Ce lundi 1er décembre à 21h10, France 2 sort de ses cartons "La Disparue de Compostelle", une mini-série en quatre épisodes portée par Olivia Côte ("César Wagner"), Samir Boitard ("Rivière perdue") et Nicole Calfan. Signée Floriane Crépin, elle saura séduire les amateurs de polars, déjà convoités par le groupe audiovisuel lors de la diffusion de "Désenchantées", il y a quelques semaines. Autre série, autre enquête et autre adolescente introuvable, cette nouvelle fiction policière suit Jeanne Nogarède, gendarme dans son village natal de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault) et rongée par une affaire non-résolue. Le 26 novembre 2020, à 7h30 du matin, Emma Vivian, fille d’une de ses amies d’enfance, est sortie de son domicile pour aller à l’école. On ne l’a plus jamais revue. Cinq ans plus tard, l’affaire est relancée lorsqu'une vidéo étrange est publiée sur internet. Ces images en apparence bénignes vont tout changer car un élément lâché à l'intérieur ne pouvait être connu que de son ravisseur… ou de sa mère.
Si l'intrigue de "La Disparue de Compostelle" n'est pas la pure adaptation d'un fait divers, son scénariste Pierre Monjanel a néanmoins confié s'être inspiré d'un événement dramatique qui a fait les choux gras de la presse pour dérouler le fil de cette histoire. Dans un note d’intention, notamment rapportée par "Satellifacts", il a en effet expliqué être tombé sur un article racontant le “mépris et le dégoût” du père d’Estelle Mouzin face aux vidéos Tiktok qui utilisait l’IA pour imiter sa fille disparue mystérieusement le 6 janvier 2003.
"Dans le même article, son avocat qualifiait ces vidéos "d’odieuses et inquiétantes". Tout était là. Une jeune fille disparue depuis plusieurs années laissant derrière elle un traumatisme poignant qui avait meurtri toute une communauté dont la douleur était ravivée par des vidéos "putaclics" fabriquées grâce à ce qu’on appelle "l’intelligence artificielle". Tout ce que j’avais à faire était de rajouter à cette réalité choquante de modernité, un seul élément fictionnel, un "détail" supplémentaire qui permettrait de lancer à partir de ce point de départ la dynamique d’un récit", développe le scénariste de cette production qui interroge l’existence de ces "fermes à clics", créées pour fabriquer automatiquement du contenu à partir des "centres d’intérêt" des Internautes.
Déjà lancée sur la plateforme numérique de France TV, la mini-série reprenant les codes du cold case cartonne. Elle cumule 2,6 millions de vidéos vues, selon les chiffres communiqués par le groupe, un record pour une fiction du genre. Elle a également emballé l'ensemble de la presse française. "Le Parisien" regrette "des sous-intrigues inégales, qui frôlent parfois la caricature" mais souligne la justesse du jeu de l'interprète principale, Olivia Côte. Pour "TV Mag", si "La disparue de Compostelle" n'est pas "la série du siècle", "elle séduit autant qu’elle interpelle". "L'atmosphère obsédante, mélange prenant de spleen et de tristesse", a également pris aux tripes le journaliste de "Télé-Loisirs", moins la résolution de cette disparition.

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