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"Franceinfo ne s'est pas excusée" : La radio apporte son soutien à Simon Le Baron et Audrey Tison après l'interview musclée de Sarah Knafo
Publié le 28 octobre 2026 à 15:51
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Ce mercredi à 8h30, Simon Le Baron et Audrey Tison ont tenté tant bien que mal d'interviewer Sarah Knafo dans la matinale de Franceinfo. Mais, les échanges se sont tendus immédiatement et la figure du parti Reconquête a dénoncé un "comportement militant d'extrême gauche".
Sarah Knafo face à Simon Le Baron le 28 octobre 2026 sur franceinfo. © Capture d'écran franceinfo

"Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts". C'est par ces mots que Sarah Knafo a résumé son échange d'un peu plus d'une vingtaine de minutes avec Simon Le Baron et Audrey Tison sur Franceinfo. La députée européenne, figure du parti Reconquête d'Éric Zemmour, était notamment venue parler de son livre "Le casse du siècle", dans lequel elle appelle notamment à privatiser l'audiovisuel public.

"Deux journalistes plein de rage"

Mais, les échanges se sont tendus dès le début. "Représentante d'un parti, peut-être, s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale, entre autres... ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes [...] ?", a lancé le journaliste en préambule, provoquant immédiatement la colère de l'intéressée. "On vous pose la question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron", a renchéri Audrey Tison. Agacée de voir sa réaction qualifiée de "laconique", Sarah Knafo a alors sommé, à plusieurs reprises, Audrey Tison de lire à l'antenne le fameux tweet dans son intégralité. "Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau, a rapidement réagi Simon Le Baron. Vous n'obligez personne à lire un tweet en intégralité ! Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau". "Cette interview commence mal pour le service public, a répondu la députée passablement agacée. Je pense que personne n'attend plus rien de vous et vous trouvez quand même le moyen de décevoir avec votre malhonnêteté permanente".

Une conversation ultra-tendue qui ne s'est pas apaisée durant les 25 minutes de l'interview, Sarah Knafo accusant ses interlocuteurs de ne pas avoir lu son livre. À la sortie, elle a multiplié les posts sur X pour dénoncer le traitement qui lui avait été réservé. "Pendant 23 minutes, deux journalistes de franceinfo pleins (sic) de rage se sont efforcés de prouver, par A + B, que tout ce que je dis du service public est vrai. Regardez jusqu’au bout : même les plus à gauche d’entre vous finiront par se demander pourquoi ils payent 4 milliards chaque année pour ça...", a-t-elle tweeté en partageant l'intégralité de l'interview vidéo.

De nombreux commentaires ont alors afflué, mettant en cause les deux journalistes de la radio publique. Le média "CGTV" a de son côté affirmé qu'un responsable de Franceinfo s'était excusé auprès de l'élue, ce que réfute la station. Dans un long message posté en début d'après-midi sur son compte X, Franceinfo écrit : "Contrairement à ce qui a été affirmé par CGTV, franceinfo ne s'est pas excusée à l'issue de cette interview et dément formellement cette affirmation". Elle apporte "son plein soutien à Simon Le Baron et Audrey Tison, qui ont exercé leur métier. Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques, les menaces ou les tentatives d'intimidation dont nos journalistes font l'objet sur les réseaux sociaux. Rien ne saurait justifier que nos journalistes soient ainsi pris à partie dans le cadre de leur travail". 

Estimant que l'interview a été "marquée par des mises en cause répétées de (ses) journalistes et de leur travail", la radio a rappelé que "l'interview politique est un exercice journalistique, dans lequel il appartient aux journalistes de poser des questions, relancer et confronter les responsables politiques à leurs déclarations et à leurs positions". "Tous les matins, nos interviews politiques se déroulent dans ce cadre journalistique clair et, ce, quel que soit l’interlocuteur. Nous regrettons que cela n’ait pas pu être le cas ce matin, compte tenu d’une stratégie visiblement délibérée de délégitimation du travail journalistique, en particulier du service public, qui se poursuit désormais sur les réseaux sociaux", ajoute la station dirigée par Agnès Vahramian, qui conclut en assurant qu'elle continuera "à faire vivre le débat démocratique en donnant la parole à toutes les sensibilités politiques, dans le respect des règles de l’interview, avec indépendance et exigence. C'est au cœur de notre mission de service public".

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Par Léa Stassinet | Journaliste
Venue du royaume d'"Intervilles" (Mont-de-Marsan), Léa Stassinet a été bercée par la "Nouvelle Star". Elle ne rate jamais les César ni l’Eurovision, synonymes de soirée pronostics entre amis. Passionnée de tennis et de politique, elle suit toutes les soirées électorales, sauf pendant Roland-Garros.
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