pense pas que cela va forcément conduire à cela. Le dimanche après-midi par exemple, on pourrait imaginer la diffusion de films d'animation. La France a une qualité extraordinaire en matière d'animation. Plus globalement, objectivement, il s'agit une nouvelle fois d'une règlementation anachronique. On ne peut pas dire aux chaînes privées qu'elles n'ont pas droit de diffuser du cinéma le samedi soir ou le dimanche après-midi lorsque les familles sont là. Nous l'avons fait en pensant que cela allait protéger les salles de cinéma. De fait, les gens vont rester de plus en plus devant Netflix ou d'autres plateformes. Ce sont des gens qu'on perd pour l'économie française car ils ne vont ni au cinéma, ni ne regarde l'audiovisuel français. Cette levée de l'interdiction doit aussi permettre à plus de Français, particulièrement ceux qui n'ont pas les moyens d'aller au cinéma ou de se payer Netflix, d'avoir un accès plus large au cinéma. Cela élargira l'audience du cinéma en France, ce qui bénéficiera à terme à tous les types de cinéma.

Ils ont dit
"La redevance, c'est presque le prix d'un abonnement à Netflix"
Aurore Bergé

Concernant la redevance, vous êtes favorable à un forfait payé par tous les citoyens. Concrètement, tout le monde paierait donc environ 140 euros ?
Non, pas tout à fait. Nous proposons de garder les mêmes exceptions qu'aujourd'hui, à savoir celles liées aux niveaux de revenus ou à l'âge. Nous garderions en effet ensuite le même montant de redevance pour le reste de la population. Je rappelle que le niveau de redevance est assez bas en France, comparé à celui dans d'autres pays européens. Je précise aussi que 140 euros, cela équivaut à un peu moins de 12 euros par mois environ. C'est presque le prix d'un abonnement mensuel à Netflix et c'est moins cher qu'un abonnement à certaines offres de foot ! Pour cette somme, vous avez accès à toute l'offre de télévision publique (France Télévisions, France 24...) mais aussi à la radio publique (France Inter, France Info, France Culture...), ou encore à l'INA. Les gens oublient parfois tout ce que finance la redevance. Par ailleurs, cette universalisation de la redevance se justifie par l'anachronisme actuel que constitue le fait d'avoir une redevance assise uniquement sur la détention d'un téléviseur. On consomme désormais la télé sur différents écrans. Il n'y a pas de raison que seuls ceux qui ont une télé paye cette contribution.

Françoise Nyssen a récemment proposé de taxer d'autres supports que le seul téléviseur, avant de se faire recadrer par le gouvernement. Pourquoi votre proposition connaîtrait un sort différent ?
Ce que nous proposons, ce n'est pas une taxe nouvelle sur les smartphones ou les autres supports. Par ailleurs, on ne peut pas dire sans cesse que les usages changent et garder le même mode de financement de l'audiovisuel public...

Quitte à faire payer ceux qui ne regardent jamais la télévision publique ni n'écoutent la radio publique ?
Oui. De la même manière aujourd'hui, vous avez des gens - dont je fais partie-, qui ont une télé mais ne l'allume jamais parce qu'ils regardent les programmes sur d'autres supports. Et ils payent quand même la redevance. C'est un principe de solidarité, comme l'impôt. Ce dernier finance des services dont vous n'aurez peut-être pas à bénéficier individuellement.

Ils ont dit
"Il faut supprimer le plus de publicité possible sur le service public"
Aurore Bergé

En échange de cette universalisation de la redevance, vous proposez la suppression de la pub, mais uniquement pour France 5 et Radio France. Pourquoi pas pour toutes les chaînes publiques ?
S'il y a plus de recettes grâce à la redevance, il faut que les gens y voient un bénéfice. Ce bénéfice, c'est selon moi de supprimer le plus de publicité possible sur le service public. L'universalisation de la redevance ne pourrait cependant pas compenser la suppression de la publicité sur l'ensemble des antennes de France Télévisions et Radio France. Les recettes publicitaires de France Télé représentent en effet environ 300 millions d'euros, celles de Radio France près de 43 millions d'euros. Ce n'est pas en élargissant la redevance qu'on obtiendra ces montants-là. D'où notre proposition de ne supprimer la publicité que sur France 5 et Radio France.

Vous ne libéreriez donc pas pleinement France Télévisions de "la contrainte publicitaire", comme vous le souhaitez pourtant dans votre rapport ?
Non mais à terme, ça doit être l'objectif. La véritable singularité du service public, c'est qu'il soit à terme libéré de la recherche d'audience. Or, tant qu'il y aura de la pub, vous serez dans une logique de recherche d'audience. C'est une certitude.

