Hélène Segara : "Je ne veux pas rentrer dans la course au tube"

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Hélène Segara : "Je ne veux pas rentrer dans la course au tube"
Hélène Segara
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A l'occasion de la sortie de son album "Parmi la foule", Hélène Segara évoque le travail en couple, son étiquette de chanteuse populaire, la nécessité d'avoir un tube et plus globalement la montée du FN, la télé-réalité et sa pub pour les colorations.

Hélène Segara
Cette semaine, Hélène Segara publie son sixième album studio, "Parmi la foule". La chanteuse française revient à un son plus pop et à des grandes mélodies après deux albums un peu particuliers, le très sombre "Quand l'éternité" en 2007 et l'album de reprises "Mon pays c'est la Terre".

A l'occasion de la sortie de l'album, Hélène Segara a accordé un long entretien à puremedias.com. Avec sa bonne humeur habituelle, elle évoque ce nouvel opus co-écrit en partie par Da Silva, explique qu'elle n'était pas partante pour l'album de reprises que lui a imposé sa maison de disques et s'avoue assez sereine face au poids de l'étiquette de chanteuse populaire qu'on lui a collée.

Hélène Segara s'exprime également sur la montée du Front national, le rôle de la télé-réalité qui crée des monstres et véhicule des valeurs négatives, et avoue également avoir été contactée pour être jurée de X-Factor et candidate de La Ferme célébrités en Afrique et Danse avec les stars.

« Je ne sais pas me laisser vivre ! »



Ca fait deux ans et demi que ton dernier album, "Mon pays c'est la Terre" est sorti. C'est le temps qu'il faut pour faire un album ? Ou de se laisser vivre un peu ?

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Je ne me suis pas vraiment laissé vivre parce que j'étais en tournée jusqu'à l'été dernier, en fait. Et quand j'ai terminé, j'ai attaqué tout de suite la création de ce nouvel album. Je ne sais pas me laisser vivre en fait - j'aimerais bien ! Je pense qu'on a tous besoin de faire des vrais breaks mais ça m'angoisse aussi l'inactivité. J'ai besoin de regarder devant, de savoir quel projet m'attend. Je crois que dans un métier comme le nôtre c'est normal, surtout dans ces temps un peu tourmentés pour la musique.

On dit pourtant parfois qu'il faut justement se laisser vivre pour avoir de l'inspiration, pour avoir des sujets sur lesquels écrire...
Mais j'ai écrit. Mais bizarrement ce n'était pas des textes de chansons. Je ne sais pas ce que je vais en faire... Ils seront peut-être pour ma mère ! (Rires)

L'album arrive après "Mon pays c'est la Terre" qui était une commande de la maison de disques, c'est ça ?
Oui, c'est ça. En fait il est arrivé après "Quand l'éternité", qui était mon premier album pour Universal et qui était un album très particulier pour moi puisqu'il était construit autour du deuil et de l'absence, donc forcément plus dark, et qui n'a pas rencontré un public très large puisqu'on est autour de 200..000 exemplaires - ce qui me paraît normal pour un album de ce type, très adulte mais qui est quand même un album que j'adore.

« J'étais contre l'idée d'un album de reprises »



C'est pour ça qu'Universal a commandé cet album de reprises ?
Je pense qu'ils étaient un peu inquiets donc ils ont voulu assurer le coup en faisant un album de reprises, comme c'était la grande mode. Moi j'étais contre l'idée honnêtement, parce que je pense que ça devient un peu trop banal, un peu trop usé - surtout qu'il venait d'y avoir Brel repris par Pagny, "Toutes les femmes en moi" de Lara Fabian. Donc j'ai réfléchi à cette demande, je ne pouvais pas l'éviter mais je l'ai contournée en proposant cette idée de voyage autour du monde puisque je chante en plus de dix langues. Seulement un mois et demi avant, on s'est dit "On aura pas les radios si on chante en langue étrangère". Donc il a fallu adapter les textes en urgence... Bref, ce n'est pas un album de création parce que même quand tu adaptes des textes en français, tu es assez prisonnier de la phonétique qu'il y avait avant. Après, j'ai essayé de me les approprier, de les revisiter et j'ai tourné dans beaucoup de pays grâce à cet album, donc je n'ai aucun regret.

