Dans quelques jours, Laurence Boccolini fera ses premiers pas en tant qu'animatrice du groupe M6. L'ancienne figure de TF1 et de France Télévisions animera le 19 mai sur W9 le prime "On connaît la chanson", une émission dans la veine du "Grand Blind Test", qu'elle avait autrefois présenté sur la Une. Pour Laurence Boccolini, cette arrivée dans le groupe M6 met un terme à plusieurs mois de doutes et de colère, elle qui a été évincée de France Télévisions à la fin de l'été 2025. Elle avait appris sa non-reconduction brutalement, en découvrant qu'elle n'était plus programmée à la tête des "Enfants de la télé", et remplacée par Faustine Bollaert.
Son départ brutal de France Télévisions, Laurence Boccolini l'a déjà longuement évoqué. Elle s'y est de nouveau replongée à la demande de la journaliste Déborah Grunwald, qui la recevait dans son podcast "Bangerz". "Tu as dit quelque chose qui m'a interpellé. 'On nous fait de grandes leçons d'humanité dans le service public mais il faudrait peut-être les appliquer en interne", a débuté la journaliste. "Je ne retire pas un mot à ce que j'ai dit", a répondu Laurence Boccolini, déplorant un "manque d'humanité "de la part du groupe public au moment de son éviction. "En fait, j'ai appris deux jours après [la publication de] la grille que ce n'était plus moi, sans raison. Alors, il faut remettre les choses à plat. Je ne suis pas salariée de France Télévisions mais tu ne peux pas les empêcher de te dire 'C'est plus vous'. C'est le jeu. Mais par contre, il y a des lois qui doivent être respectées. C'est à dire que cela faisait 6 ans que j'étais là. Donc, ça aurait du être 3 mois avant. En avril, on aurait dû me dire 'écoute Laurence, ça va être quelqu'un d'autre, pas besoin de te dire qui, tu n'as pas à le savoir'. Parce que ça m'aurait laissé le temps un, de me retourner, deux de dire 'non, je m'en vais, je profite du prochain mercato' ou 'oui ok qu'est-ce que vous me proposez ? Je reste !'. Mais quand c'est fait deux jours avant la sortie de la grille, sans raison, que tes audiences étaient formidables et que tu n'as aucun problème, tu ne peux pas te retourner. Ça te met dans une situation de dépendance. C'est très malin ! Ça t'oblige à accepter les faits."
Laurence Boccolini poursuit : "Je l'avais déjà un peu tâté le manque d'humanité dans cette maison, mais là ce qui me dérangeait beaucoup c'est [qu'ils] se gargarisent avec la parité, la sororité, l'égalité, l'humanité.... De quoi on parle ? Tu es gentil , on te vire comme un chien et ensuite on te demande d'accepter ce que l'on va te proposer parce que tu n'as pas le choix ! Ça ne marche pas comme ça. C'est pas la loi du travail. Ça m'a beaucoup choqué ce manque d'humanité, et je dois dire que je ne suis pas la seule. Je ne suis pas un cas isolé. C'est beaucoup de gens dans cette maison qui sont en grande souffrance." Patrick Sébastien, Olivier Minne ou encore Samuel Etienne ont par exemple déjà évoqué ouvertement leur déception par rapport au comportement des dirigeants du groupe public.

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