Et voilà, c'est fini... Pendant 11 jours, du 13 au 24 mai 2025, la planète cinéma a vibré au rythme du Festival de Cannes. Après une édition riche en événements hollywoodiens, marquée par la présence d'innombrables stars américaines (Jennifer Lawrence, Robert Pattinson, Tom Cruise, Angelina Jolie, Leonardo Dicaprio, etc...) Laurent Lafitte présentait, ce samedi soir, en direct du Palais des Festivals, la cérémonie de clôture du plus célèbre des festivals du Monde.
Exit les strass et les paillettes du tapis rouge et place à la compétition. Présidé cette année par l'actrice française Juliette Binoche qui succédait à la réalisatrice Greta Gerwig ("Barbie"), le jury composé de l'actrice américaine Halle Berry, de la réalisatrice indienne Payal Kapadia, de l'actrice italienne Alba Rohrwacher, de l'écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani, du réalisateur congolais Dieudonné Hamadi, du réalisateur coréen Hong Sang-soo, du réalisateur mexicain Carlos Reygadas et de l'acteur Jérémy Strong ("Succession") a livré son verdict.
Le jury a attribué la tant convoitée Palme d'Or au film "Un simple accident" de Jafar Panahi. Le 11e film du réalisateur et dissident iranien, tourné en clandestinité, raconte les conditions des prisonniers "politiques" dans les geôles de la république islamique. Le film sortira en salles le 10 septembre 2025. "C'est vraiment difficile de parler" a réagi, ému, le réalisateur dont la présence à Cannes était un événement puisqu'il fut frappé pendant 14 ans d'interdiction de quitter le territoire iranien. Jafar Panahi a ensuite rendu hommage à sa famille et à l'équipe du film avant d'envoyer un message d'unité à son peuple. "C'est le moment de demander à tous les Iraniens, en Iran et dans le reste du monde, de mettre nos problèmes, nos différences de côtés car le plus important en ce moment c'est notre pays et la liberté de notre pays (...) Que personne n'ose nous dire ce qu'il faut porter comme vêtements, ce qu'il ne faut pas dire ou ce qu'il ne faut pas faire. Le cinéma est une société. Personne n'a le droit de nous dire quoi faire".
Dans ce palmarès, à l'instar d'"Emilia Pérez" de Jacques Audiard l'année dernière, le film brésilien "L'Agent secret" de Mascha Schilinski a remporté deux trophées : le Prix de la mise en scène pour son réalisateur et le Prix d'interprétation masculine pour son acteur principal Wagner Moura ("Narcos"). Le film qui plonge dans la dictature brésilienne de la fin des années 70 sortira en salles le 14 janvier 2026.
Habitués du festival de Cannes, les cinéastes belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, Palme d'or en 1999 pour "Rosetta" et en 2005 pour "L'Enfant", sont repartis avec le Prix du scénario pour leur film "Jeunes mères", actuellement en salles.
Palme d'or : "Un simple accident" de Jafar Panahi
Grand prix : "Valeur sentimentale" de Joachim Trier
Prix d'interprétation masculine : Wagner Moura dans "L'Agent secret" de Kleber Mendonça Filho
Prix d'interprétation féminine : Nadia Melliti dans "La Petite Dernière" de Hafsia Herzi
Prix du scénario : Jean-Pierre et Luc Dardenne pour "Jeunes mères"
Prix du jury (ex-aequo): "Sirat" d'Oliver Laxe et "Sound of Falling" de Mascha Schilinski
Prix de la mise en scène : Kleber Mendonça Filho pour "L'Agent secret"
Prix spécial : "Résurrection" de Chinois Bi Gan
Les autres récompenses :
Caméra d'or : "President's Cake" de Hassan Hadi's
Mention spéciale de la Caméra d'or : "My Father's Shadow" de Akinola Davies Jr.'s '
Palme d'or du court-métrage : "I'm gald you dead now" de Tawfeek Barhom
Mention spéciale du court métrage : "Ali" d'Adnan Al Rajeev
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