Côté financement, vous êtes aussi favorable à l'expérimentation pendant 18 mois en télévision de la publicité ciblée, c'est à dire segmentée et géolocalisée. Pourquoi ?
Pour deux raisons. Tout d'abord parce que nous avons un besoin en matière de financement de la création. Ce financement se fait via des taxes sur les salles de cinéma, les telcos et les chaînes de télévision. Moi, je préfère qu'on fasse en sorte que les chaînes aillent mieux, car mieux elles vont, mieux se portent le financement de la création. C'est mathématique, ce financement étant assis sur le chiffre d'affaires des chaînes. Deuxième raison : la situation actuelle est inégale ! Aujourd'hui, toute la publicité segmentée et géolocalisée part vers Facebook et Google. Et vous n'avez pas le droit de le faire à la télé ?! A un moment, il faut être cohérent. Cela a du sens qu'il y ait des publicités adressées à des publics ciblés, géolocalisés. Pour moi, c'est une évidence.

Qui, concrètement, recueillera les données des téléspectateurs ?
Tout d'abord, c'est très encadré via la RGPD (Le règlement général sur la protection des données adopté par l'Union européenne, ndlr). Ensuite, ces données sont chez les opérateurs internet via vos abonnements aux box par exemple. On ne rentrera pas dans l'intimité des gens. On ne sera pas dans la même précision que Facebook et Google, qui usent parfois de techniques intrusives. Il est logique de faire de la pub pour les pneus de montagne dans les Alpes plutôt qu'en Ile-de-France, ou d'en faire pour la crème solaire dans le Sud Ouest plutôt qu'au Touquet, avec tout le respect que j'ai pour le Touquet (rires). Aujourd'hui, tout cet argent disponible part sur des plateformes qui ne payent pas leurs impôts en France, ni ne participent pas au financement de la création. On a des opérateurs privés qui pourraient le faire avec un meilleur respect de notre vie privée et de nos données personnelles. La France et la création française s'en porteraient mieux.

Cette ouverture de la publicité ciblée à la télé, ne va-t-elle pas pénaliser la presse et les radios qui ont cet avantage de pouvoir proposer de la publicité géolocalisée ?
Non, ce que nous ont affirmé tous les professionnels de la publicité interrogés en marge de notre rapport, c'est que l'arbitrage lors d'une campagne de pub ne se fait plus entre acteurs historiques, entre un achat d'une pleine page dans "La Voix du nord" et une publicité télé par exemple. L'arbitrage se fait désormais entre médias historiques et digitaux. Ces derniers ont l'avantage d'avoir un ticket d'entrée beaucoup moins cher et ils offrent une évaluation beaucoup plus précise de l'impact de votre campagne. Nous cherchons à créer un nouvel équilibre en tenant compte des modèles économiques de chacun. Par exemple, nous sommes contre la publicité télé en faveur des promotions de la grande distribution. Notre idée est de dire que nous sommes déjà allés assez loin concernant ce type de publicités puisqu'on a déjà le droit de faire de la pub pour la grande distribution à la télévision, à condition de ne pas évoquer les promotions spéciales en magasins. Nous avons estimé, en regardant les études, que cela aurait fait courir un trop gros risque aux radios d'aller plus loin, car 45% des recettes publicitaires des radios sont générées par la grande distribution.

Tout l'enjeu sur la pub est de tâcher de faire en sorte qu'il y ait un investissement publicitaire qui augmente en France. Ce n'est pas normal qu'on investisse moins en pub par habitant en France que dans la plupart des autres pays européens. Il y a certes des freins culturels, mais ils sont aussi réglementaires. Il faut en lever certains pour éviter d'avoir un marché qui stagne et qui profite à des acteurs étrangers qui ne sont pas soumis aux mêmes obligations.

Ils ont dit
"Il n'est pas normal qu'on investisse moins en pub en France que dans la plupart des autres pays européens"
Aurore Bergé

Vous voulez aussi limiter les mentions légales pour les publicités radio. Pourquoi ?
Vous avez aujourd'hui beaucoup d'annonceurs qui renoncent à faire de la pub en radio car cela est trop complexe. Je vous invite à faire le test : écoutez une pub radio pour l'achat d'une voiture, et interrogez-vous sur ce que vous avez retenu des mentions légales exprimées à la fin. A priori pas grand chose. Or, le but des mentions légales est d'éclairer le consommateur en l'alertant sur les risques qu'il peut prendre. Vu le temps disponible en radio, les mentions légales sont débitées à toute vitesse dans les cinq à 10 dernières secondes. On met donc en place des mentions légales pour se donner bonne conscience mais elles n'éclairent pas le consommateur. Il faut mieux se dire qu'on allège les mentions légales, ce que nous proposons, mais hors santé publique, comme en matière de médicaments par exemple.

