Séquence émotion. Invité de l'émission "Un dimanche à la campagne" sur France 2, Henri Sannier, ancien journaliste de France Télévisions, a raconté l'accident de vélo qui a changé son quotidien en 2020. Il apprend alors qu'il est atteint d'une polyradiculonévrite chronique, pathologie auto-immune qui, de jour en jour, paralyse son corps, au point de ne plus pouvoir bouger. S'en suit "une vie de légume", comme il le confiait à France 3, et une lutte quotidienne pour retrouver l'usage de ses quatre membres.
Face à Frédéric Lopez, l'ex-présentateur de "Tout le sport" a rappelé qu'il n'avait jamais perdu espoir de récupérer de sa mobilité. "Je me disais : 'Je vais remarcher.' Ce qui est un peu fou, parce que j'étais allongé, amorphe... J'étais un légume. Il n'y avait que ma tête qui marchait. Mais petit à petit, je sentais que ça revenait", a-t-il indiqué avant de se remémorer une journée décisive.
"J'avais besoin d'un médicament et il était à trois mètres sur la commode. Je me suis accroché et j'ai marché…", s’est-il souvenu. Henri Sannier s'est alors interrompu quelques instants, saisi par l'émotion. "Le lendemain, j'ai continué à marcher et mes petits-enfants m'ont applaudi. Le plus beau jour de ma vie. Après j'étais obligé de marcher au quotidien. Je faisais 5 mètres, 20 mètres, 100 mètres", a-t-il raconté, les yeux rougis, en décrivant tout ce processus comme une véritable "renaissance". Puremédias vous propose de découvrir cette séquence poignante dans la vidéo en tête d'article.
Longtemps en fauteuil roulant, Henri Sannier a aujourd'hui réappris à marcher et entreprend même de pouvoir skier cet hiver grâce à un exosquelette. Le septuagénaire conserve tout de même de cette maladie chronique des séquelles au niveau de son habileté. Mais, cette épreuve lui a également permis de ralentir le rythme et de savourer son nouveau quotidien. "Je vivais à 100 à l’heure et maintenant, je vis à 45 à l’heure. J’écoute les gens, maintenant et je ne les écoutais pas forcément. J’allais trop vite, beaucoup trop vite. Maintenant, je prends le temps, de fermer les yeux, d’écouter de la musique, de regarder la nature", a-t-il assuré en précisant qu’il n’allait "pas baisser les bras" devant les défis qui l’attendent à l’avenir.

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