David Neichel (Directeur General d'Activision) et le gagnant de la soiree surnomme "The French Monster" Gotaga considere comme le meilleur joueur Francais de "Call of Duty" - Soiree de lancement du jeu "Call of Duty Ghost" au Palais de Tokyo a Paris le 4 novembre 2013.
Arrêtée fin décembre, la chaîne de télévision payante Game One, dédiée aux jeux vidéo et à la culture japonaise, doit faire son retour à la rentrée mais sous un nom différent, a annoncé à l'AFP l'homme d'affaires David Neichel, derrière le plan de relance. Victime collatérale du rachat du groupe américain Paramount, propriétaire de la chaîne, par la société de production Skydance, Game One avait cessé d'émettre fin 2025 après 27 ans d'antenne. "L'objectif, c'est de relancer la chaîne au 1er septembre", a expliqué à l'AFP l'ancien patron de l'entreprise de divertissement dédiée à l'esport ESL Gaming, en faisant revenir "les équipes qui ont travaillé historiquement sur Game One et qui ont été licenciées", soit une vingtaine de personnes.
Ce projet, chiffré à plusieurs millions d'euros, est porté par plusieurs investisseurs français "plutôt issus du secteur du jeu vidéo", indique celui qui a présidé le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) et dirigé la filiale française de l'américain Activision-Blizzard. Toutefois, cette nouvelle mouture, qui combinera les grilles de Game One et celle de sa petite sœur consacrée à la culture asiatique J-One, ne reprendra pas le nom de la chaîne fondée en 1998. Les discussions entamées il y a plusieurs mois avec Paramount pour une reprise de la marque n'ont pas abouti, regrette M. Neichel. Le nom de la future chaîne, composé de deux mots, n'a pas encore été dévoilé.
Il espère voir aboutir rapidement les négociations autour du référencement et de la commercialisation de la chaîne auprès des principaux diffuseurs (Canal+, Orange, Bouygues, SFR et Free), qui conditionnent sa relance. Mais "les retours sont positifs, il y a une envie que la chaîne revienne", soutient cet ancien directeur commercial au sein du groupe Canal+, estimant qu'elle se positionne "sur un segment qui n'est pas très couvert en télévision".
Rentable au moment de son arrêt, Game One fédérait, selon Médiamétrie, près de trois millions de personnes chaque mois, sur la période de janvier à juin 2025. Le nouvel investisseur compte également s'appuyer sur les bonnes audiences sur internet de "La team: Le Respawn".
Lancé courant mars, ce talk-show hebdomadaire, animé par les anciens animateurs de Game One et diffusé en direct sur la plupart des plateformes en ligne, a réuni près de 10.000 spectateurs en simultanés sur ses premières éditions. "C'est la confirmation qu'il y a un manque" pour les spectateurs, veut croire David Neichel.
Et "si la chaîne dans son ensemble repart en septembre, 'La team' rejoindra la nouvelle chaîne", a-t-il insisté, laissant toutefois à l'équipe la liberté "d'explorer toutes les possibilités", "tant que les négociations ne sont pas conclues avec les diffuseurs" pour relancer la chaine.
Pour celle-ci, il promet "des nouveaux concepts" d'émissions mais aussi une utilisation "plus décomplexée" des réseaux sociaux et des plateformes de streaming. Face au poids de plus en plus important pris par les plateformes en ligne dans la consommation de contenu - plus d'un tiers des 15-24 ans consultent YouTube lorsqu'ils allument leur télévision, selon une récente de l'Arcom - "je pense qu'il y a encore une place pour la télévision", "plus familiale et intergénérationnelle que ce qu'on trouve sur les plateformes de streaming", estime David Neichel.
Détenue à l'origine par Canal+ et la société de jeux vidéo Infogrames et diffusée sur le satellite, puis le câble et l'ADSL, Game One a marqué toute une génération d'adolescents et de jeunes adultes avec ses programmes autour des jeux vidéo.
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