Habitué à amuser la galerie, Elie Semoun a fendu l'armure sur le plateau de "C à vous". L'humoriste y était convié pour promouvoir son huitième et dernier spectacle "Cactus", mais a été piqué au vif par Mohamed Bouhafsi sur la question de la maladie d'Alzheimer. Il a en effet longtemps accompagné son père, atteint de "cette saloperie", tout au long de son combat jusqu'à son décès en 2020. Engagé aux côtés de la Fondation pour la recherche médicale en faveur de la lutte contre ce trouble, le comédien a également filmé le cheminement de son paternel face au drame dans le documentaire "Mon vieux", qu'il considère comme "mode d'emploi pour les aidants". "C'est ce que j'ai essayé de faire avec ce film, parce qu'avec ma sœur, on n'avait pas de mode d'emploi. On ne savait pas s'il fallait lui dire, s'il ne fallait pas lui dire", a expliqué le fils longtemps désarmé face à cette maladie évolutive.
L'animateur du talk-show les week-ends a alors dévoilé un extrait de ce film, où apparait devant la caméra du réalisateur son géniteur affaibli. La séquence diffusée a bouleversé celui qui l'a capturée. "Ça me déchire le cœur de voir ces images. Parce que c'est le début de sa maladie (... ) Ce qui est touchant et déchirant, c'est qu'il y a une forme de lucidité aussi", analyse Elie Semoun, très ému. "Un peu plus tard, je voyais des larmes couler sur son visage et je me disais : 'Merde, ça se trouve, il se rend compte que... qu'il est ailleurs et qu'il dit n'importe quoi'", rembobine-t-il ensuite, avant de s'interrompre. "J'avoue que ça m'émeut de revoir ça", a-t-il seulement pu conclure, cueilli par l'émotion. Puremédias vous propose de découvrir ce témoignage dans la vidéo en tête d'article.
A lire aussi : “Désolée” : Olivia Courbis émue aux larmes en évoquant la mémoire de son père Rolland Courbis dans l'émission “C à vous”
Si bienveillant à son égard dans ces derniers moments de vie, Elie Semoun a longtemps éprouvé de la colère contre son paternel, qui ne lui a révélé la mort de sa mère qu'après ses funérailles. "Il considérait que c'était trop dur d'amener des enfants à un enterrement dans un cimetière. Il s'est dit : 'On va enterrer maman et on va le dire après'", a-t-il indiqué à la table du magazine de France 5. Avant de lui trouver aujourd'hui des circonstances atténuantes, au vu des moeurs de l'époque : "C'était une erreur, mais c'était en 1974".

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2