Love, et autres drogues : "Love Me Tender" revu et (mal) corrigé

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Love, et autres drogues : "Love Me Tender" revu et (mal) corrigé
Bien rythmée et soutenue par un couple sincère, "Love et autres drogues" reste une comédie romantique à l’américaine classique bourrée de clichés et qui n'arrive pas à trouver le ton juste.

L’heure de la comédie romantique à l’américaine avait (encore) sonné en cette fin 2010. Impossible de résister cependant, puisque la présence de Jake Gyllenhaal et Anne Hathaway interdit aux fans de passer outre. Ces deux-là forment un couple très mignon, qu’on a plaisir à retrouver ensemble après le beaucoup plus sombre Le secret de Brokeback Mountain.

Un duo d'acteurs convaincant



Le personnage de Gyllenhaal, Jamie, est un cliché ambulant qui fait froid dans le dos, directement sorti du placard de personnages ready-made : il est une sorte de Jude Law séducteur, sans principes moraux. Le film débute comme Oliver Twist qui raconte la genèse de ce personnage : une fois passée cette série de scènes copiées/collées désolantes, il démarre avec des airs de bande annonce dynamique et bifurque dans le domaine pharmaceutique, ce qui lui permet d’adopter un point de vue heureusement original qui le sauve de la noyade.

Anne Hathaway, elle, interprète en toute fraîcheur et d’une façon convaincante une jeune femme atteinte de la maladie de Parkinson. Si elle est charmante comme la princesse Disney qu’elle a toujours été, elle sait aussi montrer du caractère et un peu de désespoir comme dans Le diable s'habille en Prada.

Prozac, Viagra et tutti quanti



Heureusement, il n’y a pas trop de cucuterie dans Love, et autres drogues puisque le film, en plus de la romantique histoire, présente les dérives de l’industrie pharmaceutique. Mais le Prozac, on en a déjà trop entendu parler et le coup du mec qui subit des effets persistants du Viagra, on nous l’a fait encore dernièrement dans Mon beau-père et nous. Moyennement drôle.

Les nombreuses scènes de performances orgasmiques semblent mal convenir à ce qui essaie d’être un mélodrame avec un homme qui aime une femme très malade : le film n’arrive pas à trouver le ton juste. Si ces dissonances rendent le film hybride, les personnages secondaires, eux, sont d’une banalité clichée exemplaire : le frère qui regarde les exploits sexuels du couple en vidéo, vautré sur le canapé, la jeune femme de l’hôpital qui cherche à tout prix à séduire un médecin pour se marier, le médecin qui cherche à tout prix la chair fraîche, grand amateur de Viagra, etc. A fond les clichés, et sans aucune honte.

Ce film prévisible est tout de même mené à un train d’enfer plein d’amour de la vie. De quoi faire dire « ah non, pas encore ! » aux détracteurs, tandis que les fans de comédie romantique bien menée ne feront que des commentaires admiratifs. En tout cas, les deux tourtereaux ont l’air sincères. C’est déjà ça.

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