La CGT et la SNJ de CMA Media réclament l'éviction de plusieurs chroniqueurs intervenant sur la chaîne de radio après des propos discriminants et tenus en direct à l'antenne. "Pourquoi cette complaisance de la direction ?", s'insurgent-ils dans un communiqué titré "Racisme, mise en danger de nos collègues : à quand de vraies sanctions pour les chroniqueurs de RMC ?" et publié ce mardi 23 septembre. "Le racisme n’est pas une opinion et nous ne comprenons pas le maintien de chroniqueurs ayant mis en danger une de nos collègues ou tenant des propos ouvertement racistes", répètent les deux organisations à la fin de ce texte.
Trois éléments de la station sont clairement cités par les syndicalistes, qui réclament des "mesures immédiates". Parmi eux, Juliette Briens, chroniqueuse dans l'émission "Estelle Midi", a publié sur X début septembre un tweet qui caricaturait un accent étranger dans le contexte de "l'affaire" Legrand-Cohen. Suspendue brièvement, la directrice de la communication du magazine d'extrême droite "L'incorrect" avait retrouvé son poste de débatteuse quinze jours plus tard.
Un peu plus tôt dans l'été, le 20 août, Antoine Diers, membre des "Grandes Gueules", avait, lui, évoqué la mort du streamer Jean Pormanove en l’analysant par "la culture maghrébine de l’humiliation" et avait appelé à "reciviliser les gens influencés par une culture racaille". Ses propos avaient été qualifiés en interne de "clairement racistes et diffamatoires" mais l'ex-conseiller politique a rapidement réintégré le talk-show d'Alain Marshall et Olivier Truchot.
Enfin, la chroniqueuse Barbara Lefebvre continue de participer aux débats des "Grandes Gueules" sur les ondes, malgré plusieurs interventions contestées. Ses déclarations lors d’un gala de soutien à l’armée israélienne, jugées "abjectes" par la SDJ, le SNJ et la CGT, s’ajoutent à des "propos haineux et contraire à la dignité humaine à l'antenne" et à "la mise en danger d'une journaliste de l'entreprise" pour l'avoir directement ciblée en direct. En juin dernier, déjà, les syndicats avaient demandé "expressément " à leurs directions respectives de "mettre fin" à la présence de l'essayiste sur leurs antennes. Ses paroles "entachent la réputation de nos rédactions", estimaient les SDJ des deux médias du groupe CMA CGM de Rodolphe Saadé.

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