"Dans le brouhaha du duplex j’avais mal entendu ses propos dimanche soir minuit, et j’en suis désolée". Apolline de Malherbe a présenté ses plus plates excuses à Bally Bagayoko, le nouveau maire LFI de Saint-Denis élu avec 50,7% des voix ce dimanche 15 mars lors du premier tour des élections municipales. Mardi, dans son émission "Apolline matin" sur RMC, la journaliste vedette du groupe avait interrogé le nouvel édile sur des propos qu’il aurait tenus lors de l’annonce de sa victoire. "Alors qu’un de mes confrères vous interrogeait sur la ville des rois, vous disiez que c’est aussi la ville des noirs, est-ce que ça, ça compte pour vous ?", a-t-elle lancé.
La matinalière faisait allusion à une interview qu’avait donnée Bally Bagayoko à LCI et Darius Rochebin depuis la sous-préfecture d'Île-de-France. Du fait des conditions du direct, les premières secondes de son entretien étaient peu audibles, et plusieurs téléspectateurs, dont Gilbert Collard, avaient cru entendre l’expression "la ville des Noirs" de la bouche de l'ancien cadre de la RATP. RMC avait également relayé cette fausse information.
"Ce n’est pas la ville des noirs, c’est la ville des rois et du peuple vivant, c’est ça le terme complet qui a été rappelé", a aussitôt rectifié Bally Bagayoko en plateau. Une version que confirme Apolline de Malherbe, quelques heures plus tard sur ses réseaux sociaux. "Ses mots exacts étaient 'ville des rois et du peuple vivant'. Il a eu l’occasion de le dire ce matin à mon micro", a-t-elle précisé dans son message d'excuse partagé sur X. Le maire de Saint-Denis a ensuite répondu au tweet de son intervieweuse en la remerciant "de la clarification".
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Ex-joueur semi-professionnel de basket puis entraîneur, l’insoumis Bally Bagayoko, 52 ans, cadre de la RATP, a ravi au Parti socialiste Saint-Denis, deuxième plus grande ville d’Île-de-France après Paris. Dimanche soir, l'homme politique, né de parents maliens, avait aussi affirmé sur LCI que sa victoire "montre que le chemin de la rupture dans les villes populaires comme Saint-Denis et Pierrefitte (aujourd’hui partie intégrante de Saint-Denis, ndlr) est le chemin qu’il faut pour l’ensemble des territoires populaires", vantant une cité qui, avec 150 nationalités, "représente en fin de compte tout ce que l’extrême droite déteste".

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