Maxime Lledo a payé au prix fort sa double casquette. À l'antenne de Sud Radio depuis un an et demi, l'animateur de la matinale du week-end complétait son activité dans les médias par des prestations extérieures comme conseiller en communication d'artistes, auteurs, sportifs et personnalités politiques. Si lui réfutait tout conflit d'intérêts en cumulant ses deux fonctions, son patron de la station privée a sanctionné ce mélange des genres en écartant son salarié des grilles de la rentrée. Le 3 août dernier, la direction de Sud Radio signifiait publiquement "le non-renouvellement" du contrat de son ambitieux présentateur. Ce dernier était pourtant pressenti pour reprendre les manettes de la tranche 10h-12h en semaine, finalement dévolue à Stéphanie de Mura, ancien visage de RT France et voix d’Europe 1 depuis 2024.
Invité du "Buzz TV", Patrick Roger est revenue sur cette décision, confirmant "une rupture de confiance" avec son ancien protégé. Ce n’est pas possible de faire ça quand il y a des interviews avec des politiques", insiste le patron de la station, pas tenu au courant des activités parallèles de Maxime Lledo au moment de son embauche. "Il ne m'en a jamais parlé", se défend-il. Dès lors, aucun compromis ne pouvait être trouvé. "Si la confiance est rompue, à partir de ce moment-là, on ne peut plus travailler ensemble", a conclu le dirigeant expérimenté.
L'animateur avait pourtant affirmé au "Parisien" que celui qui l'a engagé était informé de l'existence de sa société événementielle. Il ne cautionnait également pas ce "mélange des genres" dont il était accusé. "Si c’est une manière de me demander si j’ai déjà, dans le cadre d’interviews politiques, interrogé des personnalités qui seraient mes clients, c’est hors de question. Ça n’est jamais arrivé. Si on vous dit le contraire, prouvez-le-moi !", fulminait-il.
Déjà, avant même ce point de rupture, des dissensions avaient opposé Patrick Roger et son employé, parfois un peu trop électron libre à son goût. "J’ai constaté qu’il ne respectait pas toujours le conducteur et prenait ses aises", signalait le patron s'estimant "trahi". Il a finalement décidé de le remplacer par l'éditorialiste politique Jean-François Achilli, licencié pour faute grave par le service public. Il lui était reproché d’avoir participé à la rédaction d’une autobiographie de Jordan Bardella. Un choix qui avait amusé "non sans malice" l'ancien propriétaire de cette case.