Elle est chargée de réguler la communication audiovisuelle et numérique en France. L'Arcom, comprenez l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, se réunit au minimum chaque mercredi en séance plénière pour statuer sur les nombreux dossiers sur lesquels elle a été alertée. Le 18 mars dernier, le président Martin Ajdari et les conseillers avaient différents sujets à l'ordre du jour. Après avoir discuté du pluralisme et de la déontologie de l'information et des programmes, le collège a abordé les questions de la protection des publics et de la diversité de la société française. Au programme notamment, deux séquences issues de deux émissions de télévision.
Le 16 octobre 2025, SOS Racisme avait saisi le gendarme de l'audiovisuel après des propos d'Erik Tegnér, fondateur du média d’extrême droite Frontières, tenus dans "100 % politique" présentée par Gauthier Le Bret sur CNews. "Cette dame-là [Yaël Braun-Pivet], c’est la finition du macronisme. Macron c’est quoi ? C’est le mariage d’Alain Minc, l’argent roi, et de Jacques Attali, l’homme nomade", avait-il déclaré. Dans un second temps, l'institution s'est penchée sur une saisine relative à un extrait de "Télématin", la matinale de France 2.
Dans le numéro diffusé le jeudi 8 janvier 2026, l'Arcom a été tenue informée "du recours à plusieurs anglicismes" au cours d'une chronique où plusieurs "termes d’origine anglo-saxonne" ont été prononcés. Ce jour-là, entre 6h30 et 9h30, Maya Lauqué et Damien Thévenot recevaient Philippe Corbé, directeur de l'information de France inter, Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Marianne James, à l’occasion de la sortie de la saison 4 de "Face à face" sur France 3. La jurée de "La France a un incroyable Talent" sur M6 avait notamment utilisé les termes "french fries" et "borderline".
"Si certains [anglicismes] figurent dans le dictionnaire de l’Académie française comme "show" ou "best-seller", [...] tel n’était pas le cas de certains autres", juge l'organisme issu de la fusion du CSA et de l’Hadopi dans sa décision rendue le 10 avril 2026. Ainsi, certains mots exprimés ne peuvent pas être "considérés comme ayant intégré la langue française qui, comme toute langue vivante, évolue et s’enrichit d’apports extérieurs".
Autant d'éléments qui ont contraint l'Arcom à "intervenir" et rappeler à l'ordre la chaîne publique même si aucune sanction financière n'a été prononcée. L'autorité souhaite "attirer l'attention" sur "l’importance de veiller au respect de la langue française dans l’ensemble des programmes diffusés" sur les antennes de France Télévisions, conformément à l'article 39 de la charte du groupe. "Le personnel intervenant à l'antenne est tenu à un usage correct de la langue française, conformément aux dispositions de la loi numéro 94-665 du 4 août 1994. Il s'abstient, à ce titre, d'utiliser des termes étrangers lorsqu'il possède un équivalent en français", est-il notamment stipulé.
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