Olivier Marchal a de nouveau tapé dans le mille. Deux ans après le succès colossal et international rencontré par sa série "Pax Massilia", le roi du polar est en train de réitérer cette performance. 24 heures après sa sortie, le 9 décembre dernier, la saison 2 de cette filature opaque entre flics et voyous a bouleversé le classement des contenus les plus visionnés en France. Elle a en effet délogé le documentaire sur Sean Combs de son trône, et mis à distance raisonnable la première partie du final de "Stranger Things". Au niveau mondial, la suite des aventures de Lyès et de ses collègues aux méthodes peu recommandables s'est hissée dans un Top 10 toujours dominé par le gang de Hawkins, en attendant de gagner encore des positions pendant les fêtes.
Interrogé par "Télé-Loisirs" sur ces débuts prometteurs, le réalisateur n'a pas caché sa joie. "Je ressens évidemment beaucoup de fierté", a réagi Olivier Marchal face à l'emballement général. Puis le cinéaste s'est penché plus longuement sur les raisons de ce succès. "C’est la récompense d’une équipe. Ce qui est incroyable, c'est que la saison 1 est aussi revenue dans le top 10. Le vieux n'a pas perdu la main !", plaisante l'ancien policier de formation. Enchanté, il ajoute : "Très franchement, le succès incroyable de la saison 1 nous est tombé dessus. On tourne dans de telles conditions qu'on arrache tout. On écrit la nuit, on tourne la journée. On prend des risques et on n'a pas le temps de réfléchir. On travaille dans l'urgence tout le temps et c'est épuisant. Parfois, on ne sait même plus ce qu'on tourne !"
Dans ce même média, l'homme derrière "Braquo" s'était confié sur cette urgence de création qui a servi son oeuvre. "Cette série, c'est Marseille et j'adore Marseille ! Elle s'est faite dans un chaos, un désordre, un bordel absolu. En fait, c'est ce qui se voit, c'est ce qui a marché à l'image", avait-il analysé.
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Ce second opus, composé de six épisodes, s'inscrit dans le même registre nerveux que le précédent. L'intrigue reprend au moment où Lyes Benamar, campé par Tewfik Jallab ("Engrenages") croupit derrière les verrous et se voit offrir une chance de liberté conditionnelle, à une condition : infiltrer un réseau criminel dirigé par un ami d’enfance devenu trafiquant. À Marseille, son ancienne bande des "Cramés" composée d'Alice (Jeanne Goursaud), Audrey (Lani Sagoyou), Arno (Olivier Barthélémy) et Tatoo (Idir Azougli) fait, elle, face à une nouvelle génération de trafiquants, pratiquant un deal qui concurrence les gros bonnets de la drogue, leur modèle économique et l'équilibre des forces. Guerre des gangs, règlements de compte et trahisons sont donc au menu de cette suite qui ne fait pas dans la demi-mesure.

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