Concernant la règlementation en matière de parrainages des programmes télé, souhaitez-vous une évolution ?
Non, car il y a déjà eu des assouplissements récents en matière de parrainages.

Plus globalement dans votre rapport, vous affirmez que vous voulez une convergence réglementaire entre les acteurs historiques et les nouveaux acteurs comme Netflix. Concrètement, comment comptez-vous y parvenir ?
Nous voulons une convergence fiscale tout d'abord. Aujourd'hui, vous avez des montants importants de taxe sur les salles de cinéma, les télécoms et la télévision. Vous avez en face la fameuse taxe YouTube de 2% pour les plateformes. Il faut l'augmenter pour mettre en oeuvre une convergence fiscale entre acteurs historiques et nouveaux acteurs. Avec des investissements dans la création à renforcer également. On doit faire en sorte que ces nouveaux acteurs, qui bénéficient de fait du marché français, contribuent comme les autres au financement de la création.

Cela est-il faisable à l'échelle française ?
Oui, car nous avons mis un pied dans la porte avec la taxe YouTube. Et puis nous avons un outil supplémentaire avec la directive européenne "Service de médias audiovisuels" (SMA) qui imposera aux plateformes une obligation de financement dans les pays de destination et une obligation d'exposition de 30% d'oeuvres européennes.

Quand cela sera-t-il applicable ?
Ce sera dans le projet de loi 2019. Donc dès que les décrets d'application auront été publiés. L'idée est d'aller le plus vite possible, durant ce quinquennat.

Ils ont dit
"Le piratage, c'est du vol ! Ce n'est pas ringard de le dire !"
Aurore Bergé

Concernant la lutte piratage, vous voulez renforcer la Hadopi et punir le streaming. Cette approche punitive n'a-t-elle pas déjà prouvé son échec ?

Je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas un hasard si, dans des pays comme la Suède et la France, qui se sont le plus tôt attaqués à la lutte contre le piratage musical, on a développé Spotify et Deezer. Dans ces pays où a été votée une règlementation contraignante, on a réussi à développer des champions internationaux proposant une offre légale puissante, tout en réaffirmant un principe assez simple : le piratage, c'est du vol ! Ce n'est pas ringard de le dire ! Si tout le monde pirate, il n'y aura plus de financement pour la culture. Il y aura de moins en moins de films, de séries, de musiques. Il faut donc réaffirmer la lutte contre le piratage comme un objectif de politique publique.

N'est-ce pas vain au vu du défi technologique que représente la lutte contre le piratage de masse ?
On peut y arriver. Google développe par exemple "Content ID" qui fait que vous avez des systèmes d'empreintes permettant de vérifier que les oeuvres visibles sur YouTube ont été mises par les ayants droit et pas par n'importe qui. Après, il faut aussi un arsenal juridique adapté. Aujourd'hui, en matière de piratage, les décisions de justice sont longues à intervenir. Le principe de réponse graduée a du sens mais s'il n'y a jamais de sanction à la clé, ça ne peut pas marcher. En 2017, il y a eu 17 millions de signalements de contenus piratés faits par les ayants droit. Derrière, il n'y a eu 88 décisions de justice ! C'est pourquoi nous proposons notamment de créer une transaction pénale, une sorte d'amende qui n'implique pas l'intervention d'un juge. Il faut par ailleurs continuer une action pédagogique très forte et obtenir une obligation de coopération des différentes plateformes, notamment des fournisseurs d'accès à internet.

Ils ont dit
"Nous sommes à un moment charnière pour le marché des médias"
Aurore Bergé

La meilleure solution n'est-elle pas de proposer des offres légales adaptées aux nouveaux usages comme Spotify a su le faire par exemple dans le domaine de la musique ?
Il faut les deux ! Il faut une dissuasion de pirater, par la pédagogie et la sanction si besoin. Mais il faut en effet aussi des offres légales, simple d'accès et à faibles coûts.