A propos de "Quand l'éternité", est-ce qu'il n'y a pas eu une certaine frustration face à cet album mal compris ? La presse a beaucoup parlé d'un album rock, d'un tournant alors qu'il n'était pas fondamentalement différent de ce que tu avais proposé par le passé...
Non c'est clair que ce n'était pas un album metal ! Mais il n'y a pas de frustration. Il ne faut pas renier ce qu'on a fait parce qu'un album ne rencontre pas le succès. Parmi les chansons de l'album, il y a certaines de mes préférées encore aujourd'hui. Je ne suis pas le genre de femmes à être frustrées. Je m'interroge, pourquoi ça n'est pas passé, mais en l'occurrence je pense que pour cet album, le problème c'était que c'était un album d'adultes alors qu'avant j'avais une partie de mon public qui était les enfants.

Et le côté sombre dont tu parlais aussi n'a pas dû aider...
Oui mais il m'a fallu des années de guérison pour me rendre compte à quel point il était dark. Il a fallu que je guérisse de mes deuils pour me rendre compte que ce que j'avais mis dans la tête des gens n'était pas forcément ce dont ils avaient besoin. Moi je m'étais dit qu'en faisant cet album thérapie j'aiderais peut-être les gens à cicatriser et je sais que beaucoup de gens m'ont dit qu'en écoutant "Father" ça les avait fait pleurer, ils avaient été mal à l'aise et ça avait fait remonter des choses terribles. Je pense que c'est une bonne thérapie la musique, mais en ce moment je pense que les gens ont envie d'entendre "la, la, la" vu la morosité ambiante.

« On ne peut pas lutter contre ce pays d'étiquettes »



Il y a aussi eu un rôle de la presse et du marketing dans la façon dont ces albums ont été présentés, non ? Cet album soi-disant rock, puis l'album concept "Mon pays c'est la Terre"...
Mais on ne peut pas lutter contre ça. On ne peut pas lutter contre ce pays d'étiquettes. Tu as des groupes anglo-saxons comme Blur qui deviennent Gorillaz et tout le monde trouve ça normal. Mais en France, si demain je décide de faire de l'alternative, on va me dire "Elle est barge" ! Et pourtant j'adore l'alternative mais mon étiquette est mise sur mon dos. Alors je l'assume ! Je suis une chanteuse populaire et je l'assume, parce que c'est quelque chose qui fait que je reçois énormément d'amour. Quand je suis dans la rue, je ne reçois pas un témoignage qui n'est pas sympathique ! Je pense que c'est un trésor et il ne faut pas le renier. Il y a beaucoup d'artistes qui préfèrent avoir un côté branchouille mais j'en ai approché plein et ils m'envient cette ouverture sur le peuple entre guillemets, sur toutes les classes sociales, toutes les couches qu'on peut rencontrer. C'est comme ça qu'on peut avoir parfois des alliances entre quelqu'un de très pointu et quelqu'un de populaire comme Michel Delpech, Adamo ou Christophe. Parce que ces gens-là ont cette sympathie du public et cette aura-là va attirer des artistes qui sont un peu en retrait de tout ça.

