Les fidèles de France 5 ont eu une bien mauvaise surprise cet été. Au début du mois d'août, ils apprenaient la suspension de la diffusion du magazine de débats "C dans l'air" pour deux semaines... une grande première, qui avait suscité beaucoup de mécontentement. Jusque-là, l'émission de débats présentée en début de semaine par Caroline Roux et à partir du jeudi par Aurélie Casse était diffusée toute l'année, même les jours fériés. Mais cela, c'était avant que France Télévisions ne soit confrontée à de grosses restrictions budgétaires.
Interrogé par le médiateur de France Télévisions, le directeur des antennes et des programmes de France Télévisions Stéphane Sitbon-Gomez a confirmé la raison de cette suspension momentanée du programme. "[C'est une décision] totalement budgétaire. Moi je le dis, je préfère rediffuser qu'arrêter une émission, a-t-il assuré. Je préfère mettre en pause une émission, ça coûte de l'argent tous les jours... Et je comprends totalement les téléspectateurs qui se sont indignés de ça parce qu'il n'y a que deux émissions qui étaient là 365 jours par an : 'Télématin', c'est toujours le cas et j'espère que ça va le rester, je vais tout faire pour, et 'C dans l'air'".
Stéphane Sitbon-Gomez a opté pour cette suspension plutôt que sur un arrêt définitif de l'émission, dans un contexte économique particulièrement difficile à France Télévisions : "On a été obligés de prendre cette décision, mais moi, je préfère faire des économies en faisant une pause de 3 semaines plutôt que d'arrêter une émission. Je vois les réactions, on a parlé de "Vu" et il y en a pas mal d'autres des émissions que l'on a dû arrêter, a rappelé le numéro 2 du groupe audiovisuel public. Si on avait eu les moyens, peut-être que l'on aurait réfléchi davantage, on aurait hésité davantage... Moi, j'adore 'C dans l'air', c'est une émission de référence exceptionnelle. Elle est de qualité toute l'année et je dis aux téléspectateurs et téléspectatrices : je suis désolé, on n'a pas eu l'argent, mais vous pouvez en profiter quand même 49 semaines par an."