Si notre modèle audiovisuel ne se réforme pas, pensez-vous que les chaînes françaises courent un péril mortel ?
Oui. Nous avons un modèle qui a permis de conserver la diversité culturelle en France alors que d'autres marchés à côté s'effondraient. Regardez ce qu'il s'est passé en Italie concernant le cinéma. Son marché s'est effondré alors qu'on avait un cinéma italien extrêmement puissant. C'est la preuve que notre modèle audiovisuel fonctionne. Par contre, si nous ne sommes pas capables de le rénover, il risque de devenir complètement anachronique. Si nos chaînes ne savent pas 'compétiter' à armes égales, c'est la création et l'emploi qui en pâtiront. L'objectif politique est de garantir la diversité culturelle et l'accès aux oeuvres. On ne pourra les garantir que s'il y a un financement pérenne, et si on a des règles du jeu qui sont partagées. Il y a déjà eu 80 interventions législatives sur la loi de 1986 (relative à l'audiovisuel en France, ndlr). L'idée n'est pas d'en faire une simple 81e pour se faire plaisir. C'est de se dire que nous sommes à un moment charnière pour ce marché.

commentaires
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Pearl Harbor Oahu

Il a aussi sa Schiappa......et des fois sa Poirson........même profil!



Pearl Harbor Oahu

Entre M.Schiappa, Laure Poirson, et Aurore Bergé, le trio des incompétentes!



Ysabel

?
Votre com mérite une petite explication..... comprend pas



Ysabel

C'est sur, ils sont capables de tout..... c'est à craindre....



zur ten

Je n'ai jamais dit que le piratage ciblait principalement des contenus non disponibles. Je pense que c'est l'inverse.

Vous semblez avoir une certaine aversion contre les productions américaines. Il faut le reconnaitre, elles sont souvent de bien meilleure qualité que les productions françaises.

Le manque de moyens en France, s'explique aussi par le marché, bien moins étendu que le marché anglo-saxon. Mais pas que.

Les moyens mis à disposition en France le sont surtout pour produire toujours le même genre de films. Nous ne prenons jamais le moindre risque. Toujours de la comédie, du social ou du policier, que ce soit à la télévision ou au cinéma. De fait, les productions américaines, espagnoles, anglaises et j'en passe marchent mieux car elles sont beaucoup plus hétéroclites. Le succès de Netflix montre que les gens en ont soupé de voir toujours la même chose et qu'ils ne sont pas prêts à payer le prix fort pour n'importe quoi. C'est à l'industrie de s'adapter au public, pas l'inverse.

Le piratage ne concerne que très peu de fait les productions françaises (qui voudrait pirater un xième film avec toujours les mêmes acteurs sur le même sujet ? ) et donc, porte, à mon sens, très peu préjudice à l'audiovisuel français qui n'est victime que de lui-même et de son entre-soi.

Je n'ai aucunement la prétention de détenir la solution. Mais j'ai au moins le mérite d'énoncer des pistes, car le répressif ne fonctionnera pas. La Hadopi ne sert strictement à rien et c'est bien dans l'offre qu'il faut s'orienter.



tikeum75

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié
Tes trahisons et la tromperie
Quand, dents devant, tu es partie
Rejoindre la quiche usée
Veule, avant l'heure.



Pfff

J’ai de la peine pour vous mais c’est votre vie. Vous devriez songer à déménager...



Pfff

Le concept de la production d’une œuvre est d’etre rémunérée pour celle ci. Un bon scénariste c’est un métier etc...

Arrêtons de croire qu’une licence globale au tarif ridiculement bas permettra de rémunérer correctement les intermittents du spectacle

Des solutions alternatives pourquoi pas, mais crédibles



Pfff

En l’occurrence, la première personne revendiquait être pirate (je vous rassure, comme plein de gens biens) et assurait que ça n’avait aucun impact parce que soi disant, ce qui était découvert sur le Net était ensuite acheté

Je me suis contenté de rappeler qq vérités de bon sens et je n’ai effectivement pas là prétention, contrairement à d’autres, de détenir la solution

La seule chose que j’observe, c’est que le manque de moyens quel que soit le domaine tire tout vers le bas, les médias en sont un bon exemple et la culture qui a disparu dans de nombreux pays aussi, obligeant ces pays là à s’en rabattre sur ce qui existe pas cher, soit généralement l’Americain

Ce sont en effet des constatations, pas des propositions

Ceci dit quand je ne lis que des propositions qui visent à payer moins cher, je souris. Si vous piratez votre film arménien non dispo à la vente, rassurez vous, Hadopi ne viendra pas vous mettre en prison

C’est faire preuve de bcp d’aveuglement ou de mauvaise foi que d’affirmer que le piratage cible principalement des contenus non disponibles légalement.



La Sardine

Excellent itw.