"Parmi la foule" est un album que tu as fait en famille, avec Matthieu ton mari, qui avait déjà collaboré à "Quand l'éternité" mais aussi Raphaël, ton fils. Comment on travaille avec succès en couple, déjà ?
C'est pas facile ! Parce que j'ai toujours dit à Matthieu que quand il me proposerait un morceau qui ne me plaît pas, je lui dirais. Alors tu descends, on t'a fait un morceau et tu dis "Ah bah c'est de la merde !" (Rires) Non mais ce n'est pas comme ça. Parfois il y a des morceaux qui ne sont pas pour moi. Il a beaucoup de talent et de tous les compositeurs avec lesquels j'ai travaillé, c'est mon préféré, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'il soit mon mari. Je pense que sa sensibilité me correspond, tout simplement. Après, sur cet album-là, il y avait une vraie décision de direction : on voulait pouvoir satisfaire à la fois le public qui a grandi avec moi mais qui aujourd'hui a envie d'autre chose, ce que je comprends, et ma base de fans qui elle avait envie de retrouver certaines grandes mélodies. Donc j'avais envie de combler les deux car un album ça se partage. Si on veut le faire pour soi, ce n'est pas la peine de le faire produire par une maison de disques.

« Il y a des choses que je n'ai pas obtenues parce qu'il y avait le nom de Segara dessus »



Hélène Segara
Comment ça se passe au niveau des radios avec ce son entre deux ?
Je crois qu'ils ont été surpris quand ils ont reçu "La vie avec toi". Même moi j'ai été surprise ! (Rires) En fait au début ce morceau ne m'a pas séduite immédiatement, mais petit à petit je me suis aperçue que je l'avais tout le temps dans la tête, que c'était une bouffée d'air frais mais il m'a fallu du temps pour m'avouer que ça m'allait bien. On ne m'a pas forcé la main, c'est moi qui en suis arrivée à cette conclusion et je ne regrette pas parce que je trouve qu'il est vraiment dans l'air du temps.

Et l'idée que certaines radios puissent adhérer au titre mais ne pas le passer à cause de ton côté populaire, justement, ça te fait quoi ?
Je pense que ça arrivera et même c'est sûr que c'est déjà arrivé. Il y a des choses que je n'ai pas obtenues parce qu'il y avait le nom de Segara dessus. Peut-être que si j'avais marqué Tartampionne en me mettant un casque sur la tête elle passerait sur certaines radios. Mais bon, on en revient au problème de l'étiquette, on le sait. Mais je ne pense pas être une victime à ce niveau-là. C'est normal que certaines radios ne le passent pas mais si c'était Da Silva lui-même qui l'avait chantée, ils l'auraient peut-être passée.

« Une grande voix ce n'est plus rien s'il n'y a pas un tube »



Sans comparer vos styles musicaux, plusieurs artistes féminines francophones de variété révélées dans les années 90, qu'il s'agisse de Lara Fabian, Zazie ou même Céline Dion, ont du mal à fédérer aujourd'hui le même public qu'à l'époque. Comment tu analyses ça ?
Les gens aiment la nouveauté, il ne faut pas se leurrer donc ils peuvent se lasser. Et puis on ne peut pas avoir des albums qui marchent tous autant, il y en a toujours un qui sort du lot plus que d'autres. C'est vrai que "Il y a trop de gens qui t'aiment", "Vivo Per Lei" et "Elle, tu l'aimes" sont des tubes incontournables. Mais je crois que si je sortais aujourd'hui une chanson comme "Il y a trop de gens qui t'aiment", peu de radios la passeraient et pourtant c'est une grande chanson. Ca prouve que c'est une question de moment. Après, Zazie je la mets à part des artistes que tu a citées parce que les autres sont des chanteuses à voix, donc je les respecte pour ça. Zazie, ce n'est pas une chanteuse à voix - même si attention, elle a une très jolie voix et elle est très juste.

Je l'incluais dans la liste justement pour ne pas t'enfermer dans une catégorie de chanteuse à voix, parce que le phénomène est plus global je pense...
Oui oui mais j'apprécie ! (Rires) Mais Zazie a son public, elle fait des choses vraiment très jolies, très pointues. Après, je pense que Céline Dion et Lara Fabian auront toujours leur public, mais je pense qu'elles ne séduisent pas nécessairement par leurs chansons mais plutôt par leur voix. Elles ont eu des grands tubes aussi. Mais quelqu'un m'avait dit "Une grande voix ce n'est plus rien s'il n'y a pas un tube". C'est vrai finalement, on s'en rend compte. Il faut avoir le tube aujourd'hui. Tu peux avoir la plus belle voix du monde, si tu enchaînes cata sur cata, voilà...

