Entre France Télévisions et BFMTV, le coeur de Sonia Mabrouk a finalement penché pour la chaîne d'actualité en continu. Dans un entretien accordé au "Figaro", l'ex-vedette de l'information du groupe Bolloré a expliqué son choix de rejoindre celui de Rodolphe Saadé et indique qu'elle sera à l'antenne à partir de la saison prochaine, "le temps d’accueillir son second enfant". "Je veux m’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte", a souligné la journaliste politique, qui a quitté avec fracas son employeur d'une décennie le 8 février dernier. Elle avait été la première des figures de CNews à prendre ses distances avec Jean-Marc Morandini, son collègue condamné pour corruption de mineurs. Et avait démissionné dans la foulée, quelque peu lâchée par sa direction, pour qui elle avait répété son respect.
Pour autant, son arrivée sur la chaîne concurrente s'accompagne d'une certaine méfiance de la rédaction. La SDJ de BFMTV a en effet écrit un communiqué dans lequel elle indique accueillir la nouvelle recrue "avec la plus grande prudence". La raison ? La ligne éditoriale radicalement différente de celle tenue sur le canal suivant de la TNT. "La SDJ tient à rappeler son attachement constant aux principes qui fondent l'identité éditoriale de BFMTV : indépendance, pluralisme, rigueur et traitement non partisan de l'information", rappelle la société. "Notre chaîne est une chaîne de faits devant les opinions, de journalisme de terrain. Ces principes constituent le socle de la crédibilité de la rédaction et la condition essentielle de la confiance que nous accordent le public", appuie-t-elle pour marquer sa différence avec son homologue de Canal+.
La SDJ a alors remis au coeur de son message le CV de celle qui avait, une première fois, décliné la proposition alléchante de son groupe. "La journaliste Sonia Mabrouk a été durant des années l'une des figures des médias de Vincent Bolloré", peut-on lire, avant de percevoir dans la suite du communiqué une sorte d'avertissement adressé à la future venue. "Mais comme pour tout membre de la rédaction, son travail futur devra s'inscrire dans le cadre des exigences déontologiques et éditoriales qui s'appliquent à l'ensemble des équipes de BFMTV, et qui diffèrent du projet de CNews".
Interrogée par nos confrères sur l'affaire Morandini et sur son impact dans sa décision, Sonia Mabrouk balaye "l'idée d'un départ calculé". "Si j’avais voulu quitter CNews, je l’aurais fait dès l’an dernier, avec une proposition de BFMTV déjà formidable", affirme-t-elle. Pourquoi n'avait-elle pas sauté le pas alors ? "Une porte s’était entrouverte, mais ce n’était pas le bon moment", répond simplement l'ex-voix de "L'interview politique", avant de revenir sur son départ de CNews. "Lorsque ce n’est plus tenable car une décision de justice définitive est passée, j’en tire les conséquences. Cette décision de justice a été une bombe à fragmentation qui a altéré ma relation avec la direction de CNews. Tout ce que je fais, je le fais avec pour seule clause de conscience ma liberté, qui est totale", affirme celle qui confirme garder de "bonnes relations" avec Vincent Bolloré.

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