Nouvel épisode ombrageux entre CNews et l'Arcom. Le gendarme de l'audiovisuel avait une nouvelle fois été saisie en mars dernier à la suite de l'émission consacrée au second tour ses municipales diffusée le 22 du mois sur l'antenne de la chaîne d'info. Ce soir-là, David Guiraud, élu Insoumis, avait remporté le scrutin à Roubaix avec 53% des voix. Dès son sacre, le nouvel élu avait assuré qu'il prévoyait, dans les mois qui viennent, des "actions particulières pour les peuples du Liban et de la Palestine", et s'était engagé à "briser le clientélisme et le copinage". Mais sur le plateau de Laurence Ferrari, les commentaires qui ont suivi cette élection ont fait réagir les téléspectateurs. Franz-Olivier Giesbert avait notamment déclaré qu'il "n'aimerait pas être juif à Roubaix" en raison du climat local et des équilibres politiques. "Ils vont sans doute être obligés de partir", avait déduit l'éditorialiste, poussé par les autres intervenants.
Réunie en collège le 30 juin dernier, le régulateur a délibéré sur cette séquence et a sermonné CNews sans lui administrer de sanction. L'institution dirigée par Martin Ajdari a "estimé que les propos tenus au cours de cette séquence, non contredits ou mis en perspective en plateau et qui ne reposaient sur aucun élément sourcé ou étayé, ne satisfaisaient pas, d’une part, à l’exigence d’honnêteté et de rigueur qui s’impose à la chaîne dans la présentation de l’information et, d’autre part, à l’obligation de maîtrise de l’antenne". Franz-Olivier Giesbert avait en effet pu étayer son argumentaire sans que l'un de ses acolytes aillent à l'encontre de ses propos.
En conséquence, l'Arcom a demandé au canal 14 de la TNT de "veiller, à l'avenir, au respect de ces impératifs". En revanche, elle ne s'est pas estimée suffisamment compétente pour relever "le caractère éventuellement diffamatoire" des déclarations intervenues durant cette séquence, et a renvoyé la balle du côté de la justice.
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Comme tous les évènements politiques, cette campagne des municipales avait été strictement encadrée dans les médias audiovisuels, avec notamment le fameux décompte du temps de parole. Mais, ces mesures strictes n'avaient pas empêché CNews de diffuser le reportage "Rachida Dati à la conquête de Paris", suivi d'une discussion en plateau, à 48 heures du second tour. La chaîne rivale de BFMTV a donc une nouvelle fois été mise en demeure pour "un manque de mesure et d’honnêteté dans les commentaires et présentations de la campagne".