Le magazine "Première" touché de plein fouet par la crise de la presse. La publication mensuelle bien connue des fans du septième art traverse une forte zone de turbulences. Alors qu'elle souffle sa cinquantième bougie, elle en appelle à la générosité de ses lecteurs pour continuer à paraître, elle qui, on l'apprend, aurait bien pu s'éteindre il y a un an déjà. "En octobre 2025, 'Première' aurait pu disparaître. Le magazine ne s’est pas arrêté : porté par l’attachement qu’il suscite, il est revenu en janvier 2026 avec une nouvelle formule. Et, il est prêt à écrire une nouvelle page de son histoire, avec vous, pour les 50 prochaines années", peut-on lire dans un article consacré à cette question et publié sur le site du magazine ce 15 octobre.
Une campagne de financement participatif est lancée ce jeudi pour permettre au mensuel de se remettre à flot. Plusieurs avantages seront distribués aux donateurs, tels que des "abonnements, numéros collector, éditions spéciales, objets éditoriaux, contenus exclusifs, rencontres, t-shirts, invitations, projections et quelques surprises que nous préférons encore garder au générique." Publication majeure dans l'actualité du cinéma, cette campagne est soutenue par de nombreux comédiens, réalisateurs et producteurs, tels que Pierre Niney, Virginie Efira, Alexandre Astier, Claude Lelouch, Dimitri Rassam, Marina Foïs ou encore Dany Boon. "Joignez-vous au mouvement. Nous avons aussi besoin de vous. En participant à cette campagne, vous ne faites pas simplement un achat. Vous choisissez de faire vivre une certaine idée du cinéma et de Première : libre de ses choix, de ses goûts et de ses désaccords sur le cinéma et les séries."
"Première" annonce que ce financement permettra "la création de nouveaux contenus" et le "développement de formats éditoriaux" ainsi que de "nouvelles expériences autour du cinéma" et "la valorisation et la transmission des archives", le tout saupoudré d'une interaction approfondie avec les lecteurs. Le magazine culturel n'est pas la première publication à mettre son destin entre les mains de ses lecteurs. Récemment, Élisabeth Lévy avait lancé un appel aux dons pour son pure-player "Causeur". Cela avait été également le cas d'Hugo Clément, qui avait appelé les internautes à s'abonner à son média d'investigation "Vakita" pour lui permettre de continuer à vivre.
