Audrey restera bloquée à 45 victoires dans "N'oubliez pas les paroles". Le parcours de la Castraise de 37 ans s'est arrêté face à Manon en deuxième partie de l'émission du 18 juin, après une hésitation fatale sur une rare chanson qu'elle ne connaissait pas sur le bout des doigts. Mais l'assistante maternelle ne maugrée pas cette bafouille et préfère retenir le positif d'une expérience réussie sur tous les plans. Jugez plutôt : la candidate a poinçonné son billet pour le prochain tournoi des Masters, a coffré 223.000 euros qui l'aideront à monter son projet professionnel, et a même vu son futur époux se mettre à genoux pour demander sa main. Nous avons recueilli ses sentiments à l'issue d'une élimination vite digérée.
Propos recueillis par Olivier Cortinovis
Puremédias : Audrey, c’est la fin d’une belle aventure ce soir. Quel(s) sentiment(s) prédominent quand vous avez rendu votre micro d’argent ? La fierté d’être arrivée jusqu’ici ? La déception de ne pas avoir tenu un peu plus longtemps ?
Audrey : Il y a beaucoup d'émotions qui se sont chevauchées. Évidemment, je suis un petit peu déçue que l'aventure s'arrête. Quand on passe autant de temps sur le plateau et qu'on prend autant de plaisir aux côtés de Nagui et des zikos, on n'a pas envie que ça s’arrête. Après, je suis très contente pour Manon qui a réussi à me chiper le micro.
Qu'est-ce qu'il se passe dans votre tête au moment de votre élimination ?
Je suis tombée sur une chanson que je ne connaissais pas, qui passait de temps en temps dans ma playlist. Je pense qu'elle serait venue petit à petit dans mes apprentissages, mais ce n'était pas le cas. En tant que bonne 'miss bafouille', j'ai bafouillé cette chanson. Comme ça, au moins, la boucle est bouclée. Je suis évidemment extrêmement fière du parcours, extrêmement fière de mon aventure. Je suis très contente qu'elle ne s'arrête pas là, puisque j'ai atteint les Masters et que je vais pouvoir revenir et prendre encore beaucoup de plaisir.
Cette aventure a commencé par un fait d’armes inoubliable : la victoire face à Sandy, troisième plus grande maestro du jeu. Est-ce que vous avez traîné cette étiquette, et la pression qui va avec, tout au long de votre passage ?
Je ne l'ai pas ressentie comme ça. J'ai pris beaucoup de plaisir à jouer avec Sandy sur le plateau. J'ai réussi à lui chiper son micro et je crois qu'elle était aussi contente que je puisse, moi aussi, vivre cette aventure. Évidemment, ça met une certaine pression quand on élimine la troisième plus grande de tous les maestros. Il y a la pression de se dire qu'il faut être à la hauteur. J'ai essayé de faire de mon mieux pour offrir une belle suite à Sandy.
"Sandy m'a beaucoup soutenue"Audrey
La pression était d’autant plus grande que Sandy avait vanté vos qualités et notamment vos longues heures de révision avant votre participation. 1100 chansons, dont 750 par coeur. C’est ça ? Comment vous êtes-vous organisée ? Vous avez avancé avec une méthode aux antipodes des autres grands champions, non ?
Oui, beaucoup de grands champions tiennent des cahiers et ont des moyens mémo-techniques. Ils ont besoin d'écrire beaucoup. C'est vrai que moi, je n'en ai pas eu. Je n'ai pas de cahiers, je suis juste une liste Excel qui me permet de noter toutes les chansons apprises. Moi, ça a été beaucoup de la mémoire auditive, et c'est vrai que je n'ai pas été comme d'autres maestros à écrire.
Vous avez d’ailleurs effectué un premier essai qui s’est avéré infructueux en 2022. Qu’est-ce que vous avez changé depuis et est-ce que cet 'échec' vous a servi pour cette deuxième opportunité ?
Déjà, j'ai évidemment augmenté mon nombre de chansons apprises. Et puis, le fait d'aller sur le plateau une fois et de perdre, c'est quelque part une chance. Parce qu'on connaît déjà un petit peu ce qu'il se passe, toute la préparation, les coulisses, etc. On a un peu cette expérience-là. Et puis, j'ai pris un peu plus confiance en moi.
Vous n’en avez pas tout à fait terminé avec 'N’oubliez pas les paroles' puisque vous vous êtes qualifiée pour les Masters ? C’était l’objectif au fur et à mesure de vos performances dans l’émission ? Une sorte de consécration ?
