Une blague sur l'avortement, un plateau en émoi qui réclame la censure et une réponse toute en humour... Nouvelle recrue de France Inter, Fiona Gianilla s'est retrouvée prise à partie par les chroniqueurs de "Tout beau, tout n9uf" après la diffusion de l'un de ses premiers billets d'humeur dans "Franche culture". La jeune romande avait osé une vanne sur l'interruption volontaire de grossesse sous ces termes : "Je pleure souvent dans l’avion, déjà parce que ça pollue […] Mais après, je me rappelle que ça va, que pour l’environnement, j’ai déjà fait ma part : j’ai avorté. De rien".
Quelques jours après, cet extrait a fait l'objet d'un débat sur le plateau du talk-show de W9, Cyril Hanouna demandant à ses camarades de donner leur avis sur cette vanne, néanmoins qualifiée de "très mauvais goût" par Shana Loustau. Gilles Verdez, "extrêmement choqué", a été le plus catégorique d'entre eux en exhortant à la censure. "Pour moi, on ne peut pas tout dire sous le sceau de l'humour", a-t-il assumé. Benjamin Castaldi l'a rejoint dans sa position en soulignant que les humoristes de la station publique pouvaient se lâcher "en toute impunité".
Le lendemain, la concernée a souhaité revenir sur les retombées de son sketch, et a décidé de répondre à ses détracteurs via une nouvelle chronique humoristique. "Ma mère aussi me fait des retours, mais là j’ai passé un tout nouveau niveau de débriefing", a-t-elle débuté. Avant de railler la teneur des débats et ses protagonistes : "Ça s’est passé hier sur ce fameux plateau télé ; plateau qu’on appelle aussi : le nid des prix Nobel, le plateau de Cyril Hanouna ! Avec un débat titré 'faut-il vraiment censurer cette blague' en parlant d’une blague sur l’avortement. En vrai, débat légitime ! Si on est en 1800 ! Ou au Texas".
Tour à tour, Fiona Gianilla a répliqué aux arguments avancés par Gilles Verdez et Benjamin Castaldi. "Déjà qui est cet homme et pourquoi on dirait qu’il se déplace encore à cheval ?! On dirait un roi cocu dans une comédie musicale qui est là : 'Oh diantre non pourquoi avec mon cousin'", s'est-elle lâchée au sujet du premier, dont elle ignorait les positions radicales. Quant au second, "en grosse tempête intentionnelle", la protégée de Maïtena Biraben a réfuté son raisonnement selon lequel un homme se serait fait houspiller s'il avait sorti la même blague. "On dirait moi qui sors des disquettes floues à des dates : 'ah oui bien sûr que je peux coucher avec toi, encore faut-il que tu sois une autre personne'", a-t-elle répliqué. L'humoriste en a profité pour rajouter plusieurs pièces dans la machine en enchaînant les punchlines sur l'IVG. Puremédias vous propose de découvrir l'intégralité de son sketch dans la vidéo en tête d'article.
Le soir même, cette séquence a été montrée aux débatteurs de "TBT9", et notamment aux personnalités sujettes à ses moqueries. "Déjà, elle n'est pas drôle du tout, et je suis étonné qu'elle fasse sur France Inter une chronique sur nous. C'est fair-play de sa part, mais sur le fond ce qu'elle dit est absolument absurde. Je pense qu'elle est en difficulté", constate Gilles Verdez, interrompu dans son analyse par Cyril Hanouna. "Pour être en difficulté, il faut avoir du succès", a balancé le présentateur vedette du groupe M6, prenant parti pour ses chroniqueurs. "Elle se croit tout permis", a simplement noté de son côté Benjamin Castaldi.