Du coup, quand on est artiste, il y a peut-être un risque d'opportunisme ? De course au tube ? Est-ce qu'on t'a un peu poussé à travailler avec tel ou tel producteur à la mode ?
Forcément, il y a des noms qui reviennent mais il faut faire attention à ça. C'est évident qu'en ce moment, du côté de la musique anglo-saxonne, le mec qui fait les chansons de Katy Perry, c'est d'une efficacité redoutable. Après, est-ce qu'on a ça en France, je ne sais pas...

C'est pour ça que Mylène Farmer va carrément chercher RedOne...
Exactement. Moi, il y a des chansons de Mylène Farmer que je préfère largement à la dernière, comme "Ainsi soit-je" ou même des plus récentes. C'est une artiste que j'apprécie mais ce n'est pas parce qu'il y a une grande signature derrière un titre que je vais être impressionnée. Je m'en fous complètement. Je ne veux pas du tout rentrer dans ce système-là parce qu'après, comme tu le disais ce n'est plus spontané, ça devient opportuniste et il n'y a plus de sincérité. Et moi je crois que c'est ça que vient chercher le public, de la sincérité. Parce que si on veut s'identifier à quelque chose qu'on attend, quelque chose que quelqu'un vient nous déclarer en chanson, on sent si la personne l'a dans les tripes, ce qu'elle dit. Et si elle ne l'a pas on ne va pas s'identifier dans un truc mièvre.

« Si on veut mettre Marine Le Pen au pouvoir, il faut prendre nos responsabilités »



Dans la présentation faite par ton label de cet album, "Parmi la foule" est présenté comme « l'album d'une femme qui regarde autour d'elle et qui fait des constats ». Qu'est-ce que tu fais comme constat sur notre société ?
En général, je fais des constats à l'amiable !

Et quand tu vois par exemple que Marine Le Pen s'impose au premier tour des présidentielles face à n'importe quel candidat d'après tous les sondages... ?
Je suis très contente d'être italo-arménienne d'origine et de ne pas être Nolwenn Leroy en ce moment. Avoir une image récupérée comme ça, de cette manière-là, c'est assez terrible pour une artiste. Moi je n'ai jamais voulu être récupérée politiquement. J'ai été courtisée de tous les bords mais ils savent ce que j'en pense. Après moi je dis, si nous voulons mettre quelqu'un comme ça au pouvoir, prenons nos responsabilités mais j'espère qu'on va se réveiller avant parce que si on va au bout de ça, nos actes vont nous conduire très loin et je pense que nos responsabilités, on va les assumer douloureusement.

Mais ce n'est pas vraiment le FN qui s'est approprié Nolwenn, c'est le Nouvel Obs qui a fait ce parallèle.
Oui, oui, il a fait un parallèle, c'est très curieux. Elle a fait un droit de réponse. Mais les médias, c'est pareil, parfois il peut y avoir des gros quiproquos médiatiques. Il faut faire très attention à la manière dont les choses sont interprétées. Ca peut créer des choses pas très très belles par moment.

« Si être connu c'est faire une vidéo avec son cul sur la commode, je ne sais pas où on va »



Hélène Segara

Autre constat de société, as-tu eu l'occasion de jeter un oeil à Carré ViiiP pendant les deux semaines où le programme a été diffusé sur TF1 ?
Je suis tombée dessus parce que mon fils regardait ça un soir, et du coup j'ai vu la fin de la première émission. Après je n'ai pas regardé.

Eh bien ça a été déprogrammé au bout de quinze jours, c'est un accident industriel pour TF1...
(Ironique) Oh, quel dommage ! Mais quelle perte énorme pour notre culture !

