Après le concert, les coulisses. Ce samedi 28 février, à partir de 13h40, TF1 propose aux fidèles des "Enfoirés" de retrouver les coulisses du spectacle dans un numéro exceptionnel de "Grands reportages", le magazine d'Anne-Claire Coudray. Pendant plusieurs jours, la star de l'info s'est glissée dans les loges de l'Accor Arena de Paris pour découvrir les secrets de fabrication du concert le plus populaire de l'année. Mais auparavant, c’est Rémi Faure, le patron des flux de TF1, qui s’est épanché sur cet événement unique.
Propos recueillis par Benjamin Rabier
Puremédias : Comment travaillez-vous chaque année sur le spectacle des Enfoirés ?
Rémi Faure : Toute la conception du spectacle des Enfoirés revient à Anne Marcassus et l'association des Restos du Cœur. Du côté de TF1, les échanges qu’on a avec eux, c’est sur le choix des chansons et sur les nouveaux entrants qui rejoignent la troupe composée d’artistes fidèles depuis des années. Pour nous, Les Enfoirés doivent continuer à vivre au rythme de la société d'aujourd'hui, c'est-à-dire en intégrant des artistes comme Marine, Styleto ou Helena, mais aussi des Youtubers comme Mcfly et Carlito, Tibo InShape, ou encore le ballon d’or, Ousmane Dembélé.
"La marque ne nous appartient pas"
Rémi Faure
Comment renouvelle-t-on cette marque ?
Sur la mise en scène, Il y a une évolution assez naturelle de décors physiques vers des illustrations dans les écrans et des propositions plus technologiques avec des effets de profondeur et de 3D. Musicalement, le concert est le reflet de la scène musicale d'aujourd'hui, un mix entre de la grande chanson française, des grands classiques et des touches de modernité fortes. La magie des Enfoirés, c’est avant tout un collectif qui se mobilise pour une association, pour une cause. Cette année, 55 artistes étaient présents pour les Restos. Quand j’ai appris qu’Ousmane Dembelé allait passer une tête, j’étais ravi. C’est un rassemblement unique au monde. Les plus grandes stars de la chanson se mélangent à des sportifs, à des acteurs, aux plus grands comédiens. Philippe Lacheau, en pleine promotion du « Marsupilami » avec Elodie Fontan et Julien Arruti, a pris une semaine de son temps pour les Restos du Cœur. C’est quand même formidable.
Et vous, pour TF1, ça reste la plus grosse audience divertissement de l'année télé. Comment vous réfléchissez autour de la marque ? Est-ce que vous essayez de trouver d'autres événements dans l'année ? Je sais qu'il y a un docu, par exemple, événement où Jean-Jacques Goldman va prendre la parole. Comment vous travaillez la marque en soirée chez TF1 ?
Ce programme est très spécifique. C'est un immense concert qu’on capte et qu'on diffuse. La marque ne nous appartient pas. Très humblement, je ne veux pas sur-solliciter les Restos du Cœur ou les artistes qui sont déjà très investis. Les artistes viennent bénévolement et offrent déjà une semaine entière de leur année pour soutenir cette cause. Ce serait délicat de leur en demander davantage.
2026 est une année particulière puisqu’on va fêter les 40 ans de la création de la chanson des Restos du Cœur. À cette occasion, nous diffuserons dans quelques mois un documentaire auquel ont participé plusieurs dizaines d'artistes, dont Jean-Jacques Goldman et Francis Cabrel.
Et justement, dans votre stratégie de programmation, comment vous faites ? Vous dites on diffuse le concert fin février et puis on attend un mois ou ce sera plus pour la rentrée. C'était quoi votre vision ? On essaye toujours de diffuser ces événements-là à des moments où c'est utile pour la cause des Restos du Cœur. La diffusion du concert fin février coïncide avec la collecte des Restos du Cœur. On diffusera probablement le documentaire à la rentrée prochaine pour coller au mieux à la prise de parole de l'association pour sensibiliser les gens sur les campagnes de dons et de collecte.






















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