Les déprogrammations "en raison de l’actualité" s’enchaînent sur France Télévisions. Le jeudi 10 septembre, le groupe audiovisuel bouleversait la grille de France 2 en diffusant en prime time un épisode de "Cash Investigation" consacré aux cyber-arnaques. Et ce, pour revenir sur le fléau du vol de données personnelles qui avait gangrené l’été de milliers de Français. Le futur des numéros d’"Envoyé spécial" et de "Complément d’enquête", initialement prévus ce soir-là, était laissé en suspens.
Le 1er octobre, un nouveau changement décidé à la hâte viendra bouleverser la grille de la deuxième chaîne, ainsi. La Deux a choisi cette date pour installer en première partie de soirée un grand rendez-vous démocratique présenté par Caroline Roux et Benjamin Duhamel. Les deux journalistes du service public animeront des 20h40 "Primaire : le débat", lors duquel des candidats représentant la gauche échangeront sur leurs programmes respectifs, une semaine avant le premier tour du scrutin de la primaire. Sont ainsi annoncés sur le plateau Philippe Brun, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Fabien Verdier pour le Parti socialiste, Raphaël Glucksmann pour Place publique et enfin Emmanuel Maurel qui défendra la Gauche républicaine et sociale.
Puis, à 22h35, la même enquête de François Cardona sur le sujet des cyber-arnaques sera de nouveau proposée aux téléspectateurs. Elle avait intéressé 1,19 million de curieux (7,7% du public âgé de 4 ans et plus et 8,5% des FRDA-50) entre 21h10 et 22h47, lors de sa première diffusion. Des scores bien inférieurs à ceux du précédent numéro qui avait pour thème "Aliments ultratransformés : dans les arrière-cuisines des industriels", et qui avait informé 1,82 million de téléspectateurs, soit 12,0% de l'ensemble du public et 12,7% des FRDA-50.
En conséquence, les émissions prévues initialement "seront reprogrammées ultérieurement". Les fidèles d'"Envoyé spécial", "Complément d'enquête" et "Nous les Européens" devront donc une nouvelle fois prendre leur mal en patience avant de retrouver les numéros de leur magazines en question.