Le principe de l'émission était de faire le plus de buzz possible...
Et de niveler nos enfants par le bas, surtout. Et notre culture.

Que la course à la popularité soit au coeur d'une émission, qu'est-ce que tu en penses ?
Mais les gens ne veulent même plus se dire "je veux être comédien" ou "je veux être chanteur". Maintenant c'est "je veux être connu". Si être connu c'est faire une vidéo avec son cul sur la commode et qu'on est une star pour ça, je ne sais pas où on va ! Je n'ai pas de mépris parce qu'il y a des gens qui ont émergé de la télé-réalité et qui avaient vraiment des choses à montrer. Après, je pense que le problème c'est qu'on expose des valeurs vraiment négatives : la méchanceté, la compétitivité au lieu de la solidarité et de la gentillesse. Et pour moi, ce n'est pas une tare la gentillesse, je le dis depuis le début de ma carrière. Je crois que c'est la télé-réalité qui crée ces monstres. On les pousse à montrer ce qu'ils ont de pire pour faire du spectacle, et c'est ça que je trouve dommage. Je trouve ça affligeant de la part des gens qui produisent ça, d'ailleurs ils ont un retour de bâton parce que peut-être que le public n'est pas si dupe que ça. Mais quand on voit un type comme Giuseppe qui est à la fois hilarant et pitoyable, et qu'il est content de revenir une deuxième fois montrer qu'il est encore plus con que ce qu'on croyait... On fabrique des monstres et après on les ressort du frigo pour en faire autre chose ! Je lui souhaite d'être heureux à ce garçon, mais je pense qu'il est sur des bases très très faussées.

Et ton fils regardait cette émission donc. Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Honnêtement, pour être très honnête...

Mais c'est lequel d'ailleurs ? Le grand ou le petit ?
Le grand ! Je ne mettrais mon petit devant ça ! (Rires) Ca va pas non ? (Rires) Je n'ai pas envie que mes enfants soient traumatisés, le grand a 21 ans il regarde ce qu'il veut ! Et honnêtement, je vais dire ce que tous les gens n'osent pas dire c'est qu'après je suis restée devant parce qu'au troisième degré, on était mort de rire. On s'est dit "C'est pas possible ils nous prennent pour qui ?" Cette fille, Afida, elle vient de quelle planète ? Van Damme à côté, c'est un enfant de coeur ! Donc finalement on est méchant parce qu'on reste devant juste pour se marrer. C'est d'ailleurs ce qu'espéraient ceux qui produisent cette émission mais la deuxième je me suis dit "C'est hors de question que je regarde ça". Mais après j'ai regardé le profil Facebook de mon fils et avec ses copains, ça leur a fait leur soirée !

« Quand on m'a proposé "La Ferme", je me suis dit que j'étais tombée bas »



Tu es amie sur Facebook avec ton fils ?
Oui, je suis amie Facebook avec mon fils... Mais on s'est fait une promesse, quand il met des grosses conneries, je ne dois pas faire de commentaire ! Genre quand il se met sur une vache en plastique avec des copains bien chauds, je ne dois rien dire. C'est véridique ! Parce que si je fais un commentaire, il me vire de ses amis !

On a dû te proposer à toi aussi de participer à des émissions de télé-réalité avec des célébrités, non ?
On m'a proposé La Ferme !! Quand la demande est arrivée sur le bureau d'Orlando je me suis dit "Ah ouais, donc ma carrière en est là" !

La dernière ? La Ferme célébrités en Afrique ?
Celle où il y avait Vendetta. Il y avait une belle somme, pour des gens qui n'ont plus de moyens de gagner leur vie, ça peut être tentant. Mais quand j'ai reçu ça je me suis dit que j'étais tombée bas. Orlando m'a répondu "T'inquiète pas ma chérie, ils l'envoient à tout le monde, même Michel Drucker en a reçu une". J'ai eu ça et j'ai eu une proposition pour être jurée de X-Factor.

