Après un braquage pareil, Netflix a rouvert l’un des coffres les plus rentables de son catalogue. L'univers riche de "La Casa de Papel" a trouvé un prolongement avec un spin-off centré sur le personnage de Berlin, pourtant mort dans la série originale. Fort d'un premier chapitre porté aux nues par les inconditionnels de la fiction espagnole, la saison 2, mise en ligne le vendredi 15 mai, semble suivre le même destin. Les fans ont profité du week-end pour se ruer sur les huit épisodes de cette suite très attendue, faisant de "Berlin et la Dame de l'hermine" le numéro 1 des audiences du moment. Selon les chiffres de "Flixpatrol", tous ses concurrents, même l'outsider mexicain surprise, ont été battus et 44 pays, dont la France, l'Espagne ou encore l'Inde, ont plébiscité le retour du braqueur et de son gang.
Toujours incarné par Pedro Alonso, Andrés de Fonollosa (sans le masque) revient dans une histoire située avant les événements de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre. L'intrigue de cette nouvelle saison déplace l'action de Paris vers l'Espagne, et plus précisément vers Séville. Berlin et son acolyte Damián (Tristán Ulloa) réunissent une énième fois leur équipe pour monter un coup en apparence classique : dérober La Dame à l'hermine, tableau iconique de Léonard de Vinci, pour le compte du duc de Málaga. Sauf qu'ils ignorent encore que leur défi réveillera le côté le plus sombre du héros et sa soif de vengeance. La série promet, selon "Tudum", "plus de romance chaotique et un protagoniste encore plus complexe."
Toute l'armada est de retour : Michelle Jenner en Keila, Begoña Vargas en Cameron, Julio Bana Fernández en Roi et Joel Sánchez en Bruce. Trois recrues viennent s'ajouter au tableau alors que la production a réservé un cadeau aux fans de "La Casa de Papel" avec le retour Álvaro Morte et de son personnage culte du "Professeur". Pour le reste, ce deuxième volet reprend les codes de la franchise : plans spectaculaires, équipe préparant un casse d'apparence impossible, mise en scène volontairement excessive…
Pourtant, malgré cet accueil favorable, ce faux cambriolage n'a pas suscité l'adhésion de critiques lassées par un récit qui semble s'essouffler. "Ce Berlin à la sauce sévillane ne casse pas la baraque", titre "Le Point", regrettant nombre d'approximation et un mélange des genres laborieux. "Le Parisien" est encore plus sévère en affirmant "qu'il faut en finir avec 'La Casa de Papel'" après cette extension "qui n'a plus rien à raconter". Même résignation chez nos confrères de "Purebreak" pour qui la formule atteint ses limites et "a fait son temps". Reste le plaisir de retrouver une dernière fois un personnage flamboyant pour son baroud d'honneur. "J’ai le sentiment d’avoir bouclé un immense cycle de vie avec un personnage qui m’a permis de m’épanouir, et que la meilleure façon d’honorer tout ce qui m’était arrivé était de le laisser partir", avait révélé le comédien dans la presse espagnole.

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