Agnès Vahramian a dévoilé la grille de rentrée de Franceinfo© Beatrice TOGNOLO/REA
Agnès Vahramian aurait espéré meilleur accueil lors de sa promotion à la tête de la radio Franceinfo en 2024. Sa nomination à la place de Jean-Philippe Baille avait été escortée de critiques émanant de collaborateurs qui avaient eu maille à faire avec son management "brutal". "Ce n'est pas normal de nommer quelqu'un qui fait souffrir les gens, on a l'impression que rien n'a de conséquences...", s'indignait un ancien salarié du service public auprès de "L'informé". "Je n'ai jamais connu un tel climat de terreur. Elle broie les gens", se remémorait une autre.
Plusieurs exemples de propos humiliants et rabaissants étaient mentionnés dans l'enquête de nos confrères, et avaient été rapportés à l'intéressée, "surprise" par l'ampleur du tollé. "Je n'ai jamais entendu ça en 35 ans de carrière. Bien sûr, je suis quelqu'un d'exigeante et de déterminée, qui a dû diriger parfois dans des conditions compliquées. Je ne dis pas que je n'ai pas eu des différends, des disputes, des accrochages, mais je suis juste, à l'écoute des gens et capable d'entendre quand on me dit que quelque chose ne va pas", avait affirmé la dirigeante, défendue par des consoeurs.
Deux ans plus tard, et alors que la troisième radio de France (derrière France Inter et RTL) prépare les grandes lignes de la prochaine saison, ces griefs prononcés à son encontre semblent s'être estompés. C'est ce qu'observe Agnès Vahramian, "très bien dans ses baskets" à ce sujet. "Franceinfo compte 180 journalistes. Depuis mars, je dirige également les rédactions transverses de Radio France. J’entretiens avec les journalistes, mais aussi avec l’ensemble des personnels de Franceinfo une relation que je crois saine. Saine signifie à la fois franche et bienveillante, toujours dans l’intérêt de l’entreprise, de la marque Franceinfo et de son projet", assure à "Ouest-France" cette cheville ouvrière du service public depuis trois décennies.
À la rentrée, l'objectif de Franceinfo sera de combler le petit écart d'audience avec RTL et de lutter contre l’évolution permanente des usages sur les réseaux sociaux et les plateformes. Cela nécessite une stratégie globale, expliquée par la patronne dans le quotidien régional. "Nous devons être un repère", affirme-t-elle, convaincue que la confiance des auditeurs passe par davantage de reportages, de transparence sur la fabrication de l’information et "une radio plus humaine et plus chaleureuse".
Ainsi plusieurs nouveautés accompagneront les grilles à partir de septembre : création du rendez-vous de décryptage "Le tour de la question", lancement d’une chronique internationale baptisée "Le Monde et vous", nouvelle formule des "Informés du soir" avec Hadrien Bect, arrivée de Simon Le Baron à la tête de la matinale en semaine ou encore valorisation des incarnations éditoriales avec Renaud Dély pour la politique et Fanny Guinochet pour l’économie.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2