Changement dans les grilles de BFMTV à la rentrée. À compter du 24 août, la journaliste Sonia Mabrouk, ancien visage phare de CNews et d'Europe 1 sera à l'antenne chaque semaine, du dimanche au jeudi, dans une émission proposée entre 19h et 21h. Un programme de débats, comme l'a confirmé l'intéressée au "Parisien".
"Après ma démission d’Europe 1 en février dernier, j’ai eu du temps pour réfléchir à la manière de débattre tandis que la fatigue démocratique s’étend dans le pays. J’aimerais contribuer à redonner le goût de la conversation pour ne pas tomber dans une guerre de tranchées, a affirmé Sonia Mabrouk, dont l'annonce de l'arrivée au sein de la rédaction de BFMTV avait suscité une levée de boucliers en interne. Je crois que le vrai courage aujourd’hui, c’est la nuance. Les quatre piliers de ces deux heures quotidiennes seront donc le respect des intervenants, la diversité des opinions, la saine conversation et la confrontation féconde." Si Sonia Mabrouk assure donc que son programme laissera la porte ouverte à des opinions diverses et variées, elle confirme qu'elle ne laissera pour autant pas de côté ses convictions personnelles : "Je ne changerai pas. J’ai des convictions et je ne les cache pas. Mais j’ai toujours laissé la porte ouverte à la nuance. Je resterai moi-même avec, parfois, des colères ou des choses qui m’émeuvent. Je ne triche pas", a affirmé la journaliste.
Sonia Mabrouk, qui a accouché de son deuxième enfant au printemps, sera donc à l'antenne de BFMTV cinq soir sur sept. "Au départ, le dimanche n’était pas prévu mais on l’a ajouté, car j’aime beaucoup ce moment de respiration de la fin de semaine où l’on peut puiser dans l’eau vive des idées, a détaillé la journaliste dans les colonnes du "Parisien". J’avais aussi envie d’un temps plus long qui permet le recul. Dans la forme, je vais essayer d’imposer un style. Le souci de la langue, les citations, ça fait parfois suranné, mais c’est un vrai respect des téléspectateurs." L'ancien visage de CNews, qui tire là un trait sur les interviews politiques qu'elle a longtemps menées sur la chaîne du groupe Canal+ et pour Europe 1, arrive donc sur la chaîne du groupe CMA Média un an après un premier démarchage qu'elle avait décliné. "Je n’avais aucune raison de partir de ce groupe où j’étais bien. J’ai passé plus de dix ans à Europe 1 et CNews et avant cela, dix ans à Public Sénat. Je crois que je suis l’une des personnalités à avoir le moins changé de chaîne ! Mais l’affaire Morandini a provoqué une rupture…", a-t-elle précisé, soulignant n'avoir pas pris la décision de quitter son ancien employeur sous le coup de l'impulsivité : "Au contraire, c’était quelque chose de très réfléchi. On ne démissionne pas d’une maison comme Europe 1 alors qu’on attend un enfant, sur un coup de tête."

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