Et ça ne te branchait pas ?
Ca ne me branchait pas si ce n'était pas moi qui mettais les règles du jeu. Parce que moi, entendre un mec qui dit à une jeune fille qui démarre "Ella Fitzgerald doit se retourner dans sa tombe tellement tu chantes bien", ça me fait mal au bide. Parce que Ella Fitzgerald, il n'y en a qu'une. Une Piaf, un Brel, tout ça, il n'y en a qu'un. Il faut arrêter de mettre ça dans la tête de gamins, c'est dangereux pour eux. Parce que le jour où on leur dit l'inverse, ils sont complètement déstabilisés. Donc je voulais avoir cette notion de vérité. Moi je suis très tendre avec les mômes mais je voulais quand même avoir ce franc-parler. Je voulais que rien ne soit scénarisé, être moi tout simplement. Et je crois que ce n'était pas le but recherché.

Et tu as eu des discussions ?
J'en ai eu une oui.

Et ça t'a convaincue que ça ne pouvait pas marcher ?
En fait quand je leur ai dit ce que je voulais, ils ne m'ont pas rappelée ! (Rires) Mais ce n'est pas très grave !

« J'ai refusé "Danse avec les stars" »



Et on ne t'a pas proposé Danse avec les stars ?
Si. J'ai refusé. Tu vois, je l'avais oublié !

Pourquoi tu as refusé ?
Parce que d'abord c'est trois mois de répétition - sur un plateau, sur une scène je ne sais rien faire alors qu'en boîte de nuit, je me déchaîne ! Je suis la reine de la nuit ! Mais dès qu'il y a une caméra ou qu'il faut monter sur scène, j'ai le stress. Je ne sais plus bouger ! C'est très chronophage et puis surtout, pourquoi faire ? Pour montrer que je danse bien ? C'est très joli ! J'avais vu Claire Chazal danser une fois et elle était majestueuse. Mais j'avais d'autres projets, un projet d'album...

Dans certaines interviews tu as parlé de projets de comédienne mais toujours dans des drames. Pourtant tu es assez comique dans la vie ?
Oui mais les projets qui m'ont le plus intéressée étaient des drames et malheureusement un téléfilm que je voulais vraiment faire est tombé à l'eau à cause d'une histoire de droits. Donc faire de la télé pour faire de la télé, non. D'ailleurs, je suis très amie avec Michèle Bernier et quand j'ai commencé à recevoir plein d'offres je lui ai demandé de me faire bosser comme une dingue au cas où j'accepterais parce que je ne voulais pas me louper. Déjà, j'ai fait une pauvre pub pour les cheveux et j'ai répété 150 fois mes trois phrases. "Mes cheveux sont forts ! Mes cheveux sont forts ! Mes cheveux sont forts !" Le réalisateur me répondait "I don't believe you" ! (Rires)

Et si on devait t'écrire le personnage idéal ?
Un rôle de maman.

Une maman détective ? Une maman infirmière ?
Eh bien je trouve que Mimie Mathy en Joséphine, ange gardien, c'est un rôle vraiment incroyable. C'est une chance d'avoir une proposition comme ça. Pouvoir se mettre dans la peau d'une bonne fée qui vient redresser les choses, c'est le rêve de tout le monde, ça. Il y a plein de gens qui doivent croire que Mimie a une baguette en vrai d'ailleurs ! Moi j'ai un regard d'enfant donc je n'ai pas envie de jouer une femme dépressive - sauf si à la limite elle est dépressive parce qu'on lui a pris ses enfants. Ca, je m'en sentirais capable parce que je sais que pour mes enfants, je serais capable de n'importe quoi. Un vrai acteur - mais moi je ne suis pas une vraie actrice, pour l'instant en tout cas -, c'est savoir composer un rôle qui n'est pas du tout soi. Moi j'ai besoin d'aller puiser des choses pour pouvoir être crédible, je pense. Après peut-être que si j'étais une grande actrice je pourrais avoir un rôle satanique ! Niark niark niark ! (Rires)

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