Après dix-huit ans de réveils à deux heures du matin, Christophe Delay a refermé le chapitre de la matinale de BFMTV cet été. Mais le journaliste de 58 ans, figure familière des téléspectateurs, n’a pas pour autant quitté l’antenne : il est désormais à la tête de "BFM Midi" aux côtés de Roselyne Dubois. Une nouvelle tranche tournée vers les régions, pensée pour renouer le lien avec les Français et offrir un souffle différent à la chaîne d’info en continu.
"Je me sens bien. C’est une émission différente de ce que l’on faisait habituellement. On part d’une page blanche et tout se joue sur les détails. Je suis un perfectionniste. Il y a du travail de la cave au grenier", confie-t-il à "Satellifacts", avant d'ajouter : "Le bassin de nos téléspectateurs ne se trouve pas dans Paris intra-muros. J’assume totalement d’être un provincial. (…) Cela me paraît du bon sens que de raconter l’actualité des gens qui n’habitent pas dans la capitale".
Il a quitté la matinale le 11 juillet dernier et a passé la main à Dominique Tenza et Perrine Storme. Ses adieux furent sobres, mais chargés d’émotion : remerciements aux équipes de l'ombre, clin d'œil à son binôme Adeline François et une dernière pensée pour les fidèles téléspectateurs. "Je veux te remercier moi aussi après 8 ans de tandem, merci pour ton énergie, merci pour tes choix, merci pour ta passion pour le métier, merci pour ton indignation, merci pour ton humour, et bonne route Adeline", lançait-il alors.
Et s'il a renoncé à la matinale, c’est avant tout pour des raisons personnelles : "Si on compte les années à Europe 1, cela fait même 29 ans de matinale d’affilée. À un moment, il faut savoir dire stop et penser à sa santé. La matinale, c'est un poison lent. Je n'ai pas eu de vie normale depuis 29 ans".
Deux projets l'ont convaincu de rester : "BFM Midi" et "Faites entrer l’accusé", qu’il continue de présenter avec Dominique Rizet. "C’est une émission importante pour moi. Cela fait deux bonnes raisons de rester. Pour l’argent, je ne suis pas malheureux et, si cela avait été une question pécuniaire, j’aurais pu prendre ma clause de cession et retrouver un job très bien payé."
Attaché à sa liberté et à sa rigueur, Christophe Delay reste fidèle à sa ligne : ne pas se mettre personnellement en avant. "Ce métier meurt quand les journalistes se mettent en avant. À 58 ans, je n’ai pas été 'cramé' par ce métier que j’exerce depuis si longtemps. Je l’ai fait comme j’ai toujours voulu le faire en me mettant derrière l’info."

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