France Pierron a donné le ton d’entrée de jeu. "On ne va pas être d’accord sur tout", avant lancé la présentatrice de "L’Équipe de choc" à ses chroniqueurs dans l’émission du 19 juin. La journaliste avait en effet en tête le débat autour du dilemme de l’attaquant belge, Jérémy Doku, lequel préférait se rendre au chevet de sa femme sur le point d’accoucher plutôt que de poursuivre la Coupe du monde 2026 avec sa sélection nationale. "Peut-on quitter le Mondial pour donner naissance à son enfant ? Une Coupe du monde est-elle plus importante qu’un accouchement ?", était-il écrit sur le synthé du bas pour annoncer l’un des thèmes majeurs de ce numéro.
Avant même de laisser les intervenants s’exprimer sur la décision du joueur, la journaliste est sortie de son rôle d'arbitre pour donner sa position. Et celle-ci, particulièrement tranchée, a vite suscité un tollé sur les réseaux sociaux. "Je vais y aller parce que ça me scandalise particulièrement. Je ne sais pas si c’est parce que je suis une femme ou parce que je suis un peu tordue et que je n’ai pas de cœur. Mais je ne comprends pas", a-t-elle balancé de but en blanc avant de développer son point de vue. "Quand tu as la chance, parce qu’il faut réaliser que c’est vraiment une chance de participer à une Coupe du monde, c’est un bonheur inouï, il y a des centaines de footballeurs qui tueraient pour être à ta place, ça ne se représentera peut-être plus jamais dans ta vie, c’est vraiment un moment particulier, c’est un rêve de gosse que tu réalises. Et tu vas quitter tout ça pour aller assister à la naissance de ton enfant qui est un moment dégueulasse, excusez-moi, où le papa ne sert à rien, il a un rôle de figurant...".
Les invités autour de la table ont été surpris par cette intervention peu commune, Brahim Asloum le premier. "Comment ça, on ne sert à rien ? Qui encourage ?", a essayé de la couper le boxeur. Mais, France Pierron n’a rien lâché dans ce vif échange et a continué de minimiser le rôle du papa lors de l’accouchement. Surtout quand elle le compare au prestige d’une Coupe du monde. "Il sera toujours là, ton bébé. Tu vas faire 20 heures de voyage. Tu vas sortir de ton Mondial complètement. Tu seras explosé de fatigue à cause de l’émotion que ça t’a procuré et tu ne peux pas rater un Mondial. On parlait du prix des places. Il y a des mecs qui ont peut-être fait un prêt, ils ont sacrifié tout pour venir voir le match. Et toi, tu n’y vas pas pour couper un cordon ombilical", a argué le visage de la chaîne L’Equipe depuis X ans.
Les arguments des quatre hommes en plateau n'ont pas pesé lourd face à ses convictions. "Une Coupe du monde, tu peux la gagner, tu peux la louper. Dès qu’elle est passée, elle est passée. Mais ton enfant, tu l’as à vie", a essayé de la raisonner Brahim Asloum. "Mais il sera toujours là", a-t-elle martelé. "Il t’en voudra de ne pas avoir coupé le cordon ?" Face à ses chroniqueurs, opposés à ses certitudes, la seule femme a accusé le coup. "Je suis seule au monde", a-t-elle conclu, lucide.
Seule au monde, France Pierron l’était également sur les réseaux sociaux où la séquence, abondamment relayée (et depuis supprimée du compte Instagram de la chaîne), a consterné nombre d’internautes et supporters. "France Pierron, en 2026 on ne peut plus tenir ce type de discours. On se bat quotidiennement pour que la paternité soit valorisée, que les pères s’impliquent et vraiment. C’est fantastique que Doku veuille ça. Une femme qui accouche est une femme plus vulnérable. On ne doit jamais l’oublier", a notamment écrit son ex-consœur de France Télévisions, Clémentine Sarlat. "Un moment dégueulasse ou le papa ne sert à rien” ? Pas ce souvenir du tout, personnellement. France, la naissance d’un enfant, c’est aussi un bonheur inouï qui ne se représentera peut-être plus jamais dans une vie. Pas d’accord avec toi !", a abondé une autre journaliste sportive, Cécile Grès.
En 2024, la journaliste en question avait déjà fait polémique en expliquant ne pas comprendre les aménagements faits pour les athlètes voulant s’occuper de leurs enfants pendant les Jeux Olympiques. "Les JO, ça dure trois semaines, on va dire une semaine à tout casser pour un sportif. J’estime que tu peux te séparer de ton bébé ou de ton enfant pendant une semaine", avait-elle affirmé.

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