Les critiques cinéma du "Figaro" privés de projections presse

Partager l'article
Vous lisez:
Les critiques cinéma du "Figaro" privés de projections presse
Dany Boon et Kad Merad dans "Supercondriaque"
Dany Boon et Kad Merad dans "Supercondriaque" © Jean-Claude Lother
Les journalistes cinéma du "Figaro" sont désormais privés de projections presse pour les films distribués par Gaumont et Pathé. En cause : leurs critiques jugées trop négatives.

Les relations entre les professionnels du cinéma et les critiques ont toujours été très compliquées. Et cela ne semble pas s'arranger. Dans son édition de ce week-end, Le Figaro a ainsi expliqué que ses journalistes cinéma étaient désormais privés des projections presse organisées par Pathé et Gaumont. En cause : leurs critiques jugées trop négatives par les deux distributeurs français.

À lire aussi
Photo du gouvernement : La mauvaise expérience d'un photographe de "Libération"
Presse
Photo du gouvernement : La mauvaise expérience d'un photographe de "Libération"
Mediapro et Netflix vont proposer une offre commune à moins de 30 euros par mois
Sport
Mediapro et Netflix vont proposer une offre commune à moins de 30 euros par mois
Affaire Clémentine Sarlat : Trois salariés licenciés à la suite de l'enquête interne à France Télévisions
TV
Affaire Clémentine Sarlat : Trois salariés licenciés à la suite de l'enquête...

"Les distributeurs ont déclaré la guerre aux critiques"

Dans un article intitulé "Pas de tomates pour les navets", plusieurs journalistes du Figaro ont ainsi dénoncé avec ironie cette situation. "Les critiques sont des gens méchants. Parfois, ils écrivent du mal des gentils films. Parfois même, ils osent dire qu'ils ne sont pas tous des chefs-d'oeuvre. Pire, ils ne soutiennent pas systématiquement les longs métrages produits et distribués par les firmes Pathé et Gaumont. Qui n'ont rien contre la critique, pas du tout, du moment qu'elle tartine sur la qualité de leur réalisation" ont-ils raillé.

Concernant Gaumont, Le Figaro a expliqué que les relations s'étaient détériorées avec la publication d'un dossier consacré à la faiblesse des scénarios des films français. Ce dernier était illustré par des photos du film "Mea Culpa" avec Vincent Lindon, distribué par Gaumont. Le Figaro n'a par la suite pas amélioré ses relations avec le distributeur en accueillant fraîchement un autre de ses films, "La Belle et la Bête" avec Vincent Cassel et Léa Seydoux. Le journal s'est aussi brouillé dans le même temps avec Pathé en n'épargnant pas son film "Supercondriaque", de et avec Dany Boon. Effet immédiat : "plus un critique de notre journal n'est convié aux projections de presse".

Le journal a par ailleurs tenu à rappeler que ses salariés ne sont pas les seuls visés par de telles mesures et que ces dernières tendraient même à se développer ces derniers temps. "Si les distributeurs n'ont jamais porté les critiques dans leur coeur, il semble qu'ils aient décidé de leur déclarer la guerre" ont ainsi écrit les journalistes du Figaro. L'éviction des projections de presse ne serait d'ailleurs pas la seule initiative mise en oeuvre par les distributeurs français. Le Figaro a ainsi également évoqué des critiques menacés de perdre leur emploi ou encore des encarts publicitaires supprimés en guise de représailles.

"Des attaques systématiques"

Interrogé par le journal sur cette affaire, Sidonie Dumas, patronne de Gaumont, n'a pas commenté le fond des accusations du Figaro. Elle a seulement expliqué que le cinéma français était malmené "à tort" par la presse. "Les articles sont trop généralistes : tous les scénaristes sont mauvais, les acteurs trop payés, le cinéma trop financé. Le cinéma est un bouc émissaire" a-t-elle dénoncé. Evoquant des "attaques systématiques" devenues lassantes, Sidonie Dumas a précisé que "Gaumont ne s'opposera jamais à des critiques négatives" à condition que "les articles soient argumentés".

Et la dirigeante d'expliquer : "Beaucoup de critiques décrètent 'c'est nul' avant même d'avoir vu le film. Quand 200 millions de Français vont au cinéma par an et y retournent, la critique ne peut pas être systématiquement contre le métier, simplement par respect pour le public". Avant de regretter : "Ce qui manque chez les critiques, c'est un élan positif. C'est un mal très français".

Le Figaro
Le Figaro
"Le bureau des légendes" : "Le Figaro" au coeur de l'intrigue de la saison 5
"Le Figaro" : Un numéro tout en rose aujourd'hui pour une opération commerciale
Bertrand Gié ("Le Figaro") : "Nos audiences sont de moins en moins dépendantes de l'actualité"
"Le Figaro" piégé par un faux compte de la nouvelle ministre de Culture
Voir toute l'actualité sur Le Figaro
Autour de Le Figaro
  • Étienne Mougeotte
  • Serge Dassault
  • Yves Thréard
  • Le grand jury
  • Ivan Rioufol
  • Alexandre Adler
Sur le même thème
l'info en continu
"The Voice Kids" : Kendji Girac devient coach dès le 22 août sur TF1
Programme TV
"The Voice Kids" : Kendji Girac devient coach dès le 22 août sur TF1
Stéphane Plaza arrive sur Gulli
TV
Stéphane Plaza arrive sur Gulli
Télévision : Les décrets relatifs à la publicité et à la programmation cinéma (enfin) publiés
Politique
Télévision : Les décrets relatifs à la publicité et à la programmation cinéma...
Gérald Darmanin : "Edwy Plenel a franchi les limites de l'ignominie"
Politique
Gérald Darmanin : "Edwy Plenel a franchi les limites de l'ignominie"
"Big Little Lies" arrive sur TF1 le 25 août
Programme TV
"Big Little Lies" arrive sur TF1 le 25 août
Box-office : "T'as Pécho ?" en tête, les entrées encore en baisse
Cinéma
Box-office : "T'as Pécho ?" en tête, les entrées encore en baisse
Vidéos Puremedias