TF1 tient-elle son nouveau jeu événement ? Ce samedi 7 juin, en prime time, la chaîne diffusera le tout premier numéro de "Le Dernier Cercle", un format de jeu inédit présenté et produit par Arthur (en collaboration avec Satisfaction Group). Le principe ? Mettre en compétition 50 candidats anonymes dans un décor immersif à 360°, avec pour objectif de franchir six cercles de difficulté croissante. Les épreuves solliciteront différentes aptitudes intellectuelles : mémoire, logique, calcul, langage, visuel et spatial.
Le programme marque un virage stratégique pour la premier chaîne, qui n'avait pas proposé de jeu cérébral en soirée avec des anonymes depuis "The Wall : Face au mur" en 2017. Jusqu'ici, TF1 privilégiait les formats ludiques portés par des célébrités, comme "The Wheel "animé lui aussi par Arthur. "C'est très important puisque depuis de nombreuses années, vous me voyez souvent entouré de célébrités. Et là, nous sommes revenus à nos premiers amours. C'était une chose à laquelle je tenais énormément" a assuré Arthur auprès de Puremédias lors d'un point presse.
Création originale, le jeu n'est pas sans rappeler "The Floor" ou "100% Logique" sur France 2, qui rassemblent régulièrement entre 3 et 3,5 millions de téléspectateurs sur la chaîne du service public. Face au succès des jeux de France 2, la Une semble donc revoir ses priorités. "Ce n'est pas du tout une réponse aux succès de 'The Floor' et '100% Logique'", rétorque Arthur. "Comme vous le savez, je suis le producteur de 'The Floor'. Et je produis aussi sur France Télévisions 'Le grand quiz des champions' avec des anonymes, mais qui sont déjà des stars puisque finalement, à force d'avoir tout gagné sur les plateaux télé, ils sont parfois plus connus que certains invités de mes émissions", sourit l'animateur, évoquant le cas de Paul El Kharrat. "Mais c'était pas du tout en réponse à ça, je voulais jouer avec des anonymes parce que j'ai pris beaucoup de plaisir. Par exemple, 'Bataille navale' (un autre nouveau jeu qu'il présentera TF1, ndlr) ça sera aussi avec des anonymes."
"Ramener des téléspectateurs à l'écran, c'était quelque chose qui me plaisait en tout cas" résume-t-il, avant de rappeler : "Des anonymes en prime time, ce n'est peut-être pas l'ADN de TF1, mais on a des anonymes tous les jours. Avec Jean-Luc Reichmann tous les jours, ou sur 'Koh-Lanta', ce sont des anonymes à la base. Ce n'est pas non plus une nouveauté sur TF1 qu'il y ait des anonymes. Il y en a toujours eu." Pour l'animateur, c'était l'occasion de revenir à un exercice auquel il ne s'était pas prêté depuis 20 ans avec "À prendre ou à laisser". "Ce que je peux vous dire, c'est la sensation que j'ai eue à présenter cette émission. J'ai retrouvé vraiment des réflexes de l'époque de la radio ou de l'époque où j'animais des jeux avec des candidats anonymes. C'était très fluide", assure-t-il.
"Le jeu avec des anonymes, c'est comme remonter sur un vélo. Moi, ça a été automatique. D'abord parce que j'ai fait 25 ans de radio au téléphone avec des anonymes, et parce que j'ai fait 800 émissions de 'À prendre ou à laisser' avec des candidats anonymes. Et donc mes vieux réflexes d'empathie, de rigolade et de déconne avec eux sont venus automatiquement. Même si, contrairement aux émissions que j'ai pu animer précédemment, là c'est un jeu, donc ce n'est pas un truc de déconne, on doit être cadré dans les questions, les réponses. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'au lieu d'avoir Booder ou Jarry en face de moi, il fallait aussi que je fasse connaître les personnalités qui étaient sur le plateau et que, je les fasse évoluer tout au long du programme."
Selon la production, près de 10.000 personnes se sont inscrites au casting pour participer au programme "une réussite" pour une création encore inconnue des téléspectateurs. Après trois mois de sélections, le choix s'est finalement porté sur un panel d'anonymes sélectionnés pour leur "personnalité mais aussi leurs compétences" explique Thomas Thomas Carre-Pierrat directeur des programmes chez Satisfaction. "C'est important d'avoir des gens qui soient agréables à voir, à entendre, à écouter, qui ont des petites histoires à raconter, auxquels on va s'attacher. Mais il nous fallait aussi et surtout des joueurs". La production leur a ainsi fait "passer des tests" sur leurs "connaissances et compétences". "C'est à partir de ces tests qu'on a fait notre choix, parce qu'on ne voulait pas se retrouver dans une situation où on avait des candidats pas assez bons pour aller jusqu'au bout."
Le résultat pour Arthur, a été de se retrouver face à 50 inconnus aux différents traits de caractère, à l'opposé des célébrités qui l'entourent habituellement. "Il y a quelques personnalités qui sont ressorties, mais de manière générale ils étaient tous géniaux", se réjouit-il. "Mais ce sont les personnalités les plus rigolotes et les plus sympathiques qui se font éliminer en premier. Les tranquilles, les introverties, les concentrés, arrivent plus vers les phases finales que les rigolos. C'est comme à l'école, les rigolos qui sont au fond près du radiateur, en général, ce n'est pas eux qui ont les meilleures notes. Et puis on a vu quelques excès de confiance aussi parfois, des gens qui se sont sentis un peu à l'aise et qui finalement sont déconcentrés", s'en amuse Arthur.
Les conditions de tournage, debout sur le plateau, ont également joué sur la pression exercée sur les participants. "Pour les candidats, il fallait aussi tenir, y compris pour les bons. Il fallait tenir quatre heures à répondre aux questions et rester concentré. Comme la compétition était très serrée entre les meilleurs à la fin, une moindre faute pouvait vraiment coûter cher". "Le tournage dure assez longtemps" précise-t-il. "L'émission dure deux heures, mais le tournage a duré trois heures et demie, presque quatre heures. C'étaient les premières. On discute pendant les pauses, on s'attache. Donc, il y a un truc qui se passe. C'est ça que j'ai aimé dans l'émission", conclut Arthur.

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