La gronde monte dans les couloirs de BFMTV. Déployés aux quatre coins du globe et plus précisément au Moyen-Orient depuis le mois de février pour couvrir le conflit qui oppose l'Iran aux Etats-Unis, les reporters de la chaîne info s'estiment peu considérés par leur direction, pilotée par Fabien Namias depuis 2024. A tel point qu'ils ont rédigé en ce mois de juillet une note interne, envoyée à l'ensemble de la rédaction et que Puremédias a pu consulter.
Dans cette prise de parole, les reporters et JRI de la chaîne info rappellent leur investissement sur le terrain. "Dès le premier jour, nous avons répondu présent massivement pour couvrir cette actualité historique. Déployés dans tous les pays, par tous les moyens, BFMTV a pu compter sur notre expérience et notre savoir-faire pour être partout, peut-on lire. Pendant plus de 3 mois, nous avons été envoyés sur des terrains souvent dangereux, pour de longues missions, loin de nos proches. Sur l’ensemble des reporters et JRI qui ont couvert la guerre, 40% sont des pigistes/CDD. Malgré leurs contrats précaires, ils n’ont pas hésité, eux aussi, à se mobiliser très largement." Les reporters et JRI de BFMTV, qui précisent mettrent eux aussi régulièrement leurs "vies familiales et personnelles sur pause, annulant [leurs] jours off, montant dans un avion d’une heure à l’autre, pour partir plusieurs jours ou plusieurs semaines", estiment vivre depuis le mois de février "un marathon".
"Sur la ligne d’arrivée, BFMTV est largement premier, rappellent les signataires de cette note interne. La chaîne est repassée leader info, les audiences ont largement progressé. Nous pensons que notre travail et notre mobilisation, salués en interne comme en externe, n’y sont pas pour rien. Au même titre que le service politique après chaque campagne présidentielle, nous pensons que nous méritons une prime exceptionnelle. Pour les risques pris, pour notre mobilisation, pour notre travail", indiquent les reporters, qui précisent que cette demande avait déjà été faite il y a quelques temps par leur chef de service, mais était "resté[e] sans réponse." "Par la présente, nous demandons juste à ce que notre travail soit reconnu et récompensé à sa juste valeur", concluent-ils.
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