Le grand chamboule tout est presque prêt et il y a urgence à faire quelque chose.



zur ten

Je ne pensais pas qu'on pouvait atteindre le niveau de Morano, je la croyait unique... et j'en étais plutôt satisfait :)



zur ten

En quoi ai-je dis que j'étais pro piratage ? Allez-y ça m'intéresse. Votre réponse manque totalement d'argument ou, au moins, de contre argument.
Un rapport ne vous plait pas ? il est d'un lobbyiste. On émet des
propositions ? Vous répondez pro piratage. On parle culture ? Vous répondez américain. Finalement, vous ne proposez strictement rien. Vous ne faites que considérer les autres comme des pirates et fin du débat.



Oasis

Même un groupe comme REM, que j'adorais, avait signé un contrat pour un montant proche des 100M$ au milieu des années 90... Après tout tant mieux pour les artistes, c'est les maisons de disque, qui ont fait plutôt n'importe quoi, sans voir l'arrivée d'internet et du P2P !!



Pearl Harbor Oahu

Elles rêvent de rentrer au Gouvernement comme Ministre de.....!!!!!! tout comme Schiappa et Poirson........mais n'en n'ont ni l'envergure ni la capacité ! On peut vouloir la parité homme/femme et être très déçu. Elles ne parlent qu'en "élément de langage", donc phrases apprises ! Elles sont "jeunes" mais inaudibles par contre "très bonnes clientes" des chaînes infos en continu..........



Steph3333

Ozap... Pourquoi n'avez vu pas mis en ligne les images de l'interview ? Vous avez eu du mal à garder votre sérieux pendant qu'elle répondait ? C'est ça ? ;-)

Cette fille est une blague à elle toute seule. Un résumé de la Macronie, en somme.
Je la vois bien ministre : Nulle, grande gueule, a un avis sur tout, ne supporte pas la contradiction...



Prof2tout

Hé oui , a cette époque , ils "pondaient" une galette , et ne foutaient rien pendant deux ans .
Maintenant ils sont obligés d'aller bosser en salle pour faire in peu de fric ,
Bon retour sur terre messieurs dames , faut bosser comme tout le monde .



Prof2tout

Vu le pourcentage de navets et de comédies aussi mièvres qu'insipides qui sortent en France et qui sont mises en avant a grands renfort de pub , faut pas s'étonner que les gens se tournent vers les films étrangers .

Et tant qu'on aura pas fini de nous bassiner en nous montrant que les Dany boon ou les Kev Adams sont le summum de la culture cinématographique française il est bien évident qu'on aura envie d'aller voir ailleurs ce qui s'y passe .



LittleBoots

Aurore Bergé est une grosse arriviste doublé d'une incompétence notoire. Donc ses propos j'en ai rien à foutre et vivement qu'elle se fasse jarter du gouvernement.



Prof2tout

Bof , elle est brune et papa lui a payé "science po" , autrement , aucune différence dans l'intellec .



Rodolphe Bruno

N'oublions surtout pas aussi les 11 000 employés à France Télévisions, oui vous avez bien lu, vérifiez mes chiffres, contre 4 000 à TF1 étonnant, des journalistes qui se servent à rien, des vieux animateurs Drucker, Sébastien, Nagui et tous les autres qui sont là depuis des dizaines d'années maintenant payés combien ? Sans parler du Service des Sports complètement incompétent depuis longtemps, où il y a encore, on se demande pourquoi le Nelson Monfort, Montiel et Cie faut les virer tous ces gars là avant les JO de Paris....



JRMiel

Personnellement je vis très bien sans regarder aucun film et série française.
Les programmes anglo-saxons/americains sont plus originaux que les équivalents français.



JRMiel

Les primes commencent a 20h en Allemagne car leur mode de vie est décalé en fonction du soleil.
Je m'explique, ils mangent généralement à 19h donc un prime a 20h est logique.
De même au Danemark, le journal télé et l'heure du repas le soir est a 18h pour des primes a 19h30-20h.
A l'inverse, en Espagne, l'heure du dîner est vers 21-22h, donc un début de prime time a 22h.

Les Francais mangent a 20h, l'heure du primetime a 21h est logique



NorbertGabriel

""En revanche, je trouve assez courageux de répondre à une interview sur Ozap"

Oui bon c'est quand même pas aller au front à Verdun ou au Chemin des Dames ..



NorbertGabriel

Avec un écologiste façon de Rugy, pourquoi pas la culture à Aurore Bergé ? et les finances à Balkany, osons les idées audacieuses.. Pour le ministère de l'Intérieur, dommage que Benalla ait quelques soucis ..



NorbertGabriel

Il y a quelques années Hervé Cristiani a découvert qu'il était une super star de la musique en Chine, des millions d'écoutes piratées par an ... Qui lui ont rapporté l'équivalent de 8 ou 9 euros .. Donc un gros sandwich par an ...



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