C'est totalement une consécration. D'ailleurs, j'ai confié à Nagui que j'avais vécu mon parcours émission par émission. J'ai vraiment suivi les conseils de Charlotte, qui est la 11e plus grande maestro et avec qui je m'entends très très bien. C'est devenu d'ailleurs une amie depuis. Ou les conseils de Sandy aussi, parce qu'elle m'a quand même beaucoup soutenue. Après chaque journée de tournage, on s'écrivait. Et c'est vrai qu'elle m'a aussi lancé le défi de la rejoindre dans les Masters. Elle m'avait toujours dit 'Audrey prend émission par émission, vit moment par moment et reste concentrée'. Et je crois que ça m'a beaucoup réussie.
C’est intimidant de rejoindre ce cercle de grands maestros maintenant que vous savez que vous allez devoir les affronter ?
Oui, beaucoup. Ça met un petit peu de pression supplémentaire. Mais j'y vais aussi avec beaucoup de plaisir. Je ne vais pas changer ma façon de réviser, je vais y aller tel que je suis. Ça m'a déjà réussie donc pourquoi pas faire quelques pas de plus dans les Masters.
Est-ce qu'il y a un des compétiteurs qui vous impressionne plus que l’autre ? Quelqu’un dont vous avez particulièrement suivi le parcours ?
Ils sont tous très impressionnants. Ils ont tous des qualités et des manières de fonctionner différentes. C'est vrai qu'on essaie de trouver quelque chose dans chaque maestro pour construire un peu son parcours. Bien sûr, il y a des maestros qui m'ont inspirée, comme évidemment, Margaux (la numéro 2 et première femme du classement, ndlr). J'ai suivi le parcours de tous les maestros, mais c'est vrai que Margaux a fait partie des maestros qui m'ont beaucoup inspirée, à l'instar de Charlotte, Laurens, Benoît ou Sandy, pour ne citer qu'eux.
Une fois que vous avez atteint l’objectif des Masters, est-ce qu’il y a eu une sorte de relâchement naturel ?
Pas tant que ça, finalement. J'étais très contente de rentrer dans les Masters, évidemment. Mais c'est vrai que Nagui me dit que c'est toujours mieux de grappiller encore des places au classement. C'était donc mon objectif. Mais voilà, c’est une histoire de bafouille. Ça devait être écrit comme ça que je perde à ce moment-là. J'aime dire que mes étoiles étaient alignées depuis le début, j'ai eu beaucoup de chance sur mon parcours. J'aurais pu partir bien avant parce que j'ai enchaîné les bafouilles et les petites erreurs. Mais c'est une aventure incroyable et je suis très contente qu'elle se poursuive avec les Masters.
Qui dit 'N'oubliez pas les paroles" dit forcément Nagui. Comment qualifieriez-vous la relation que vous avez entretenu avec lui ?
Nagui, c'est une personne très bienveillante qui soutient les candidats. Il a toujours les mots justes, il sait quand on doute, il sait nous remotiver et j'ai passé de très bons moments à ses côtés. On a aimé taquiner Romain (son compagnon) et j'ai beaucoup aimé cette relation qu'on a eue à l'écran.
Il n’hésite pas à s’aventurer sur le terrain privé. Cela vous gênait de vous exposer comme ça devant des millions de téléspectateurs ?
Non, pas du tout, parce qu'on est vrais. Cela a a été vraiment chouette de partager ça avec des millions de téléspectateurs.
Avec comme cerise sur le gâteau cette demande en mariage sur le plateau en direct...
Oui, tout à fait, je ne m'y attendais vraiment pas. Au-delà des victoires, au-delà des gains, l'émission m'a permis aussi de m'offrir des souvenirs gravés à vie.
Dès que vous avez commencé à mettre de l’argent dans votre cagnotte, vous avez parlé d’un projet professionnel qui vous tenait à coeur : construire une maison d'assistante maternelle pour pouvoir pratiquer votre activité en dehors de votre domicile.
C'est toujours d'actualité. Pour l'instant, nous avons trouvé le terrain. Après, il n'y a rien de signé, il n'y a rien de concrétisé encore. Il y a quelques rendez-vous qui vont avoir lieu bientôt.
Vous avez aussi des idées d’ordre plus personnelles, des voyages par exemple, pour vous faire plaisir avec cette somme gagnée ? Une idée de la destination du voyage de noces peut-être ?
Avec Romain, on a envie d'aménager notre jardin, donc on va construire une piscine. En habitant dans le Sud, c'est plutôt sympa d'en avoir une. Et puis, on aimerait aussi voyager avec nos filles, et évidemment organiser le mariage. Mais ce n'est pas pour tout de suite, tout de suite.

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