Radio
Christophe Barbier défend la nécessité de son plan social à "L'Express"
Publié le 5 octobre 2015 à 14:55
Ce matin sur France Inter, Christophe Barbier a expliqué qu'une "révolution" de "L'Express" était "nécessaire" pour s'adapter à la nouvelle économie de la presse.
Christophe Barbier défend Patrick Drahi © Dailymotion

Si le dialogue social est totalement rompu à Air France, la situation n'est guère plus simple à "L'Express". Depuis son rachat par Patrick Drahi, l'hebdomadaire a été mis au régime sec. La semaine dernière, la direction a annoncé un plan de départ social prévoyant le départ de 125 salariés. Des départs qui s'ajoutent aux 115 départs volontaires déjà prévus dans le cadre d'une clause de cession ouverte cet été.

Cette réduction d'un tiers des effectifs passe mal chez les salariés du groupe qui ont interpellé la semaine dernière, Christophe Barbier dans une lettre ouverte. Ils demandent que "les projets éditoriaux et la nouvelle organisation" du groupe soient détaillés. "Il y a un certain nombre d'entre nous qui sont déçus, qui sont tristes parce qu'ils ont l'impression d'avoir perdu Christophe Barbier. Ils ont l'impression qu'il a choisi l'autre camp. Ils ont l'impression d'avoir un directeur général des rédactions alors qu'ils veulent un capitaine. Un capitaine au milieu de la mêlée qui se batte (...) pour des moyens. Je vais te le dire solennellement. C'est ta dernière chance de revenir avec nous et de te battre parce qu'on a besoin de toi. Mais on a besoin de toi avec nous et pas avec Drahi", a lancé la semaine dernière Jacques Trentesaux, délégué CFDT et rédacteur en chef à "L'Express", au patron à l'écharpe rouge, dans une séquence diffusée hier par "Médias, le mag".

"C'est aussi douloureux socialement que nécessaire économiquement"

Ce matin, Christophe Barbier était au micro de France Inter. Invité de "L'Instant M" de Sonia Devillers, le dirigeant est venu exposer sa "position schizophrénique". "Je suis à la fois avec la rédaction bien entendu, car je suis journaliste, puisque je suis directeur des rédactions de tout ce groupe, et en même temps je suis directeur général délégué donc je contribue avec l'ensemble des managers, et avec le nouvel actionnaire, au redressement de ce groupe qui a des difficultés économiques graves, qui a des comptes dans le rouge. Il faut donc d'abord le redresser. C'est extrêmement douloureux. C'est aussi douloureux socialement que c'est nécessaire économiquement", a-t-il expliqué.

Christophe Barbier a ensuite défendu son ancienne stratégie. "Entre 2008 et 2013, on a mené une bataille défensive car on s'est dit - et on n'a pas été les seuls puisque le président de la République avait la même analyse - que la croissance allait revenir. Donc il s'agissait de traverser cette mauvaise passe pour les médias de presse écrite en essayant de faire la même chose, moins cher. Donc on a mené une bataille défensive avec des départs, beaucoup d'économies sur le fonctionnement. Et on s'est dit que le jour où ça reviendrait, on continuerait à faire les mêmes journaux mais que les moyens reviendraient. Mais on ne peut plus faire les mêmes journaux. Nous ne sommes pas dans un changement de degré mais dans un changement de nature. (...) Il faut inventer de nouveaux journaux dans la nouvelle économie des médias", a-t-il ajouté, évoquant la "révolution" pour le groupe "d'appartenir à un groupe de télécommunication". "C'est le capitalisme qui répond à l'après-crise", a-t-il seulement observé.

Par Benoit Daragon | Journaliste
Mots clés
Radio Presse
Tendances
Toutes les personnalités
Sur le même thème
Les articles similaires
Audiences matinales radio : "La grande matinale" de France Inter intégralement dans le rouge après le départ de Léa Salamé, Thomas Sotto stable sur RTL, Dimitri Pavlenko (Europe 1) talonne France Info player2
Audiences
Audiences matinales radio : "La grande matinale" de France Inter intégralement dans le rouge après le départ de Léa Salamé, Thomas Sotto stable sur RTL, Dimitri Pavlenko (Europe 1) talonne France Info
13 novembre 2025
"Quotidien" diffuse les images de Jean-Luc Mélenchon faisant un doigt d'honneur après son interview houleuse avec Benjamin Duhamel sur France Inter player2
Radio
"Quotidien" diffuse les images de Jean-Luc Mélenchon faisant un doigt d'honneur après son interview houleuse avec Benjamin Duhamel sur France Inter
14 octobre 2025
Dernières actualités
"Koh-Lanta" 2026 : Y a-t-il d'autres colliers d'immunité que ceux cachés dans les poteries ? La production répond player2
TV
"Koh-Lanta" 2026 : Y a-t-il d'autres colliers d'immunité que ceux cachés dans les poteries ? La production répond
24 mars 2026
"Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas" : Pourquoi Mathieu va quitter brusquement, et en larmes, son dernier repas avec Julie dans "Mariés au premier regard" player2
TV
"Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas" : Pourquoi Mathieu va quitter brusquement, et en larmes, son dernier repas avec Julie dans "Mariés au premier regard"
23 mars 2026
Dernières news