L'idée d'une "labellisation" des médias pour lutter contre la désinformation avancée par Emmanuel Macron n'en finit pas de parler. Mardi 2 décembre, la première opposante au Président de la République, Marine Le Pen a jugé "extrêmement dangereuse" la proposition du Chef de l'état. La Présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a considéré que l'Arcom ne devrait pas surveiller les télévisions privées qui ont "le droit ne pas être neutre".
Bien qu'Emmanuel Macron ait souligné que ce label devrait être porté par les médias eux-mêmes car "ce n'est pas au gouvernement de dire ceci est une information, ceci n'en est pas", Marine Le Pen y a vu mardi, sur BFMTV/RMC, une volonté de chef de l'Etat "de maîtriser l'information". Depuis le week-end, la droite et l'extrême droite, qu'elles soient politique ou médiatique, sont vent debout contre cette idée du chef de l'État avancée lors de débats face aux lecteurs de la presse régionale.
Face à ces critiques, l'Élysée s'est fendu lundi soir d'un message sur X pour déplorer que "parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation" en référence à un éditorial de l'animateur vedette du groupe du milliardaire conservateur Vincent Bolloré Pascal Praud qui avait dénoncé "la tentation autoritaire du président".
Ce message sur X a lui même été vilipendé par Jordan Bardella (RN), Bruno Retailleau (LR), David Lisnard (LR) ou Éric Ciotti (UDR). "Une vidéo indigne" pour Marine Le Pen, selon qui "ce n'est pas le rôle de la présidence de la République". Par ailleurs, la cheffe des députés RN a considéré que le gendarme de l'audiovisuel, l'Arcom, "ne devrait surveiller que le service public".
"Il y a des télévisions privées aussi qui ne sont pas neutre", a-t-elle reconnu, dans une allusion à CNews (propriété du groupe Bolloré) mais elle a estimé qu'une télévision privée avait "parfaitement le droit de ne pas être neutre".
Depuis plusieurs mois, la galaxie de la droite radicale et de l'extrême droite mène une campagne, dans les médias conservateurs ou par une commission d'enquête à l'Assemblée, contre le service public qui serait, selon eux, favorable à la gauche. "Il y a un problème évident de neutralité du service public", a répété Marine Le Pen qui souhaite sa "privatisation".

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