La façade du château, l'escalier, une salle vide ou encore la terrasse. C'est ce que voient parfois, pendant plusieurs minutes, les abonnés au live de "Star Academy". Comme chaque saison depuis le retour du télé-crochet culte sur TF1, il est possible de suivre en direct depuis dimanche dernier les aventures des académiciens grâce à un abonnement à TF1+ Premium, ou, c'est une nouveauté de cette année, via le Pass Journée (0,99 €).
Mais sur les réseaux sociaux, certains dénoncent un live "irregardable" et menacent d'annuler en masse leur abonnement. La cause : de nombreuses les coupures à répétition, arrêtant tantôt le son ou montrant une image fixe sans aucun élève. Mercredi, une pétition intitulée "Pour un live Star Academy digne de ce nom !" a été lancée sur Change.org. Elle a déjà dépassé le millier de signatures. Le texte dénonce : "La chaîne live est constamment interrompue (…). Le contenu ne correspond pas aux promesses faites par TF1 et la production."
Invité ce vendredi dans "Culture Médias" sur Europe 1, Jean-Louis Blot, président d'Endemol France, a répondu aux critiques. Interrogé par Thomas Isle sur la multiplication des interruptions, il explique les coupures en raison des obligations légales strictes auxquelles l'émission est soumise. "Il y a beaucoup de raisons à ça. On ne peut pas citer de marque, par définition, donc s'ils disent avoir envie d'un burger dans leur restaurant favori, on est obligé de couper", explique-t-il, assurant qu'un "tout petit délai" est mis en place pour permettre la maîtrise de l'antenne.
Autre raison, lorsque les élèves évoquent leurs proches : "On ne peut pas citer de personne. C'est-à-dire, qu'on ne peut pas parler de sa voisine, de sa cousine, etc. C'est assez complexe, parce qu'on n'a pas l'autorisation et ce n'est pas quelque chose de notoriété publique. Donc ça aussi, on est obligé de couper." À ceux qui soupçonnent la production de vouloir garder des "surprises" pour la quotidienne ou le prime, Jean-Louis Blot se veut catégorique : "Non, non, ce n'est vraiment pas lié à ça. C'est une réglementation très simple sur laquelle nous sommes précautionneux."
À ses côtés, Karima Charni, co-animatrice et ex-candidate emblématique de la saison 4, a rappelé qu'en début d'aventure, les élèves racontent beaucoup leur vie privée : "On est en première semaine, donc ils apprennent à se découvrir, ils se racontent leur vie. Pour l'avoir vécu, je peux vous le dire, vous parlez de votre sœur, de votre père, etc." "Oui, il y a un paquet de choses qu'il faut couper", confirme Jean-Louis Blot. Puremédias vous propose de visionner la séquence ci-dessus.
Ces contraintes ne sont pas nouvelles. Mathieu Vergne, président de DMLS TV (Banijay), co-producteur du programme, expliquait déjà la saison dernière dans "Média+" : "Il y a deux aspects importants : la maîtrise de l'antenne, en tenant compte des nombreuses contraintes imposées par la loi française, et la prudence" . Et d'ajouter : "En cas de doute, nous optons pour la précaution même si nous cherchons constamment à améliorer l'expérience des utilisateurs".


















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