En venant sur le plateau de "Quotidien" lundi 2 novembre, Igor Sahiri ne pensait sans doute pas activer un conflit direct avec Sonia Mabrouk. Le grand reporter, invité par Yann Barthès et son équipe pour évoquer son travail sur le terrain, particulièrement difficile depuis plusieurs semaines, avait été au passage interrogé sur le supposé glissement de ligne éditoriale de la chaîne vers l'extrême-droite et la présence de Sonia Mabrouk, à l'antenne avec "100% Mabrouk" depuis la fin août. "Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise effectivement la haine à l'extérieur, mais au sein de BFMTV on ressent nous cette haine en direct, sur le terrain", avait expliqué le journaliste, figure de la chaîne info depuis de très nombreuses années. "Il y a des journalistes à la rédaction qui se posent la question de savoir si on a bien fait de faire venir Sonia Mabrouk. [Elle] a un passé qui est ce qu'il est, aujourd'hui elle est chez nous [...] Il y a un malaise, encore une fois", avait-il ajouté, expliquant que la direction du canal 13 avait organisé une grande réunion en la présence de la journaliste pour tenter d’apaiser les tensions.
Depuis sa sortie sur TMC, Igor Sahiri s'est attiré les foudres de Sonia Mabrouk qui, selon "Le Parisien", exigerait que la direction prenne une sanction forte contre le reporter. D'après "Le Figaro", la présentatrice aurait même mis sa démission dans la balance. "Ils ont tous peur que Sonia Mabrouk démissionne. Elle vit tout ce qu’il se passe comme une agression personnelle, avec un petit côté tragédienne. Hier elle est descendue dans son studio les larmes aux yeux", confirmait "Le Parisien" en citant hier un salarié de BFMTV.
Convaincu par sa direction de calmer le jeu, Igor Sahiri a finalement décidé d'envoyer un message au "Figaro" pour clarifier la situation. Le grand reporter explique être "venu à 'Quotidien' en tant que grand reporter pour expliquer combien notre travail sur le terrain est difficile en ce moment et que nous n’acceptons pas d’être traités de chaîne raciste". "Ces accusations nous mettent en danger." Et de continuer : "Mes propos concernant Sonia Mabrouk ont été mal interprétés. Elle ne cristallise pas la haine au sein de BFMTV, mais chez ceux qui nous attaquent. À aucun moment je n’ai souhaité son départ, ni jugé son travail", a-t-il affirmé. Selon "Le Figaro", Igor Sahiri n'aurait pas dû se retrouver seul en plateau face à Yann Barthès et ses chroniqueurs lundi 2 novembre : d'autres reporters issus de chaînes concurrentes, prévus eux aussi sur le conducteur, auraient annulé leur venue à la dernière minute.