Bande-annonce : Le documentariste Nicolas Philibert fait visiter "La Maison de la radio"
Publié le 13 février 2013 à 15:10
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Nicolas Philibert, le réalisateur d'"Etre ou avoir", a passé six mois dans "La Maison de la radio", le siège de Radio France pour faire un film sur les coulisses du groupe public.
Bande annonce de "La Maison de la radio" de Nicolas Philibert

La maison de la radio comme vous ne l'avez jamais vue. Le 3 avril sort en salles le documentaire de Nicolas Philibert, le réalisateur d'"Etre ou avoir", consacré au siège de Radio France. Début 2011, le documentariste s'est enfermé pendant 6 mois dans ce grand bâtiment du XVIe arrondissement de Paris qui abrite les antennes nationales et les service administratifs de Radio France (France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, Fip, Le Mouv', etc) ainsi que les formations musicales (orchestres et choeurs).

Au vu de la bande-annonce qui vient d'être publiée par Les Films du Losange, le réalisateur a filmé les coulisses de cette immense fourmilière, montrant les voix célèbres comme les petites mains anonymes qui fabriquent, directement ou indirectement, les radios. On y voit les personnes qui sélectionnent les auditeurs intervenant dans "Le téléphone sonne", les enregistrement en province et en public du "Jeu des 1.000 euros", la chronique de Philippe Vandel enregistrée dans une petite cabine où le réalisateur montre tout en refusant de filmer les émissions comme le font les webcams installées dans les studios. "C'est de la vidéosurveillance, expliquait Nicolas Philibert à Télérama en juillet 2011, en tout cas, ça en a l'apparence. Ces webcams produisent des images anony­mes, impersonnelles, tout en à-plats. Pour ainsi dire, de la mauvaise télé­vision".

Pour expliquer son approche, le réalisateur donnait alors un exemple d'un tournage : "Dans un studio de France Inter, j'ai filmé à deux caméras un entretien de François Busnel avec le chanteur Arno. Je ne veux pas anticiper sur le montage, mais il est très possible que je conserve uniquement le plan de Busnel. Parce qu'il est tout à l'écoute, très attentif à ce que dit son invité."
Par Benoit Daragon | Journaliste
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