"Je suis sur le banc des accusés d'un tribunal quand même ! Et on me dit, 'accusée, levez-vous'". Ce dimanche 18 octobre, Marie Portalano est l'invitée de "Puremédias l'hebdo" sur T18. La journaliste à la tête de l'émission "Les maternelles" diffusée désormais chaque vendredi matin sur France 2 est revenue sur les conflits judiciaires qui l'opposent à Pierre Ménès. Ce dernier avait en effet porté plainte contre elle pour diffamation trois mois après la parution du livre de Marie Portolano, "Je suis la femme du plateau", paru en mars 2024 aux éditions Stock, dans lequel la journaliste sportive relatait une agression sexuelle subie sur le plateau de Canal Football Club en 2016, sans jamais nommer Pierre Ménès.
"Moi, j'ai été jugée, mon procès a eu lieu il y a quelques semaines (le 7 septembre et le délibéré sera rendu le 4 novembre, ndlr). Maintenant, il y a son procès à lui (pour harcèlement et agressions sexuelles, ndlr) qui va avoir lieu dans quelques semaines (le 16 novembre, ndlr). Je trouve ça dommage...", commence la journaliste, qui rappelle qu'elle n'a pas porté plainte contre Pierre Ménès mais que le parquet s'est auto-saisi après le témoignage de Marie Portolano, d'abord dans son documentaire "Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste", qu'elle a retranscrit dans son livre et détaillé lors de son procès : "On s'est tous rassemblés (...) pour faire une photo avec Antoine Griezmann, notre invité, et à ce moment-là, Pierre m'a soulevé la jupe" sous les yeux du public du Canal Football Club en 2016, avait-elle expliqué à la barre, ajoutant l'avoir "frappé devant tout le monde" avant de quitter l'émission, "très énervée".
"Lui, il dit qu'il ne s'en souvient pas. Et ça a entraîné tout plein de choses. Et vraiment, c'est quelque chose qui me dépasse aujourd'hui", confie la journaliste au micro de Virginie Guilhaume. "Moi je suis sur le banc des accusés d'un tribunal quand même. Et on me dit, 'accusée, levez-vous', alors que j'ai juste écrit un documentaire que j'ai tourné, filmé, et que c'est la seule chose que je pense avoir fait", conclut-elle. À son procès comme sur le plateau de "Puremédias l'hebdo", Marie Portolano a rappelé avoir voulu dénoncer "un système qui permettait à ce genre de personnes d'agir comme ça en toute impunité". "Je n'avais pas envie de tuer cette personne", a-t-elle ajouté, répondant à Pierre Ménès qui ne cesse depuis l'éclatement de cette affaire d'affirmer que la journaliste a "brisé sa carrière".
"Puremédias l'hebdo" avec Virginie Guilhaume, c'est tous les dimanches de 11h30 à 12h30 sur T18.