Après plusieurs jours de boycott, La France insoumise accepte de revenir sur BFMTV. Le parti coordonné par Manuel Bompard, qui estimait que les représentants qui y étaient envoyés faisaient l'objet de "méthodes intolérables et irrespectueuses" de la part de la chaîne, avait décidé purement et simplement d'annuler ses engagements et de ne plus se rendre sur le canal la semaine dernière. Dans un communiqué dévoilé le 16 septembre, le parti politique indique que la chaîne leur a depuis promis "un renforcement de la rigueur" éditoriale et donné "des garanties de correctifs visibles" en cas de "fausse information" diffusée à l'antenne.
Malgré cela, La France insoumise a indiqué que son retour ne se ferait pas sans quelques conditions et qu'elle ne participerait plus "ni à l'émission animée par la journaliste Sonia Mabrouk, ni à celle mettant en scène des dialogues avec le propagandiste anti-LFI Raphaël Enthoven ou le maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard." Une décisions prise pour protester "contre ce qui nous apparaît en cette rentrée comme étant une dérive de plus en plus manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l'extrême droite", détaille le parti politique dans son communiqué.
Face à cette situation, BFMTV n'a pas tardé à exprimer son mécontentement. "La direction de BFMTV a pris connaissance du communiqué de La France insoumise de continuer de boycotter une partie de ses émissions. Elle considère que c’est une atteinte à sa liberté de programmation et que son indépendance éditoriale est remise en cause, peut-on lire dans un communiqué publié le 16 septembre en fin de journée par la chaîne info. BFMTV s’est toujours attachée à recevoir l’ensemble des formations politiques, dans le respect du pluralisme et des règles de l’ARCOM. Dans ce cadre, elle reste libre de sa programmation et de sa ligne éditoriale et ne saurait en aucun cas se voir dicter des conditions. Fidèle à ses principes, et plus encore en ce début de campagne électorale, BFMTV entend s’adresser à tous les Français, quelles que soient leurs opinions." Une déclaration partagée par plusieurs journalistes du canal 13, comme Olivier Truchot, Alain Marshall ou Apolline de Malherbe, qui l'ont rapidement republiée sur les réseaux sociaux respectifs.