"J'ai répondu avec le coeur". Quelques heures après son numéro d'équilibriste sur le cas de Jean-Marc Morandini, Sonia Mabrouk défendait une sortie "pas préparée" dans les colonnes du "Parisien". L'intervieweuse politique avait été interpellée sur le sujet du maintien de l'animateur de CNews à l'antenne par son invité du jour, le député Jérôme Guedj, et n'avait pas éludé sa "question légitime". "Cela fait 10 ans que ça dure (...) J’ai parlé au nom de beaucoup de personnes", assurait la présentatrice de "La Grande interview", révélant avoir reçu "beaucoup de messages de soutien" depuis cette intervention, et notamment de responsables politiques. Une semaine après cette première réaction, et les commentaires qui ont suivi, la journaliste est revenue sur ce coup d'éclat en direct, livrant le fond de sa pensée.
"Je veux rappeler ici que je ne change pas une virgule à ce que j'ai dit sous le coup de l'émotion en réponse à une question qui m'a été posée en direct", a écrit Sonia Mabrouk dans une note publiée sur le réseau social X. Elle a ensuite rappelé le contexte de cette séquence pas si improvisée : "Une minute avant la prise d'antenne, durant la publicité, le député me dit qu'il va m'interpeller en fin d'interview. Je comprends immédiatement qu'il s'agit de ce sujet pour lequel j'ai averti ma direction quelques jours plus tôt en amont, sachant que faisant face à des invités quotidiennement, la question allait m'être posée un jour ou l'autre". Hier, "Le Monde" écrivait : "Entre la loge du maquillage et le plateau de CNews, mardi 20 janvier, Sonia Mabrouk explique à son invité, le député (Parti socialiste, Essonne) Jérôme Guedj, qu’ils parleront du budget et d’audiovisuel public. L’élu l’interrompt : 'Quand même, je vous poserai une question sur Morandini'. Réponse du tac au tac : "Faites ce que vous voulez'".
Parfois au bord des larmes, l'un des visages phares de la chaîne d'info avait alors pris ses distances avec son collègue condamné tout en affichant sa loyauté envers son employeur. "J’ai beaucoup de respect pour ma direction, ma hiérarchie, mais en aucun cas, cela ne vaut de cautionner cela. En aucun cas, c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle", expliquait celle qui assurait avoir des difficultés à trouver le sommeil depuis cette décision.
Encore aujourd'hui, sa réponse serait la même que celle prononcée à la hâte en direct. "Les mots sont évidemment les miens. Ma réaction fut, me semble-t-il, courtoise sous la forme mais ferme et sans la moindre ambiguïté sur le fond. Me concernant, le coeur et la raison ont parlé", indique encore Sonia Mabrouk, reconnaissante envers Pascal Praud et Laurence Ferrari qui l'ont soutenue après sa déclaration servant de "boussole".
Le présentateur vedette du canal 14 de la TNT avait exprimé toute sa solidarité envers sa congénère, qui avait "trouvé les mots justes", tout comme la cheffe d'orchestre de "Punchline". Dans un entretien accordé au "Parisien", Laurence Ferrari condamnait "évidemment" les actes reprochés à Jean-Marc Morandini mais exclut toute rupture avec CNews, revendiquant une "loyauté professionnelle totale" et ne formulant aucune demande de retrait de l'animateur du créneau 11h-12h. Pour autant, l'étau se resserre autour de lui entre colère des salariés de la chaîne, prise de distance de ses collègues stars et boycott de son émission par des élus politiques.

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