Plus d'un an après avoir été écarté de Franceinfo, Jean-François Achilli prend du galon sur Sud Radio. Le journaliste mènera l'interview politique de la matinale à 8h15, remaniée la saison prochaine après le départ de Jean-Jacques Bourdin le 4 juillet dernier. Patrick Roger, directeur général de la radio, prendra sa suite du lundi au jeudi entre 7h et 9h. Maxime Lledo assurera, quant à lui, la matinale du week-end, du vendredi au dimanche.
En mars 2024, Jean-François Achilli avait été suspendu "à titre conservatoire" de l'antenne de Radio France. Il lui était alors reproché d'avoir contribué de près ou de loin à l'écriture d'un projet d'autobiographie de Jordan Bardella, président du Rassemblement national, selon une enquête publiée par "Le Monde". "Je n'ai pas signé de contrat d'écriture pour le livre de Jordan Bardella. Mais tout ceci relève de ma vie professionnelle personnelle", s'était-il défendu dans les colonnes du quotidien. Cette aide supposée avait été considérée comme un conflit d'intérêt en pleine période électorale. Jean-François Achilli menait en parallèle en effet des interviews politiques quotidiennement dans "Les informés" de Franceinfo.
Jordan Bardella avait réagi dans un message publié directement sur son compte X. "J'apprends que Radio France suspend l'un de ses journalistes pour un échange 'supposé' autour d'un livre d'entretien avec moi qui n'a pas vu le jour. Ces méthodes pratiquées par le service public sont dignes des pires régimes et font honte à la démocratie", avait écrit l'homme politique du parti d'extrême droite.
Fin avril 2024, le journaliste avait finalement été licencié pour "faute grave". "La direction doit être informée et doit valider tout projet de collaboration extérieure" afin de "lever les conflits d'intérêts quand ils se profilent", avait justifié Jean-Philippe Baille, le directeur de France Info à l'époque, dans les colonnes du "Parisien".
"Qu'un journaliste les connaisse, les enfreigne de manière délibérée et répétée, nous met dans l'obligation de réagir", avait-il également souligné en ajoutant que cette "collaboration [...] en période électorale [participant à] une stratégie de conquête du pouvoir [...] ce n'est pas le rôle du journalisme". Le dirigeant avait également évoqué "un dossier conséquent" sur le journaliste. "Il y a eu d'autres conflits d'intérêts, dont des media trainings [...] pratiques rémunérées interdites à Radio France".

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